L'objectif de ce chapitre est d'illustrer la diversité des conditions de site et des structures élaborées, ainsi que de privilégier les échanges inter-sites d'expériences de terrain. Ainsi, les documents présentés devraient permettre aux gestionnaires de dégager des éléments théoriques et techniques adaptables à leur cas particulier.
Les 12 études de cas (tableau 1) ont été choisies parmi les réponses à l'enquête nationale. Elles sont numérotées et classées selon leur nature: structures enterrées (n°1) ; structures au sol ou peu surélevées (n°2, n°3, n°4, n°5) ; structures surélevées (n°6, n°7, n°8, n°9) ; miradors (n°10 et n°11); palissades (n°12). Chaque structure fait l'objet d'une fiche, illustrée par un ou plusieurs clichés et suivie des plans, qui présente, dans l'ordre d'apparition sur la fiche :
- le lieu d'implantation et le statut de l'espace ;
- la nature de la structure, sa capacité, son coût, son année de réalisation, ses particularités, et le milieu dans lequel elle est implantée ;
- les objectifs initiaux de l'aménagement ;
- ses caractéristiques techniques : configuration, dimensions, matériaux utilisés, aménagements intérieurs, nature et coût d'entretien, modalités d'utilisation et fréquentation ;
- un bilan et divers commentaires, établis par les gestionnaires de la structure ;
- un encart spécial présentant l'informateur (personne à contacter pour obtention de l'accord d'utilisation des documents reproduits dans la brochure), l'organisme gestionnaire, le propriétaire, le maître d'oeuvre et le maître d'ouvrage ;
- les plans de l'observatoire, accompagnés d'un ou plusieurs documents photographiques et parfois de schémas de principe ;
- le devis lorsqu'il est disponible.
La sélection des expériences a été établie avec pour objectif premier de présenter une panoplie de structures aussi complète que possible, illustrant les grandes classes d'observatoires : observatoires enterrés, au sol, sur pilotis, miradors, ou encore palissades. Afin d'y répondre, les critères de sélection ont tenu compte en priorité de la fonctionnalité et de l'originalité de la structure, de sa configuration , de la nature et de la qualité des documents disponibles (plans, photos...), du coût et de l'année de réalisation, enfin du public et des espèces ciblés par l'aménagement. Un dernier critère de choix prenait en compte le souci d'intégration paysagère. Toutefois, la qualité architecturale d'une structure d'observation peut être bonne, tandis que son intégration dans le milieu laisse à désirer. Les expériences présentées, même si elles ne sont pas toutes irréprochables, permettent d'enrichir la réflexion et ont été présentées à ce titre. Enfin, les clichés d'illustration, parfois pris immédiatement après la construction de la structure, avant même que les aménagements paysagers n'aient été menés à terme, peuvent fausser l'appréciation visuelle.
L'objectif de ce chapitre est de fournir des éléments techniques et financiers permettant de procéder à l'élaboration concrète du projet (configuration, dimensions...) et aux choix techniques adaptés à chaque cas (matériaux, techniques de construction, coûts...). Les points fondamentaux communs à tous les observatoires sont regroupés sous la forme de "12 règles d'or" auxquelles le gestionnaire pourra se référer à tout moment. Les aspects techniques concernant les aménagements intérieurs, les matériaux, les traitements du bois, les modes de construction, les règles de sécurité, etc., sont ensuite détaillés plus particulièrement.
Certains gestionnaires devront suivre une procédure réglementaire et administrative qui dépend du statut foncier ou de protection de l'espace. Ces procédures standardisées font l'objet d'une présentation succincte à la fin du chapitre. Dans un souci d'aide à la planification budgétaire des équipements, un tableau récapitule les coûts respectifs de chacune des structures pour lesquelles nous avons reçu une réponse (fiche d'enquête remplie et complète) : les différences de prix de revient qui apparaissent sont brièvement justifiées, dans la mesure toutefois où nous ont été fournies les précisions nécessaires à une analyse comparative des différents produits de même type.
Enfin, le chapitre débouche sur 4 fiches techniques "Observatoires clés en main" (chapitre 4).
Les Fiches Techniques présentent des observatoires "standard", dont la structure de base est reproductible et adaptable à la majorité des sites d'implantation. Les observatoires décrits sont de 4 types:
Les structures simples, réalisables en régie (ou Kit partiel), ont été volontairement privilégiées. Il s'agit dans tous les cas d'observatoires réels.
Pour chaque Fiche Technique, sont donnés :
- la liste des matériaux nécessaires, leur quantité et les sections des bois
- le coût
- les plans de la structure telle qu'elle a été réalisée
Il s'agit de structures de référence. Elles sont représentatives d'un niveau de qualité exemplaire, en raison du sérieux apporté dans leur construction (résistance, durabilité), leur fonctionnalité vis à vis du site, des espèces et du public auxquelles elles sont destinées, le choix de matériaux et de traitements compatibles avec des impératifs de protection de l'environnement, et l'effort d'intégration paysagère qui a accompagné leur implantation dans le milieu naturel. A ce titre, elle peuvent être adaptées à tout site naturel, les adaptations, nécessaires au cas par cas, étant laissées entièrement au libre' arbitre des futurs maîtres d'oeuvre et maîtres d'ouvrage.
A VOS MARTEAUX !
Localisation : RESERVE NATURELLE DE BEAUGUILLOT
Manche
| Structure : Enterrée, fermée | |
| Capacité: 10 | |
| Coût TTC : 35 000 F., MO comprise | Année de réalisation : 1993 |
| Particularités : non modulable, non démontable, | |
| Milieu : bordure de pairie inondable | |
Objectifs de l'aménagement :
Augmenter la capacité d'accueil à l'observatoire pour :
- augmenter le confort d'observation
- favoriser la quiétude des oiseaux
Démarche :
- accueil de groupes réduits (10 personnes)
- rendre la structure accessible aux personnes à mobilité réduite
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CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Dimensions ; Configuration de la structure
Configuration : hexagonale dont 3 faces sur un côté, et couloir (chicane) d'accès
Longueur : 4m50 Hauteur à l'avant et à l'arrière : 2m30 (encastré dans la digue)
Largeur: 3m50 Surface utile : env. 16m2
Matériaux
Entièrement réalisé en traverses de chemin de fer (ép. env. 30cm) scellées dans une base en béton
Support : base béton
Plancher : cimenté, avec accès personnes à mobilité réduite
Recouvrement de toiture: traverses de chemin de fer recouvertes de bâches plastiques + recouvrement de terre & sable au-dessus
Traitements spéciaux : goudron sous pression
Aménagements intérieurs
Bancs : aucun
Accoudoirs d'observation : aucun
Ouvertures d'observation : 4 meurtrières d'observation à clapet bois, de longueur 1 m et de largeur 30cm
Répartition des ouvertures d'observation : 2 sur la façade principale, et 1 de chaque côté
Couloir (chicane) d'entrée
Vitrines d'information
Entretien
Balayage hebdomadaire
Particularités
Modalités d'utilisation : accessible à tous en visite libre
Utilisation : très utilisé, augmentation sensible de la fréquentation (bilan non réalisé à ce jour)
BILAN
Points forts : bonne intégration au site, robustesse, originalité
Points faibles : dimensions trop faibles à l'avenir si la fréquentation augmente
Cet observatoire remplace une installation beaucoup plus petite, peu confortable, et représentant une source de dérangements importante pour l'avifaune en raison de l'afflux croissant des visiteurs. Sa localisation tient compte de l'accessibilité offerte par le site (routes et cheminements), de la présence d'une forte concentration d'oiseaux (découverte de l'avifaune par le public dans de bonnes conditions d'observation), et de l'orientation par rapport au soleil (les façades d'observation sont orientées vers le nord). Son intégration paysagère est parfaite, la structure étant totalement encastrée dans la digue et recouverte de terre. De plus, il s'agit d'une structure peu coûteuse et qui peut être facilement réalisée en régie.
En outre, cette structure peut constituer une première étape vers l'aménagement global de la zone (Réserve Naturelle de Beauguillot et Polder Communal) en faveur d'un tourisme de découverte, dont le projet s'ébauche.
L'utilisation des traverses de chemin de fer comme matériau de construction confère à la structure une robustesse inégalable, qui répond parfaitement aux conditions de milieu extrêmement difficiles auxquelles les structures enterrées sont confrontées (hygromorphie du sol, ruissellement, poids de la terre sur la toiture ... ). Sa durée de vie est estimée à 30 ans. Le sol en dur (ciment) rend la structure confortable, propre (pas de boue), silencieuse par rapport à l'option "plancher en bois", donc parfaitement adaptée à l'accueil du grand public. Cette technique est également utilisée dans le cas d'observatoires au sol (Réserve Naturelle des Marais de Bruges par exemple).
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | JF. ELDER | Fondation de Beauguillot - 50 480 Ste MARIE du MONT tel : 33.71.56.99 |
| Gestionnaire | Fondation de Beauguillot - 50 480 Ste MARIE du MONT | |
| Propriétaire | Etat | |
| Maître d'oeuvre | Association Vert Bocage - 14401 BAYEUX cedex | |
| Maître d'ouvrage | RN de Beauguillot/EDF/PNR des Marais du Cotentin et du Bessin | |
D'après les documents "Observatoires de Faune standards" publiés par la RSPB (Royal Society for the Protection of Birds - The Lodge - SANDY - Bedfordshire SG19 2 DL.
LISTE DES MATERIAUX POUR UN OBSERVATOIRE DE 5m40 x 2m10 (15 PERSONNES)
Toiture
Couverture en onduline verte, clous et rondelles spéciaux. 11 m de polystyrène expansé pour la jointure entre la tôle ondulée et les parois avant et arrière de l'observatoire.
Boiseries
toutes les boiseries (sauf clapets et moulures) doivent être exemptés de noeuds de bois
Montants principaux (bois traité)
- 5 montants de section: longueur : 2m40 ; section 72x72 mm
- 4 montants de section: longueur: 2m10; section 72x72 mm
Châssis (bois non traité) : longueur totale nécessaire : 66 m; section : 51x72 mm
Casse secondaire (bois non traité) : longueur totale nécessaire: 66 m; section: 51x51 mm
Clin (bois traité) : surface à couvrir: 30,2 m2
Bancs : longueur totale nécessaire: 5m40; largeur : 30cm; épaisseur : 37 mm
Accoudoirs: longueur totale nécessaire: 5m40; largeur: 30cm; épaisseur: 25mm
Moulures semi-circulaires: longueur totale nécessaire: 2m44; largeur : 12mm;
Clapets (fenêtres) : contre-plaqué extérieur de 12mm pour 7 clapets => un panneau de 1 m80x90cm
Verre
2 morceaux de 90cm x 20,3cm en 5mm d'épaisseur
Gouttières
5m70 de gouttières semi-circulaires avec attaches, et 1 m80 de gouttières de descente
Quincaillerie
clous galvanisés, 101 mm ; 72mm ; 37mm ; et attaches de 25mm pour moulures
7 paires de gonds pour les clapets des fenêtres avec vis de 51 mm
1 paire de gonds pour la porte avec vis de 101 mm
COUT APPROXIMATIF
D'après une réalisation de la Ligue pour la Protection des Oiseaux en 1983 (inflation annuelle estimée à 6%) :
| Fournitures : | 18 000F |
| Main d'oeuvre de fabrication : | 11 000F |
| Transport et pose : | 6 000F |
| Total TTC: | 35 000F |
| Plans de réalisation de la structure et dimensions |
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| Principe d'un observatoire modulaire (source RSPB) |
Le module de base proposé (section de 3,60\11) suffit pour accomoder confortablement 6 observateurs. La longueur de l'observatoire peut être n'importe quel multiple de ce module de base. La surélévation de la structure par rapport au niveau du sol doit être au minimum de 76cm (le plancher ne doit pas reposer sur le sol).
Matériaux :
- murs : montants traités en autoclave, de section 38x50ml11, espacés de 600nun (de centre à centre) ;
- recouvrement des façades : c1ains travaillés ou voliges de 19x 150mm posées à clain (horizontalement), bois traité en autoclave ;
- toit : plaques d'onduline fixées sur des montants de section 38x50mm espacés de 600mm (de centre à centre) ;
- plancher : linteaux de 19mm épaisseur;
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Les conseils suivants sont des points incontournables. Gardez-les en tête !
Un observatoire de faune doit être perçu comme un outil de valorisation du patrimoine
Un observatoire de faune doit être fonctionnel
Un observatoire de faune doit être compatible avec les autres équipements du site
Un observatoire doit être évolutif
Un observatoire doit remplir une fonction biologique
L'implantation d'un observatoire dans un site va avoir plusieurs implications d'ordre biologique technique et financière : risques de dérangement de la faune liés à la structure ou à son accès, insertion visuelle réussie dans le milieu d'accueil, fonctionnalité pour les utilisateurs, adaptabilité par rapport à l'évolution de la fréquentation, budget à court terme pour la réalisation de l'aménagement, budget à long terme pour couvrir les frais d'entretien et l'assurance, etc.
Aussi, un observatoire de faune doit remplir simultanément une fonction de valorisation, d'accueil, et biologique.
1.1.1 UN OBSERVATOIRE DOIT ETRE PERÇU COMME UN OUTIL DE VALORISATION DU PATRIMOINE
Il permet la découverte privilégiée d'un milieu, des espèces animales qui le fréquentent, et d'un paysage. La distance entre l'objet observé et l'observatoire engendre un mode de perception différente chez l'observateur: l'approche sensible sera favorisée par la proximité, la compréhension et la lisibilité par l'éloignement.
La structure ne doit pas représenter une intrusion visuelle dans le paysage et doit en respecter les lignes de force et les couleurs : en milieux ouverts (marais littoraux, situation dunaire .. . ), on choisira préférentiellement une structure basse, peut-être même enterrée si les conditions d'hygromorphie du sol le permettent; en milieux semi-fermés (marais boisés, clairières, milieux bocagers ... ), la structure, haute ou basse, pourra être située en lisière de haie ou de bosquet ; d'une manière générale, on respectera au mieux l'architecture traditionnelle locale notamment dans le choix des matériaux de recouvrement des toitures ....
Ainsi, les principaux critè res de perception visuelle sur lesquels l'accent devra être mis comprennent l'aspect général de la structure (massif, léger, fl uide), sa cou leur (sombre ou claire selon la luminosité ambiante), sa hauteur (plus ou moins importante en fonction des caractéristiques du paysage), les matériaux utilisés pour sa construction (utilisez des matériaux natu re ls tels que le bois ou la brande, mais évitez ceux qui choquent par leur couleur ou leur texture, comme les tôles ondulées grises), son homogénéité (évitez l'utilisation de matériaux hétéroclites tels que bâches plastiques, fe rrailles, ficelles, et autres matériaux de récupération), enfin son environnement immédiat (l'observatoire doit être conçu en continuité avec la végétation et la topographie natu re lle du site: observatoire encastré dans 0 U contre une digue ou un talus, dans une lisière ou un bosquet, son sommet ne dépassant jamais la ligne d'horizon).
1.1.2 UN OBSERVATOIRE DE FAUNE DOIT ETRE FONCTIONNEL
Il doit être adapté au public auquel il est destiné, offrir un confort d'observation aux visiteurs, et respecter les normes de sécurité. La distance séparant le point d'accès (parking) et la structure d'observation doit être particulièrement courte pour les enfants et le grand public en visite libre (100m ou moins jusqu'au premier poste d'observation, 200m entre les observatoires répartis le long du parcours) et le sentier doit être facilement praticable en tous temps. En revanche, la distance entre le point d'accès et l'observatoire revêt peu d'importance pour un public de spécialistes.

Pour les visites guidées, cette distance peut être légèrement majorée. Lorsque l'observatoire s'intègre dans un circuit de découverte grand public, il est possible de prévoir un cheminement de 1 à 3 km. A titre d'exemple, le Parc Ornithologique du Marquenterre propose 3 parcours de longueur 1 km, 4 km et 5 km jalonnés de postes d'observation, qui sont presque également fréquentés par les visiteurs.
Il sera utile de prévoir une zone de regroupement juste avant un observatoire destiné à l'accueil de groupes d'enfants : cet espace permettra à l'animateur de faire le point et les dernières recommandations avant de pénétrer dans l'installation, dont la capacité dans ce cas doit être impérativement de 1 classe.
L'accueil d'un public plus spécialisé peut requérir la création d'aménagements spécifiques : emplacements spéciaux fauteuils roulants et largeur des portes, carrossabilité des sentiers d'accès pour les personnes à mobilité réduite, emplacements pour l'observation debout à la longue-vue, ouvertures "spécial-photographe", dimensions et étanchéité suffisantes pour permettre de dormir sur place (animations crépusculaires, suivis scientifiques).
Le confort d'observation est obtenu de diverses manières: surélévation de la structure dans les zones humides ou en milieu fermé ou semi-fermé ; souci d'étanchéité de la structure vis-à-vis du vent, de la pluie et du froid en particulier dans les régions où la météo se montre peu clémente (structure fermée, fenêtres étanches, vitrées, étanchéisation des jointures à l'aide de polystyrène expansé ... ) ; conception adéquate des équipements intérieurs (hauteurs des fenêtres, des accoudoirs, des bancs ... ) ; absence de vibrations du plancher rendant impossible l'observation (faible espacement des entretoises).
Enfin, certaines conditions de sécurité doivent être respectées, comme la résistance du plancher, la présence de 2 portes pour les observatoires à grande capacité, ou d'une porte anti-panique, la réalisation d'un escalier d'accès avec main courante plutôt qu'une échelle ...
1.1.3 UN OBSERVATOIRE DE FAUNE DOIT ETRE COMPATIBLE AVEC LES AUTRES EQUIPEMENTS DU SITE
Sur un circuit comportant plusieurs observatoires, leur capacité doit être au moins supérieure ou égale à la taille des groupes accueillis. Tous les observatoires d'un même parcours doivent avoir une capacité minimum commune. Cependant, la capacité de l'un des observatoires peut être supérieure si on juge que les visiteurs auront tendance à y stationner longtemps (donc plus d'observateurs simultanément).

Portez une attention particulière à la répartition des points d'observation: le long d'un circuit, les observatoires doivent être répartis de façon aussi homogène que possible. La distance entre l'observatoire et le point d'accès, ou entre les observatoires, peut être dissuasive (volontairement ou non). Lorsque la distance séparant deux postes d'observation est trop importante, il devient approprié de mettre en place un point d'attention (panneau d'information, borne ... ) afin de remotiver l'esprit de découverte du visiteur: la distance idéale est d'environ 200 à 300m entre les postes d'observation.
1.1.4 UN OBSERVATOIRE DOIT ETRE EVOLUTIF
L'ensemble des équipements d'accueil doit être planifié et budgétisé en prenant en compte l'évolution du site, et les priorités de gestion du public et biologiques : évolution de l'importance relative du site (biologique ou pédagogique) par rapport aux autres sites "ressource" régionaux, variation subséquente de la fréquentation, du public et de ses attentes.
Pensez "visiteurs" :
Ne sous-estimez pas la capacité de l'observatoire: après un temps de fonctionnement, la fréquentation sera accrue. On pourra envisager, dans certains cas, la réalisation d'un observatoire modulable et/ou démontable (Fiche Technique n°1), permettant d'y ajouter une extension (intensification de la fréquentation) ou de le déplacer (zones soumises aux crues .. . ).

Pensez "espèces" :
Gardez en tête l'évolution biologique de votre site: de nouveaux emplacements pourront s'avérer opportuns en fonction de la gestion des milieux, de l'importance des facteurs naturels, de l'évolution du statut foncier (zones de préemption) ou du statut de protection.
Pensez "budget" :
Planifiez les équipements futurs pour éviter les investissements financiers supplémentaires: en règle générale, une subvention sera plus facilement accordée à un projet d'ensemble cohérent plutôt qu'à plusieurs "petits" projets diffus.
1.1.5 - UN OBSERVATOIRE DOIT REMPLIR UNE FONCTION BIOLOGIQUE
Un observatoire ne doit pas être une source de dérangements: si la distance entre les espèces animales et l'observatoire est insuffisante, l'insonorisation de la structure devra être performante. Idéalement, toute structure d'accueil devrait être implantée en dehors des zones sensibles et les cheminements qui y mènent doivent les éviter.

Dans certains cas particuliers, l'implantation d'un observatoire est une solution apportée à un problème de surfréquentation (et dérangements induits) déjà existant sur le site. C'est le cas par exemple de l'observatoire de la Réserve de l'Ile de la Platière (voir étude de cas n°9). L'objectif de l'aménagement peut également être d'ouvrir un site au public en vue d'en préserver un autre plus intégralement.
Etablir un état initial
Se fixer des objectifs à long terme
Choisir l'emplacement définitif de la structure
Concevoir la structure
Afin qu'une structure d'observation réponde fidèlement aux fonctions définies précédemment, il est indispensable de mener une réflexion à l'échelle du site, et dans son contexte socio-économique. Pensez à intégrer à la fois les données biologiques (valeur patrimoniale, sensibilité, capacité d'accueil en terme de public, accès), les données humaines (fréquentation initiale du site et impact, potentialités touristiques et d'animation ... ) et une extrapolation de l'évolution des besoins des visiteurs à long terme. Cet état initial vous permettra de dégager les objectifs relatifs au public et au site, et de planifier l'ensemble des équipements futurs. La conception de l'observatoire en tant que structure architecturale peut ensuite être amorcée.
Cette réflexion complexe doit être intégrée au plan de gestion dans le cas d'une réserve naturelle. Le cas échéant, prévoyez un plan d'interprétation, outil de planification plus "léger", qui vous permettra de synthétiser les différents éléments du puzzle au sein d'un même document et d'en dégager la cohérence.
L'état initial consiste à lister les facteurs naturels et humains ayant une influence sur le site, puis à évaluer leur impact et les implications à court ou long terme.

La première étape est un rappel 1) du statut foncier de l'espace d'implantation de l'observatoire (privé, communal, domaine de l'Etat. .. ) ; 2) du statut de protection de ('espace (Réserve Naturelle ou Réserve Naturelle Volontaire, Réserve de Chasse, Site Classé/Inscrit, Arrêté de Biotope, Parc Naturel Régional, Parc National. .. ) ; 3) des mesures réglementaires qui s'appliquent à cet espace (restriction de l'accès, cueillette ... )

Ces besoins peuvent avoir diverses origines, comme par exemple :

A chaque type de public est associée une demande particulière en terme d'équipements : pour l'accueil du grand public, le choix se portera plutôt sur une structure bien insonorisée, permettant la découverte d'espèces "faciles à observer" (anatidés, ardéïdés, grands mammifères .. . ). Le sentier d'accès doit être facilement praticable, court (en particulier pour les visites libres), situé en dehors des zones sensibles, bien camouflé, et accessible depuis un axe routier proche. Un public de scientifiques et de naturalistes requerra une structure équipée pour l'observation à la jumelle et à la longue-vue. En contrepartie. la distance entre le point d'accès et l'observatoire importe peu. L'accueil de scolaires rend indispensable la création d'une structure de capacité 1 classe.

Ces caractéristiques permettront de décider, par la suite, du lieu exact où sera implanté l'observatoire, de son orientation par rapport au soleil, des cheminements d'accès, et enfin des équipements annexes éventuels (platelages d'accès, camouflage des sentiers, surélévation de l'observatoire ... ).

Cette évaluation indispensable, permet de prévoir, à long terme, l'ensemble des aménagements et des équipements (capacité des observatoires, cheminements plus longs ou plus courts, observatoires supplémentaires, panneaux d'information ou de rappel de la réglementation en vigueur. .. ).
1.2.2 - SE FIXER DES OBJECTIFS A LONG TERME
Une fois les éléments de l'état initial rassemblés, le gestionnaire doit se fixer des objectifs précis, relatifs : - au public ciblé par les aménagements et les équipements - à la capacité d'accueil du site en termes de fréquentation par le public - à l'observatoire lui-même (capacité, type d'approche naturaliste et paysagère) - à son implantation dans le site (intégration paysagère ... ) - à l'intégration de l'équipement dans son contexte (sentier d'interprétation, réseau de sites "ressource" à l'échelle régionale, contexte socio-économique communal ... )
Des objectifs vont découler :
Ces modalités deviendront les éléments décisifs pour la conception architecturale de l'observatoire et principalement dans le choix de son emplacement.
1.2.3 CHOISIR L'EMPLACEMENT DEFINITIF DE LA STRUCTURE
L'emplacement définitif du (des) observatoire(s) est choisi à partir 1) d'un zonage des secteurs propices à l'implantation de l'observatoire ; 2) des possibilités de cheminement dans le site ; et 3) des scénarios d'évolution mis en évidence.
En règle générale, la structure, implantée à l'abri des vents dominants, devrait être réalisée en continuité avec la végétation, un talus ou une digue, en lisière de bosquet. La façade principale d'observation ne doit jamais être orientée vers l'est ou l'ouest (observation impossible à contre-jour). Une légère surélévation, indispensable en zone humide inondable, offre souvent une meilleure qualité d'observation (les oiseaux notamment semblent d'autant plus en confiance que la structure est surélevée) : cette surélévation peut être obtenue soit par la réalisation d'une structure "sur pilotis", soit en plaçant l'observatoire sur un promontoire naturel (à mi-pente d'une digue ... ).
L'accès à l'observatoire doit faire l'objet d'une réflexion particulière : une structure, aussi bien insonorisée soitelle, ne permettra jamais la découverte des espèces animales si l'accès qui y mène est trop visible ou trop bruyant, et provoque l'inquiétude ou la fuite des animaux avant même que les visiteurs n'aient pénétré dans l'installation. La création d'un sentier peut également provoquer le morcellement du territoire de certains grands mammifères.
D'un point de vue pratique, l'accès à l'observatoire, bien dissimulé, doit tenir compte des zones sensibles du point de vue de la faune et de la flore, de l'inondabilité, de la distance séparant l'installation du point d'accès le plus proche, de la proximité d'un centre d'accueil nature -même s'il ne s'agit que d'un projet-, des possibilités de liaison à un réseau de sentiers de découverte ou de randonnée, et des possibilités de découverte du site pour un public averti où non.
Les caractéristiques biologiques, physiques et paysagères de l'emplacement choisi, ainsi que d'éventuelles contraintes extérieures (vandalisme, pression de chasse ... ), déterminent le type de structure nécessaire (au sol, sur pilotis ... ), sa configuration (orientation, géométrie, nombre de façades d'observation... ), les équipements d'accès nécessaires (platelages, tunnel d'accès et de camouflage.), et les opérations de nature à favoriser ou accélérer l'intégration paysagère de l'installation (plantations, gestion favorisant le développement d'une roselière ou d'un type particulier de végétation, retalutage de digue... ).
Les modalités d'utilisation et le public ciblé déterminent, quant à eux, le choix de la nature des aménagements intérieurs (bancs, accoudoirs d'observation, modules de panneaux pédagogiques ... ), de la capacité de l'observatoire (nombre de personnes observant simultanément), et de la nature des équipements annexes (plans inclinés handicapés... ).
Localisation :
PARC ORNITHOLOGIQUE du MARQUENTERRE
Baie de Somme (Picardie)
| Structure : Au sol, Partiellement fermée | |
| Capacité: 50-60 | |
| Coût TTC : 60 000 F. | Année de réalisation : 1991 |
| Particularités : modulable, non démontable, ![]() | |
| Milieu : sur dune, bord de lagune/mer | |
Objectifs de l'aménagement :
- permettre au grand public d'observer les oiseaux (parfois mammifères) en tenant compte de la fréquentation intensive du site (>100 000 visiteurs par an)
- intégrer l'équipement au réseau de sentiers aménagés sur le site (petiUgrand parcours)
Démarche :
- choix de l'emplacement de la structure en fonction du comportement des oiseaux: jamais de poste là où ils ne sont pas visibles/interprétables pour le public : les aménagements de milieu sont effectués avant la construction des postes et selon les espèces présentes
- structure éloignée des oiseaux, bien intégrée ; camouflage renforcé des sentiers d'accès
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| Photo 2 : Vue d'ensemble du poste 4 situé sur le parcours d'observation (grand public en visite libre) ; remarquer les plantations d'oyats permettant la stabilisation de la dune blanche en avant de l'observatoire - Parc Ornithologique du Marquenterre (Association Marquenterre Nature) cliché : E. Champion, LPO |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
Configuration en 1 bloc rectangulaire, entrées non matérialisées par des portes
Longueur : 25m Hauteur totale : 3,5m
Largeur : 4m Surface utile : 100m2
Matériaux
Support/charpente/façades : pin lariccio (scieries du Domaine du Marquenterre)
Toiture : feutre bitumé sur bardage bois (pin lariccio) Sol : sable (pas de plancher) et bidim (
)
Traitements spéciaux : pin traité aux sels de cuivre
Aménagements intérieurs
Bancs fixes : bancs de "repos" disposés contre la paroi opposée à la façade d'observation et 2 bancs d'observation
Accoudoirs d'observation : disposés sur toute la longueur de la façade d'observation
Porte : néant
Entretien
Réparations ponctuelles dues aux tempêtes et coups de vent. Coût non estimé
Particularités
Modalités d'utilisation : accès libre de mars à novembre (présence quasi-permanente d'un guide dans l'observatoire) ; visites guidées en hiver ; la pose de Bidim (géotextile) le long d'une partie du parcours permet aux personnes à mobilité réduite d'accéder à certains observatoires.
Utilisation : 60 000 à 109 000 visiteurs/an
BILAN
Points forts : rapport qualité/prix, taille, solidité, montage rapide et facile (par panneaux)
Points faibles : détérioration rapide du bidim (10 ans)
Modifications qui seront apportées en 93/94 : bancs fixes sous les meurtrières d'observation ; installation du courant ; nommer les postes (noms de RN étrangères ou naturalistes décédés) ; réduction du nombre de meurtrières ; camouflage de l'accès en hiver (absence de végétation)
Ce type d'observatoires rustiques, sans plancher, sans portes et sans fenêtres à clapet, est particulièrement bien adapté à la fréquentation intensive du site par le grand public, évitant ainsi les bruits engendrés par les déplacements et les manipulations de clapets en bois... . Les accès sont totalement camouflés par des plantations de haies buissonantes (Sureaux, Peuplier baumier, Argousiers) et des diguettes de sable.
La durée de vie du bidim (matériau cher) dans ces conditions d'utilisation est de 10 ans, mais dépend largement du taux de fréquentation.
Cet observatoire a été entièrement réalisé en régie, de même que la plupart des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre réalisés avant 1992. En l'absence de plans disponibles et afin de donner une idée globale de la configuration de cette structure, des schémas de principes ont été réalisés en reprenant les dimensions sur le terrain. Il existe 14 postes différents le long des parcours, à capacité et configuration variable. Seuls les plus récents ont été réalisés par des entreprises.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| InformateurS | P. Carruette (responsable pédagogique) et Mr Paul Jeanson (Directeur) | Parc Ornithologique du Marquenterre ; Saint Quentin-en-Tourmont ; 80 120 RUE - tel: 22.25.03.06 |
| Gestionnaire | Association Marquenterre Nature | |
| Propriétaire | CEL | |
| Maître d'oeuvre | Association Marquenterre Nature | |
| Maître d'ouvrage | Association Marquenterre Nature | |
Observatoire réalisé sur la Station de Lagunage de Rochefort sur Mer - Ligue pour la Protection des Oiseaux - La Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT cedex 05.
DEVIS ET MATERIAUX
Le devis correspond au coût de réalisation de la structure en Kit Partiel (fondations et structure lourde réalisées en entreprise, le reste en régie), et prend en compte, en plus de la réalisation de la structure en elle-même, la réalisation d'un platelage de raccordement au platelage d'accès, de 17m de long.
| Matériaux | Nombre d'unités | Prix unitaire | Montant (1991) |
| Busage en béton ferraillé pour ancrage sur plan d'eau 17 buses 30 - 4 buses 015 | 21 m. linéaire | 535,00 | 11 235,00 |
| Structure sapin rouge charpente traité, assemblage par boulons zingués. compris pannes pour toiture et solivage, plancher. bois de 60x180 | 2.9 m3 | 6 188,26 | 17 945,00 |
| Chevron nage intermédiaire pour pose de bardage et châssis PVC | 0,7 m3 | 5 606,98 | 3 924,00 |
| Fourniture plancher sapin blanc, 27x90 | 38 m | 143,76 | 5 462,88 |
| Fourniture et pose châssis PVC marron 8(11 Ox15), 4(90x15), 2(60x20) clair de vitre | 24 620,96 | ||
| Couverture en plaque éternite coloronde ; joint d'étanchéité entre plaques; descente de dalle 2 en PVC marron; fourniture seule | 45 m3 | 8 731,60 | |
| Porte d'accès pleine bois exotique 30 m/m serrure barillet barre anti-panique 185x90 | 1 | 4 849,46 | 4 849,46 |
Quincaillerie pour pose de l'ensemble de la structure en acier zingué, comprenant : pointes 140, 100, 80 ; boulons 14x200, 14x140 ; socles support de poteau ; tire-fond 12x120 ; tige filetée 14 ; sabots pour pose de solivage | 5 446,39 | ||
| Platelage de raccordement sur poteaux en chêne 10x10 traverses chêne 5x15 ; fourniture & mise en place | 10 m. linéaire | 394,95 | 3 949,50 |
| Fournitures de lames de bois exotique pour platelage 32x100; 80 lames de 1,10 m. linéaire | 88 m. linéaire | 56,30 | 4 954,40 |
| Tasseaux pour bordure platelage en bois exotique 30x30 | 20 m. linéaire | 36,50 | 730,00 |
| Fourniture de produit insecticide et stabilisateur de bois anti-bleu par lazure ; 2 couches Forladécor extérieur sur pied de poteau, bardage, et face extérieur plancher + 1 couche Forladécor finition sur bardage + protection des bois intérieurs par insecticide fongicide incolore Xylofor, 2 couches Total | 40 l 20 l 10 l | 82,00 93,00 43,50 | 4 889,25 |
| 10 bancs: h 0.60 L 110 Ig 0.33 sapin | 10 u | 54,43 | 4 544,30 |
| Tablette accoudoir contre-plaqué extérieur 19m/m | 10 u | 323,69 | 3 236,90 |
| Tablette rabattable pour observation à la longue-vue | 2u | 408,72 | 817,44 |
| Mise en place chantier; déplacements ; conseils techniques | 3 650,00 | ||
| TOTAL HT TVA 18 % TOTAL TTC | 100 390,37 18 672,59 119 062,86 |
Prix valables 6 mois ; Devis établi au 03 juillet 1991 par
les Etablissements ROUYER - Menuiserie/Charpente "la grève" - Agonnay
17350 St SAVINIEN
| Plans de l'observatoire |
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Les observatoires de faune peuvent être de plusieurs types et dérivent, pour la plupart, d'une configuration rectangulaire, quoique la créativité de certains architectes ait conduit à la réalisation de structures plus originales (figure 3). Même si certaines de ces structures répondent plutôt à un souci d'esthétisme, la configuration d'un observatoire dépend initialement des conditions du site d'implantation. Les qualités requises pour une telle structure sont :
Facteurs ayant une influence sur le choix de la structure
Avantages et inconvénients des différents types de structure
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| Figure 3 : Exemples d'observatoires de configuration originale (structures réelles) ; de gauche à droite : structure hexagonale (réserve de l'étang de Baerenthal· Moselle), structure pyramidale (réserve du lac du Drennec - Finistère), tour métallique (polders hollandais). |
3.2.1 FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE SUR LE CHOIX DE LA STRUCTURE
Nature et hydromorphie du sol
En zone inondable (marais, bord de lac ou de fleuve ... ), l'observatoire devra être surélevé ("sur pilotis"). Dans la plupart des cas, la réalisation d'un platelage d'accès surélevé est également indispensable. A l'inverse, les sols secs admettent n'importe quel type d'observatoire. De plus, la réalisation d'un plancher, pour les structures reposant directement sur le sol est souvent superflue, ce qui réduit les coûts de construction.
Conditions climatiques
De mauvaises conditions climatiques (pluviosité importante, vents violents, froid hivernal) imposent une plus grande rigueur de construction. Afin de garantir le confort d'observation des visiteurs et la pérennité de l'ouvrage, réalisez une structure fermée, hermétique au vent et à la pluie (doublez les matériaux de couverture à l'aide de polystyrène expansé, utilisez du bois séché en autoclave, etc.), munie de fenêtres vitrées (sur châssis bois, ou fenêtres étanches sur châssis PVC) placées en retrait et inclinées légèrement vers l'intérieur. Les façades d'observation devront être orientées à l'abri des vents dominants. Dans les zones à fortes chaleurs estivales (carrières, régions du sud de la France), évitez les structures trop fermées et de couleur sombre (choix des vernis) ; choisissez un emplacement ombragé ou prévoyez des plantations arbustives ou arborées, réparties également le long des cheminements d'accès ; réalisez des ouvertures supplémentaires pouvant permettre une aération par courants d'air en été (orientation des ouvertures).
Attention à l'utilisation des palissades d'observation (prévoir des éléments de toiture et des paravents sur les côtés) et des miradors, dans les régions très ventées : ces deux types de structures offrent une résistance moindre en raison de leur simplicité (palissades) ou de leur hauteur (miradors). Ils seront facilement arrachés lors des tempêtes et sont inutilisables par vent fort.
Type d'approche favorisée et public
Les structures élevées et les miradors procurent une excellente vue d'ensemble du milieu. Toutefois, "surélévation" ne sous-entend pas forcément "structure sur pilotis" : une structure enterrée ou au sol, implantée en sommet de talus ou de digue, jouera exactement le même rôle. D'après les observations, plus la surélévation est importante, moins les oiseaux réagissent par des mouvements de fuite ou d'éloignement lors de l'arrivée d'observateurs à l'intérieur de la structure : les animaux, en particulier les oiseaux, semblent ne plus "reconnaître" la silhouette humaine.
Si l'aménagement est destiné au grand public en visite libre, n'importe quelle structure conviendra dans la mesure où elle est placée suffisamment en retrait du centre d'intérêt pour éviter les dérangements sonores et visuels de la faune, et que son accès est parfaitement dissimulé. Les enfants sont particulièrement sensibles à la proximité des espèces, mais bruyants : les structures qui leur sont destinées devront être fermées et bien insonorisées.
Intégration paysagère
Afin d'intégrer au mieux un observatoire dans son environnement, vous pouvez jouer sur sa position, sa couleur, sa hauteur, et sa forme. Pensez à le placer en lisière d'un bois, dans un bosquet ou une haie, à mipente. Respectez les lignes fortes du paysage, et évitez notamment les sommets de colline ou de digue ; attention en particulier aux miradors en milieux ouverts et "plats" ! La couleur des matériaux de toiture et du bois a une grande influence sur la perception de la structure par le public : choisissez des matériaux ou des vernis clairs dans les milieux très ouverts (dunes, carrières ... ) mais plus sombres dans les milieux bocagers ou forestiers.
Le tableau 2 indique les dimensions moyennes d'un observatoire rectangulaire fermé, en fonction de sa capacité (nombre de personnes en observation simultanée).
| nombre d'observateurs | utilisation | longueur | largeur | surface utile |
| 1-5 | cas particulier | 6 | 2 | 12 m2 |
| 5-10 | faible fréquentation | 10 | 2 | 20 m2 |
| 10-20 | fréquentation moyenne | 10 | 3 | 30/35 m2 |
| 20-30 | groupe scolaire (1 classe) | 15 | 3 | 45 m2 |
| 30-60 | fréquentation intensive | 25 | 4 | > 50 m2 |
| 1 | emplacement fauteuil roulant | 1 m | 1 m | 1 m2 |
| Tableau 2 : dimensions moyennes d'un observatoire "standard" en fonction de la capacité requise | ||||
3.2.3 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES DIFFERENTS TYPES DE STRUCTURE
Les structures au sol (Etudes de cas n°2 et n°3)
Elles conviennent sur les sites où le sol ne présente pas de caractère hydromorphe (sols secs, sableux ... ) ou qui ne sont pas soumis à des inondations temporaires (pluviosité hivernale, crues...). Dans ce cas, la réalisation d'un plancher n'est pas forcément nécessaire et permettra de réduire le coût global (environ 5 000 F pour 38m2 de plancher en sapin blanc non traité, main d'oeuvre non comprise), ainsi que d'éviter le bruit occasionné par les déplacements à l'intérieur de la structure.

Les structures sur pilotis (Etudes de cas n°4, n°5, n°6, n°7, n°8 et n°9)
Ce sont les seules structures adaptées en zones humides, en bordure d'étang ou de lac, ou sur tout site sujet à des inondations temporaires. La surélévation permet la découverte d'une plus grande étendue paysagère, et il semble, en outre, que les oiseaux se sentent d'autant plus "en confiance" que ta surélévation est importante. Toutefois, les vibrations qui se propagent sur l'eau pourraient les alerter et provoquer leur fuite. De plus, ces vibrations rendent l'observation impossible (image instable). Aussi, réalisez toujours un plancher très stable (faible espacement des entretoises).

Les structures aériennes (miradors d'observation, études de cas n°10 et n°11)
Elles permettent d'appréhender le site de façon globale, et donnent un champ de vision optimum sur les unités paysagères et écologiques qui le composent. Cependant, leur intégration paysagère est difficile, et elles doivent faire l'objet d'une réflexion architecturale poussée. Leur usage reste souvent limité en forêt ou en lisière de bois/haie, à mi-pente d'un talus, etc. Elles sont indésirables en situation dunaire. Dans certains cas toutefois (Pays-Bas ... ), ces types de structures font partie de l'identité architecturale locale (moulins, phares ... ) et ne représentent pas une intrusion visuelle forte.
Les structures enferrées (Etude de cas n°1)
Particulièrement adaptées pour favoriser l'approche sensible, elles offrent une intégration paysagère parfaite et procurent une vision du milieu inhabituelle et originale. Leur réalisation nécessite l'emploi de matériaux spéciaux afin d'assurer leur étanchéité, en particulier dans les zones humides (structure bétonnée pour toute la partie souterraine ... ). Toutefois, un observatoire standard peut être implanté dans une digue haute ou un talus (pas de nappe affleurante), à condition que tous les bois soient traités en autoclave. Au coût de construction de la structure, il faut rajouter les heures de pelle mécanique ou de bulldozer nécessaires pour décaisser préalablement la digue et la retaluter.
Les palissades d'observation (Etude de cas n°12) et les points de vue
Structures légères et peu coûteuses, elles peuvent être utilisées pour matérialiser un point de découverte privilégié, mais sont difficilement conciliables avec l'observation rapprochée de la faune par le grand public (insonorisation inexistante, effets de silhouettes). Cependant, leur fonctionnalité peut être renforcée par la création d'un écran situé à l'arrière (panneau en voliges, brande, ou écran de végétation naturel). Les palissades sont utilisées par exemple sur les vasières et les prés salés, en prolongement d'une haie le long d'un sentier...
Parallèlement, les points de vue permettent de matérialiser, sans contrainte visuelle forte, des points de découverte ou des points d'observation d'oiseaux à distance importante (vision d'ensemble d'une colonie d'oiseaux, de rassemblements importants...).

Dés lors que le type de structure, sa configuration dans l'espace et la nature des aménagements intérieurs et équipements annexes ont été choisis, la conception technique de l'observatoire sera entreprise, et pourra nécessiter l'assistance d'un architecte et/ou d'un paysagiste : dimensions exactes de la structure, réalisation des plans, choix des matériaux et des traitements...
Les procédures administratives dépendent du statut foncier de l'espace (cf. Chap. 3.10 - 3.10.3) : déclaration de travaux ou demande de permis de construire dans le cas des espaces protégés, autorisation Ministérielle ... De plus, dans le cas d'une Réserve Naturelle ou d'un Parc National, le projet devra avoir été préalablement soumis au comité consultatif ou au comité de gestion pour approbation. Ces procédures peuvent être particulièrement longues dans certains cas.
Les demandes de Permis de Construire, la soumission, pour avis simple ou conforme, de l'avant-projet à la Commission Départementale des Sites, à l'Architecte des Bâtiments de France, au CNPN (cas des Réserves Naturelles), nécessitent qu'un plan précis de l'observatoire soit présenté. Ainsi, la phase de budgétisation du projet sera conduite en parallèle. Un devis sera établi par l'entreprise préalablement au démarrage des travaux. Aux coûts engendrés par la réalisation elle-même, viendront se surajouter la main d'oeuvre (entreprise ou régie), ainsi que les coûts des équipements annexes indissociables: équipements accès et aménagements divers, équipements pédagogiques éventuels... " faudra, de plus, budgétiser le coût annuel d'entretien de la structure (peinture, traitements du bois, dégagement de la végétation, main d'oeuvre... ).
La recherche de financements autres que des fonds privés ou publics (communes...) est possible lorsque le projet s'inscrit dans un protocole régional, national, ou international déjà existant: ACNAT "Grues" au lac du Der...
La dernière étape, la construction de l'ouvrage, sera programmée en fonction des conditions de milieu (périodes d'inondation, crues, fortes pluies, sécheresse en terrain argileux à forte rétention d'eau), des cycles biologiques des espèces animales présentes sur le site (périodes de reproduction, hivernage, espèces sensibles ... ) et des disponibilités en main d'oeuvre dans le cas où la construction de l'observatoire est envisagée en régie.
Localisation :
RESERVE DE CHASSE DU LAC du DRENNEC (SIZUN)
Finistère
| Structure : Enterrée, fermée | |
| Capacité: 20 | |
| Coût TTC : 50 000 F., MO comprise | Année de réalisation : 1991 |
| Particularités : non modulable, non démontable, ![]() | |
| Milieu : en bord de lac | |
Objectifs de l'aménagement :
- développer l'observation ornithologique sur le site (diversité et importance de l'hivernage des anatidés)
- développer la valeur pédagogique du site: animations scolaires et de groupes
Démarche :
- structure conçue pour l'accueil d'une classe entière
- accès prévu pour les personnes à mobilité réduite (
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| Photo 4 : Vue d'ensemble de l'observatoire pyramidal - RNC du Lac du Drennec (Parc Naturel Régional d'Armorique) - cliché .- D. Floté, P.N.R.A |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
Configuration en un bloc pyramidal à 4 faces, base carrée
Longueur/Largeur : 6,60m
Hauteur au centre : 4m
Surface utile : 16m2
Matériaux
| Support : semelles et plots (5) en béton coffré | Ossature empoutrement en 205x80mm |
| Solivage en 180x65mm | Plancher : parquet en 205X40mm |
| Arbalétriers en 205x80mm | pannes en 180x65mm |
| Chevrons en 50x50mm | tablettes en 205x40mm |
| Bancs en 205x80mm | Clouages : pointes inox crantées/anticorrosion |
| Parois : couverture par volige 18mm (sapin du nord) posé à clin, avec joints compribandes | |
| Traitements spéciaux : Sapin du Nord traité autoclave (classe 3) ; raboté 4 faces | |
Aménagements intérieurs
Bancs fixes disposés sous chaque ouverture d'observation
Tablettes sous chaque ouverture d'observation, avec rotules de fixation pour télescopes
Ouvertures d'observation : 2 meurtrières à clapet/façade d'observation, 30 cm de hauteur.
Porte : panneaux en contre-plaqué multiplis avec faces bakelisées, posés sur glissière (cadenas de condamnation) + sas avec porte battante (obstacle aux courants d'air)
Vitrines d'information
Entretien
Pose de joints compribandes neufs (durée de vie 3 ans)
Particularités
Modalités d'utilisation : accessible aux seuls visiteurs accompagnés
Utilisation : bilan non établi
BILAN
Points forts : très bien adapté au site; esthétisme et originalité
Points faibles : dérangements de la faune dus aux activités nautiques
La conception de l'observatoire a nécessité l'assistance d'un architecte, ainsi qu'une réflexion globale intégrant les problématiques d'orientation par rapport au soleil et au vent, l'accès, les zones de nidification, et l'intégration paysagère (structure basse plutôt que surélevée ... ). De ce fait, l'observatoire est particulièrement bien adapté au site, aux visiteurs qui l'utilisent et aux espèces (forte concentration d'oiseaux d'eau, principalement les Fuligules milouins & morillons, qui représentent respectivement 60% et 50% de l'effectif total dénombré dans le Nord-Finistère).
L'installation de l'observatoire sur le site ne pouvait être faite que dans une zone bien précise sur la partie sud du lac, étant donnés la trajectoire du soleil, la direction des vents dominants durant la période la plus favorable à l'observation des anatidés, l'absence de site de nidification sensible à cet endroit, et l'accès facile en raison de la proximité d'une zone de stationnement. De plus, il s'agit d'un point stratégique qui englobe une vue panoramique presque sur la totalité du lac.
Avant sa création, la présence d'un observatoire avait paru indispensable compte tenu des demandes d'animations ornithologiques par divers groupes (scolaires, associations, particuliers ... ). La structure a été conçue couverte en raison des nombreuses perturbations météorologiques régionales. La présence de panneaux décrivant les principales espèces fréquentant le lac a semblé un outil pédagogique de base.
L'espace d'implantation est en Réserve de Chasse, classé Site Inscrit, propriété du Syndicat Mixte du Bassin de l'Elorn, et situé dans le Parc Naturel Régional d'Armorique. Malgré ces statuts, les activités nautiques sur le lac représentent une gène importante aux activités pédagogiques et ornithologiques.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | D. Floté | PNR d'Armorique; Ménez-Meur ; BP 35 Hanvec 29460 DAOULAS - tel: 98.21.90.69 |
| Gestionnaire | Association Pêche-Rivières-Environnement - Moulin de Vergraon - 29 450 SIZUN | |
| Propriétaire | Parc Naturel Régional d'Armorique - Ménez-Meur - BP 35 Hanvec - 29 460 DAOULAS | |
| Maître d'oeuvre | Hervé et Marie-Hélène Le Bot (architectes, Brest) | |
| Maître d'ouvrage | PNR d'Armorique | |
Observatoire réalisé sur la réserve naturelle de l'Île du Girard - Fédération de Défense de l'Environnement du Jura - 18, rue de ronde - 39 000 LONS LE SAUNIER.
Cet observatoire de faible coût peut être facilement réalisé en régie. Quelques modifications peuvent être apportées au niveau de la toiture afin d'accroître la durabilité et le confort d'observation. Ces modifications - inclinaison du toit et bardage charpente- sont représentées sur les plans joints.
COUT ET MATERIAUX
| Matériaux | Nombre d'unités | Montant (1991) |
| 6 poteaux EDF | 6 | 240 F |
| 10 chevrons 260x6x8 (cm) | 10 | 240 F |
| 170 voliges 260x20x2.5 (cm) | 170 | 4 000 F |
| Tiges filetées 720x2 de diamètre | 195 F | |
| Ciment 4 sacs | 4 sacs | 200 F |
| 5 kg de pointes tête plate, inoxydable, 10cm | 5 kg | 60 F |
| 5 kg de crosses | 5 kg | 50 F |
| Onduline 15 m2 | 15 m2 | 1 245 F |
| Traitement fongicide env. 15l | 15 l | 700 F |
| Petit outillage (marteau, scie, pioche, mètre ... ) | 1 000 F | |
| Main d'oeuvre env. 160h de travail | 16 000 F | |
| TOTAL TTC | 24 080 F |
NB : les frais de transport des poteaux EDF ne sont pas comptabilisés dans le présent devis
CONSEILS PRATIQUES
Une modification est apportée par rapport à l'observatoire réalisé sur la réserve naturelle de l'Île du Girard (Îlot du Bas) concernant la toiture : les plans de l'observatoire, tel qu'il est réalisé sur la réserve, présentent une structure de charpente quasi inexistante, adaptée à la pose d'une bâche couvrant le toit (durée de vie ~ 2 ans). Afin d'améliorer le confort d'observation et la durabilité de la structure, il est conseillé de renforcer la structure porteuse afin de poser une toiture plus performante en onduline par exemple, doublée d'un bardage bois. La toiture doit être inclinée d'avant en arrière pour permettre l'écoulement des eaux (chevrons principaux plus longs à l'avant).
Lors du scellement des montants principaux (pilotis EDF) avec le ciment, il est nécessaire de les renforcer avec de grosses pierres pour assurer une plus grande solidité. Une solution alternative consisterait à faire réaliser des busages béton par une entreprise.
Lorsque le mirador est terminé, il est préférable d'engazonner tout autour pour une meilleure assise. Cette opération est valable dans les zones soumises à des crues importantes, tel que c'est le cas au bord du Doubs, où les eaux risquent de déchausser l'édifice s'il est construit dans une terre meuble.
| Plans de l'observatoire |
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Dimensions et hauteur par rapport au sol
Les différents types de fenêtres et leur utilisation
Les bancs
Il est souhaitable de maintenir une certaine pénombre à l'intérieur de l'observatoire, les observateurs respectant mieux les règles de silence dans un observatoire fermé et sombre que dans un observatoire ouvert et trop lumineux. Toutefois, évitez que les visiteurs, et surtout les enfants, se retrouvent dans le noir total lorsque toutes les ouvertures sont fermées: essayez plutôt de créer une ambiance "intime" en équipant toutes les fenêtres de volets de fermeture en bois (clapets). Placez un jour (petite ouverture sans clapet qui laissera pénétrer un peu de lumière) sur une des façades latérales et non sur la façade arrière (jeux de lumière, effets de silhouettes).
3.3.1 DIMENSIONS ET HAUTEUR PAR RAPPORT AU SOL
Les fenêtres doivent toujours s'ouvrir vers l'intérieur de l'observatoire. En longueur, on compte environ SOcm par adulte ou 30-40cm par enfant. Pour des raisons de confort d'observation, de poids et de luminosité, la longueur d'une fenêtre ne doit pas excéder 1 m30, accommodant ainsi 2 observateurs adultes simultanés (3 maximum) ou 3 enfants (4 maximum). La longueur de l'avant bras d'un adulte est en moyenne de 40cm, tandis que celle d'un enfant n'est que de 20cm. Ainsi, l'ouverture d'observation doit être placée à 20cm max. audessus de . l'accoudoir (figure 4). La taille idéale d'une ouverture est d'environ 20cm x 110cm ou 2Scm x 110cm.
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| Figure 4 : Dimensions des aménagements intérieurs pour adultes et enfants : observation à la jumelle ou à la longue-vue |
Aménagez, en supplément des ouvertures destinées à l'observation en position assise, au moins une fenêtre haute pour les longues-vues (position debout, sans banc), et si l'accès le permet, une fenêtre basse pour les fauteuils roulants (voir chapitre correspondant). Afin de permettre aux enfants d'observer également à la longue-vue, mettez à leur disposition 1 ou 2 "estrades individuelles", cubes de bois mobiles et superposables (figure 6)
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| Figure 6 : Estrade individuelle: dimensions standards |
3.3.2 LES DIFFERENTS TYPES DE FENETRES ET LEUR UTILISATION
Le tableau 3 présente les différents types d'ouvertures d'observation rencontrées, leurs utilisations particulières et inconvénients, ainsi qu'à titre indicatif, le coût approximatif d'une fenêtre de 11 Ox20cm. Les fenêtres à clapet simple (bois ou verre) ou à double clapet, sont les plus couramment utilisées, en raison de leur faible prix de revient et de leur facilité d'adaptation à tous les types de structure (facilité de conception, de pose, de modification si le bois "travaille").
| type de fenêtre | caractéristiques | utilisation | inconvénients | coût |
meurtrière simple (individuelle ou non) | ouverture sans volet de fermeture | fréquentation intense, grand public | effets de silhouettes ; dortoir aviens (fientes) | néant |
| fenêtre à clapet simple (bois) | volet bois, mobile | convient en toutes situations | manipulation bruyante | 50 F |
| fenêtre double clapet (clair de vitre + bois) | 2 volets (vitre, bois) mobiles, indépendants | id + réduit les entrées de lumière | nettoyages fréquents | 500 F |
| fenêtre étanche en PVC | clair de vitre sur châssis PVC mobile (sans volet) | climat difficile (étanche, pas de déformations) | nettoyages fréquents ; poids (enfants !) ; coût | 1700 F |
| Tableau 3 : Types d'ouverlures d'observation, spécificité d'utilisation, caractéristiques, inconvénients | ||||
Il est fortement conseillé d'équiper les fenêtres de volets en bois, pour maintenir une semi-obscurité y compris lorsque plusieurs fenêtres sont ouvertes sur différentes façades d'observation. Dans le cas des meurtrières (absence de bruits de manipulation pour les observatoires très grand public, à fréquentation intensive), plusieurs solutions permettent de diminuer la luminosité ambiante: 1) ne pas multiplier le nombre de façades d'observation ; 2) réduire le nombre et la taille des ouvertures: le Parc Ornithologique du Marquenterre, par exemple, a conçu des meurtrières individuelles.

L'utilisation de fenêtres étanches est conseillée dans les régions où les conditions climatiques sont difficiles, rendant les conditions d'observation peu confortables. Leur châssis PVC évite les problèmes de déformations ultérieures à la pose. Leur prix de revient est cependant nettement supérieur à celui des autres types de fenêtres. L'inconvénient majeur est leur poids important, notamment pour les enfants, bien qu'il puisse s'agir d'un élément volontairement dissuasif.
Dans l'optique d'une observation rapprochée de la faune, et particulièrement dans les observatoires libres d'accès destinés au grand public, réalisez des fenêtres à clair de vitre fixes (non ouvrables). pour une insonorisation maximale. Ces fenêtres devront être posées légèrement en retrait et inclinées vers l'intérieur de l'observatoire (figure 7), ce qui réduit la fréquence des nettoyages et facilite l'observation par temps pluvieux.
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| Figure 7 : Principe d'une fenêtre fixe, en retrait, inclinée vers l'intérieur de l'observatoire |
3.3.3 LES ACCOUDOIRS D'OBSERVATION
Ils doivent être répartis sous toutes les ouvertures, y compris celles aménagées pour l'observation en station debout (option "longue-vue"), tout observateur pouvant avoir besoin d'utiliser momentanément ses jumelles. Dans le cas des observatoires "ouverts", notamment les palissades, les tablettes accoudoirs peuvent être remplacées par des lisses en bois, beaucoup moins larges, qui ne seront pas salies par les fientes d'oiseaux.
En général, la largeur de l'accoudoir est approximativement de 25cm, ce qui permet à la fois de s'y accouder et d'y poser divers objets : livre d'identification, optiques... Il est possible de disposer des panonceaux d'identification sous les fenêtres, soit verticaux contre la paroi, soit inclinés, auquel cas la tablette devra avoir une largeur de 30 cm (figure 8).
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| Figure 8 : Tablettes accoudoirs: dimensions requises selon la position du panonceau d'information |
Ils doivent être répartis sous toutes les ouvertures, à l'exception de celles aménagées pour l'observation debout, à la longue-vue (on prévoit en général 1 emplacement longue-vue, central de préférence) et pour les personnes à mobilité réduite. Un banc supplémentaire, étroit, haut de 66cm, peut être placé contre la paroi du fond, notamment dans les observatoires à fréquentation intensive: il permettra aux observateurs d'attendre confortablement leur tour, tout en ayant une vue partielle sur l'extérieur. Les bancs sont parfois remplacés par des tabourets, fixes ou non, ou même des chaises. Il s'agit toutefois d'une solution bruyante, et inadaptée en cas de risques de vandalisme.
Les bancs fixes sont les plus répandus: on aménagera des espaces suffisants entre eux (20 à 25 cm) pour s'y asseoir sans devoir les enjamber ni déranger les autres observateurs. Idéalement, on prévoit un banc pour 2 personnes maximum, soit un banc par fenêtre avec un passage de chaque côté.
Les observatoires ouverts ou équipés de meurtrières sont très souvent utilisés comme site dortoir par les oiseaux (moineaux, étourneaux, ou rapaces nocturnes). Dans ce cas, les bancs comme les accoudoirs risquent d'être salis par les crottes. Il est possible de mettre en place des bancs à charnière (Figure 9), qui "s'ouvrent" pour s'asseoir. Expliquez le mécanisme aux visiteurs par un texte simple, pyrogravé sur la planche supérieure par exemple.
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| Figure 9 : Système de banc à charnières |
Localisation : RESERVE NATURELLE du PLATIER D'OYE
(Pas-de-Calais)
| Structure : Au sol, fermée | |
| Capacité: 30-40 | |
| Coût TTC : 140 000 F. MO inclue (590 heures) | Année de réalisation : 1987 |
| Particularités : non démontable, non modulable, ![]() | |
| Milieu : dune arrière littorale dominant une zone humide | |
Etat initial :
- réalisation d'aménagements de milieu (création de plans d'eau) rendant nécessaire la création d'un observatoire pour l'observation des oiseaux
- présence d'un blockhaus pouvant servir d'assise potentielle à la structure
Objectifs de l'aménagement :
- créer une structure facilitant l'observation des oiseaux pour le public
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| Photo 6 : Vue arrière de l'observatoire et du sentier d'accès depuis le parking (BOrn) - RN du Platier d'Oye (Espace Naturel Régional) - cliché : R. Mikolajczak |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration en 1 bloc rectangulaire à 2 étages "en cascade" ; 2 entrées | |
| Longueur: 9,60 m façade avant; 12,30 m façade arrière | Hauteur totale : 3,30 m |
| Largeur: 3,20 m | Surface utile : 32 m2 |
| Hauteur par rapport au sol : | - "rez de chaussée" : 0 m |
| - 1er étage: 0,95 m | |
Matériaux
| Support : béton (blockhaus) | Toiture : bois et feutre bitumé |
| Charpente : Pin | Sol : blockhaus (1 er niveau) et plancher Pin (2ème niveau) |
| Façades : Pin | Traitements spéciaux: bois traité autoclave |
Aménagements intérieurs
Bancs fixes aboutés sous la façade d'observation
Accoudoirs d'observation: idem
Fenêtres: trappe de fermeture en bois pour toutes les ouvertures d'observation et 2 fenêtres non ouvrables en plexiglas (apport de lumière) sur le côté de l'observatoire
Porte standard
Entretien
Nature : maintien éventuel de la couleur
Périodicité: inconnue
Coût: inconnu
Particularités
Modalités d'utilisation: accès libre Utilisation: 10 000 visiteurs/an
BILAN
Points forts : capacité; position dominante BILAN
Points faibles : intégration dans le paysage médiocre (blockhaus)
Bien que la proximité du parking (60 m) ne permette pas une sélection du public accédant à l'observatoire, ce qui peut être considéré comme un inconvénient dans certains cas (dérangements sonores accrus, utilisation de l'observatoire à d'autres fins ... ), elle représente un atout pour la sensibilisation du public présent sur le site. La présence permanente d'un animateur dans l'observatoire permet à la fois de le valoriser et de pallier aux inconvénients précités.
L'ancrage de la structure sur le blockhaus a été réalisé par fixation de panneaux entiers (chevilles) et non pas par fixation des montants principaux uniquement ; en effet, le projet initial d'observatoire concernait une palissade d'observation et non une structure fermée.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | P. Blanpain | Espace Naturel Régional; 30, av. Foch; 62930 Wimereux - tel: 21.32.13.74 |
| Gestionnaire | Espace Naturel RégJonal | |
| Propriétaire | Conservatoire de l'Espace Littoral | |
| Maître d'oeuvre | Nicolas Huret (architecte) | |
| Maître d'ouvrage | Conservatoire de l'Espace Littoral | |
Observatoire réalisé en régie sur la Réserve Naturelle des marais de Moëze - Ligue pour la Protection des Oiseaux - la Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT cedex 05.
Cette palissade ne comporte ni toiture, ni côtés. En revanche, un plancher surélève les observateurs (sol boueux, en pente) et une rambarde arrière prémunit contre les risques de chute dans le fossé d'alimentation en eau qui longe l'observatoire.
COUT ET MATERIAUX
Tous les prix de matériaux sont actualisés à octobre 1993. Tous les bois utilisés sont traités en autoclave.
| Matériaux | Nombre d'unités | Prix unitaire | Montant TTC |
| Traverses SNCF de bonne qualité | 10 | 30 F | 300 F |
| Madrier 15x75; 30m linéaire (soit 6 x Sm linéaire) | 30 m lin. | 30 F | 900 F |
| Plancher L=2m ; ép.=3cm (surface ~ 20 m2) | 20 | 18,54 F | 400 F |
| Lisse 30x45 mm : fabrication en atelier (régie) | 10 m lin. | 100 F | |
| Chevrons 65x65 structure verticale 30 ml | 30 m lin. | 26,05 F | 800 F |
| Chevrons 65x65 structure horizontale 25 ml | 25 m lin. | 26,05 F | 660 F |
| Madrier de structure verticale 10x52 ; 30 ml | 30 m lin. | 25 F | 750 F |
| Volige façade, ep. 2cm, 15 m2 | 20m2 | 13,12 F | 300 F |
| Volige rambarde arrière 5m2 | 5m2 | 13,12 F | 70 F |
| Carbonyle (utiliser en immersion !) 101 | 88 m. linéaire | 32,60 F | 326 F |
| Quincaillerie (tire-fond, pointes, tiges filetées ... ) | 1 500 F | ||
Total matériaux | 6 106 F 1 250 F | ||
| TOTAL TTC main d'oeuvre comprises (régie) | 17 356 F |
| Plans de l'observatoire |
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Nombre de portes et sens d'ouverture
Eléments de canalisation et de répartition du public
Les accès : escaliers, échelles, plans inclinés
La porte est un élément de la structure qui permet non seulement de matérialiser l'entrée mais aussi d'insonoriser, d'isoler l'observatoire du vent, et de limiter les jeux de lumière.
3.4.1 NOMBRE DE PORTES ET SENS D'OUVERTURE
Bien que le sens d'ouverture de la porte dépende essentiellement de l'espace disponible dans l'observatoire, il est fortement conseillé d'ouvrir toujours vers l'extérieur. Au-delà d'une capacité de 20-30 personnes, la présence de 2 portes, une à chaque extrémité, devient indispensable: les visiteurs circulent sans se gêner et l'aménagement répond aux normes de sécurité. /1 ne faut, en aucun cas, hésiter à investir dans une serrurerie de qualité, qui résistera à l'usage intensif, à l'humidité, et aux déformations du bois. Dans le cas des tours d'observation, l'entrée devrait être aménagée sur le côté de l'observatoire, et non dessous, avec un escalier d'accès extérieur et un palier de 1 m2 • L'accès par une trappe est à bannir: il entraîne une perte de place très importante et rend les mouvements dans l'observatoire difficiles et dangereux.
Le tableau 4 présente différents types de portes, leurs spécificité d'utilisation et avantages, leurs inconvénients le cas échéant, et leur coût (à titre indicatif). Les figures 10 à 14 illustrent les principaux types de portes cités (schémas de principe).
Les portes coulissantes sont des équipements déconseillés : bruyants (système de roulement), ils sont particulièrement sensibles aux déformations du bois et résistent mal à une utilisation intensive par le public. Leur avantage unique est le gain de place.
Les chicanes, ou l'absence totale de porte, conviennent dans le cas d'une fréquentation intensive par les visiteurs (absence de bruits occasionnés parÎes manipulations). Les jeux de lumière peuvent être évités à l'aide d'écrans de végétation situés en arrière de l'entrée, ou simplement en positionnant la porte, soit sur le côté de la structure, soit en contrebas si la pente le permet.
| Type de porte | Spécificité/avntages | Inconvénients | coût |
| "standard" (en voliges) | convient en toutes situations ; réalisation en régie très aisée | système de fermeture pouvant occasionner du bruit dans certains cas | 300 F |
| "standard" avec groom | convient en toutes situations ; bruit de manipulation réduit | néant | 600 F |
| porte anti-panique | sécurité maximale | néant | 5 000 F |
| sas d'entrée 1m2 | évite les jeux de lumière | source de bruit | 1 500 F |
| chicane d'entrée | grand public ; coût : néant | ne limite pas totalement les jeux de lumière ; insonorisation inexistante | néant |
| absence de porte (sans aménagement spécifique) | fréquentation intensive ; coût: néant ; pas de bruit de manipulation | importants jeux de lumière ; insonorisation inexistante | néant |
| Tableau 4 : Types de porles, spécificité d'utilisation, avantages, inconvénients | |||
![]() | ||
| Figure 10 : Porte standard | Figure 11 : Porte coulissante | Figure 12 : Porte anti-panique |
![]() | |
Figure 13 : Chicane d'entrée | Figure 14 : Observatoire de type "couloir': sans porte, avec cloison intérieure (du type des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre) |
3.4.3 ELEMENTS DE CANALISATION ET DE REPARTITION DU PUBLIC
Dans le cas d'observatoires à grande capacité, ou présentant une configuration complexe et plusieurs façades d'observation, favorisez une bonne répartition du public à l'aide de panneaux en bois cloisonnant l'espace. Ces panneaux pourront remplir également une fonction technique (réduire les jeux de lumières), sociale (espace d'aspect plus petit, donc plus convivial), ou pédagogiqae (support de panneaux d'interprétation et d'information ... ). La figure 15 montre deux exemples de répartition du public dans un observatoire en fonction de la position des cloisons intérieures.
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| Figure 15 : Exemples de répartition du public à l'intérieur d'un observatoire en fonction de la position des cloisons intérieures |
3.4.4 LES ACCES : ESCALIERS, ECHELLES, PLANS INCLINES
Pour les observatoires surélevés ou aériens, l'escalier (figure 16) s'avère l'équipement le plus adéquat pour le public. Il doit être muni d'une rampe à 2 hauteurs : 1 m pour les adultes, 60cm pour les enfants. Idéalement, il se termine par un palier de 1 m2 environ, sur lequel s'ouvre la porte. Les échelles sont indésirables car elles ne permettent pas d'accéder à l'observatoire avec un matériel lourd ou encombrant (télescopes, trépieds, appareils photo, .. ), et ne répondent à aucune norme de sécurité. La responsabilité civile du gestionnaire de la structure est mise en jeu.
Lorsque la dénivellation est faible, de l'ordre de 3 ou 4 marches, prévoyez de préférence un plan incliné pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite. Lorsque le sentier d'accès est équipé d'un platelage, surélevez-le à l'approche de l'observatoire. Recouvrez-le d'un grillage (effet antidérapant), et prévoyez une main courante afin d'éviter les risques de chute par temps froid ou humide.
![]() |
| Figure 16 : Principe de réalisation d'un escalier d'accès (RNC St Martin de Seignanx, C. Labat architecte) ; voir aussi l'étude de cas n°10 |
Démarche :
![]() | Public ciblé : - tout public - tous âges |
![]() | Modalités d'utilisation et accès : - aucune restriction d'utilisation ou accès: accès libre |
![]() | Configuration du site : - orientation par rapport au soleil |
![]() | Topographie : - zones inondables ... |
![]() | Caractéristiques biologiques de l'emplacement : - espèces animales auxquelles l'observatoire est destiné, distance de fuite ou de sensibilité aux dérangements induits
|
![]() | Caractéristiques physiques de l'emplacement : - topographie |
![]() | Caractéristiques paysagères de l'emplacement : - zone forestière ou boisée |
![]() | Contraintes extérieures : - vandalisme |
Afin de faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite, les dénivellations le long des sentiers d'accès et à l'entrée de l'observatoire doivent être aussi faibles que possible. Lorsqu'une surélévation est absolument nécessaire, la réalisation d'un plan incliné dont le gradient de pente ne dépasse pas 5%, devient indispensable.' Sa largeur doit être de 80 cm (dimension minimale), ce qui permet le passage de fauteuils roulants de toutes tailles. A titre indicatif, la figure 17 présente les dimensions du plan incliné pour une dénivellation de 30 cm.
Attention : en cas de verglas ou d'humidité "grasse", les plans inclinés en bois deviennent inutilisables ou même dangereux (responsabilité civile). Ils doivent être recouverts d'un grillage (effet antidérapant), et équipés d'une main courante.
De même que les plans inclinés, les portes doivent avoir une largeur minimale de 80 cm. La hauteur des fenêtres doit être réajustée, ainsi que la profondeur de la paroi sous la fenêtre (emplacement des jambes). La figure 18 indique les dimensions d'un emplacement fauteuil roulant (d'après l'observatoire standard de la Royal Society for the Protection of Birds - UK). Voir aussi les figure 19 et figure 20. Dans un souci d'économie de place et de matériaux, cet emplacement, central de préférence, peut être couplé avec l'emplacement longue-vue (figure 21), en particulier si l'observatoire est petit.
Localisation : RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE du ROMELAERE
Clairmarais (Pas de Calais)
| Structure : Au sol, fermée | |
| Capacité: 25 | |
| Coût TTC : 105 494 F + montage 70 448 F | Année de réalisation : 1992 |
| Particularités : démontable, modulable, ![]() | |
| Milieu : en lisière de zone humide, sur sol tourbeux | |
Etat initial :
- 3 observatoires déjà en place sur le site depuis 10 ans, petits (4x2m) , inconfortables; dérangements importants dus à la structure et à l'accès
- tempête récente qui détruit 2 observatoires et endommagé le 3ème => opportunité de reconstruction d'une structure mieux adaptée
- grand public (familial) 50 000 visiteurs/an (1000/jours) et scolaires 15 OOO/an
Objectifs de l'aménagement :
- possibilité d'accueillir le grand public et les scolaires (capacité: 1 classe de 25 élèves) dans une structure performante, confortable, intégrée (paysage), et qui ne soit pas source de dérangements
Démarche :
- réflexion globale: plan d'aménagement du site
- effort important de camouflage de l'accès, principalement les 50 mètres avant l'étang
![]() |
| Photo 9 : Vue d'ensemble de l'observatoire "grand public" ; ici encore, des plantations arbustives et arborées améliorent la perception visuelle de la structure - RNV du Romelaere (Espace Na/urel Régional) - cliché: L. Barbier, ENR |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration en 5 blocs rectangulaires juxtaposés, avec sas d'entrée | |
| Longueur: 10m | Hauteur totale: 2m50 |
| Largeur: 2m | Surface utile: 20m2 + sas d'entrée: 10m2 |
Matériaux
| Support: plots en chêne | Toiture: pin, aggloméré marine et feutre bitumé |
| Charpente/Parois: pin sylvestre | Plancher : pin, résistance 400kg/m2 |
| Traitements spéciaux: tous bois traités aux sels hydrosolubles en autoclave (classe 4) | |
Aménagements intérieurs
Bancs fixes sous 10 trappes d'observation, les 2 autres, sans banc, réservées à l'observation au télescope
Accoudoirs d'observation: même disposition que les bancs
Fenêtres : 12 trappes d'observation à clapet bois, 20cm de haut, réparties sur toutes les façades
Porte de derrière, à fermeture bois pour limiter le bruit
Accès handicapés possible grâce aux faibles dénivellations
Vitrines de détermination des espèces en verre feuilleté 442, avec ouverture à l'extérieur de l'observatoire
Entretien
Dégagement de la végétation
Particularités
Modalités d'utilisation: libre accès, toute l'année Utilisation: 45 000 visiteurs/an (1992)
BILAN
Points forts : capacité importante, intégration paysagère, champ visuel
Points faibles : source de bruits
L'accès à l'observatoire a été conçu de manière à résoudre totalement les problèmes de dérangements des espèces aviennes (stationnements d'anatidés) liés au sentier d'accès et donc de soustraire les visiteurs à la vue des oiseaux: les visiteurs sur le sentier d'accès sont désormais totalement invisibles depuis l'étang. Les aménagements réalisés dans ce cadre (sas, platelage, tunnel en roseaux), principalement le long des 50 premiers mètres au départ de l'étang, représentent 30% du coût de l'ensemble des aménagements réalisés sur le site. Des replantations ont également été effectuées autour de l'observatoire afin d'améliorer son intégration paysagère.
La nature du sol, tourbeux, a rendu nécessaire la réalisation de fondations sur pilotis.
Le surcoût de montage (+ 70 448 F) est lié à l'accès difficile au chantier, imposant que le transport des matériaux s'effectue par quad et par bateau.
Situé dans le périmètre d'un Site Inscrit, l'implantation de l'observatoire a fait l'objet d'une demande officielle auprès de la DIREN, de l'Architecte des Bâtiments de France, et de la Commission des Sites.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | L. Barbier | Espace Naturel Régional; Maison du Parc "Le Grand Vannage" ; BP 24 ; 62 510 ARQUES - tel: 21.98.62.98 |
| Gestionnaire | Espace Naturel RégJonal | |
| Propriétaire | Syndicat Mixte du Parc Naturel Régional de l'Audomarois | |
| Maître d'oeuvre | A.L.F.A | |
| Maître d'ouvrage | Syndicat Mixte du Parc Naturel Régional de l'Audomarois | |
Localisation : RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE de L'ETANG de BAERENTHAL
Etang de Baerenthal (Moselle)
| Structure : Aérienne, fermée | |
| Capacité: 6 | |
| Coût TTC : 43 000 F | Année de réalisation : 1981 |
| Particularités : non démontable, non modulable, ![]() | |
| Milieu : bord d'étang | |
Etat initial :
- étang peu connu, fréquenté par un public de naturalistes pratiquant des "affûts libres", situé sur une commune touristique
- développement du classement en Réserve Naturelle Volontaire, intégré dans un projet de Réserve Naturelle éclatée
Objectifs de l'aménagement :
- mettre à disposition du public (naturalistes et petits groupes 2-3 personnes) une structure confortable servant de base d'observation
![]() | Photo 11 : Vue d'ensemble de l'observatoire; ce mirador de petite capacité, sombre et de configuration originale, s'intègre bien dans le milieu où il est implanté - RNV de l'étang de Baerenthal (PNR des Vosges du Nord) - cliché,' PNR des Vosges du Nord. |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration : hexagone régulier sur pilotis, avec escalier accès extérieur | |
| Rayon : 2m | Hauteur totale : 7m |
| Côté : 2m | Hauteur par rapport au sol : 2,5m |
| Surface utile : 10m2 31 | |
Matériaux
Fondations : 3 plots béton et pieux chêne
Parois : int. panneaux particules; ext. frise posée à recouvrement; remplissage laine de verre
Toiture : amiante-ciment sur panneaux de particules (remplissage laine de verre; charpente sapin traité
Plancher et sous-face en panneau de particules, remplissage laine de verre
La description complète et les sections figurent sur le devis joint aux plans.
Aménagements intérieurs
Bancs fixes disposés sous chaque fenêtre
Accoudoirs d'observation disposés sous chaque fenêtre
Fenêtres à clapet, en plexiglas (cadre de soupirail de cave 45 x 80)
Jours hauts, non ouvrants, avec accoudoirs, cadre triangulaire de base 80cm et de hauteur 80cm
Porte dans huisserie profilée acier, cadre métallique, panneau de particules 25mm recouvert sur l'extérieur par une frise de bois identique aux parois de l'observatoire
Insonorisation grâce au plancher avec sous-face et remplissage laine de verre, renforcé par la présence de lino qui permet d'étouffer les bruits engendrés par les déplacements
Equipements pédagogiques (dont le coût s'élève à 17 000 F)
Entretien
Néant pour l'instant
Particularités
Modalités d'utilisation : visite libre toute l'année; une caution est demandée à la mairie pour l'obtention de la clé Utilisation: 60 visiteurs/an
BILAN
Points forts : bon angle de vue
Points faibles : position par rapport au soleil et distance à l'étang (trop éloigné)
Modifications à apporter éventuellement : localisation ; emplacements aménagés pour l'observation à la longue-vue
La réflexion initiale n'a pas suffisamment pris en compte les caractéristiques du site d'implantation: aussi, la structure est trop éloignée de l'étang et mal orientée par rapport au soleil (observation à contre jour !).
Les modalités d'utilisation de l'observatoire (obtention de la clé à la mairie, avec caution) permettent de cibler le public (naturalistes, ou petits groupes de personnes intéressées). Compte tenu de ces modalités, les informateurs estiment que son utilisation est bonne.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | JC. Genot | PNR des Vosges du Nord; tel: 88.70.46.55 |
| Gestionnaire | PNR des Vosges du Nord ; Maison du Parc ; BP 24 ; 67290 la PETITE PIERRE | |
| Propriétaire | PNR des Vosges du Nord | |
| Maître d'oeuvre | Arnold Haichbach (architecte) | |
| Maître d'ouvrage | Syndicat Mixte du PNR des Vosges du Nord | |
Les infrastructures annexes concernent principalement le sentier d'accès. Certaines entreprises, notamment le Bureau d'Etude ALFA (Boulogne/Mer), conçoivent et réalisent couramment des équipements permettant la gestion des flux de visiteurs sur les sites. Ces équipements ont pour but :
- de camoufler l'accès : plantations d'essences régionales arborées/arbustives, réalisation de tunnels ou de paravents en roseaux, bruyère ou voliges ...
- de faciliter l'accès : platelages (sentiers inondables, boueux, sensibles à l'érosion), ponts, signalétique, systèmes de franchissement de clôtures à bétail (escaliers d'enjambement...), etc.
- de restreindre l'accès : portillons, chicanes pour piétons, coudes avec porte battante (bétail. .. ), plots de bois délimitant le sentier, barrières, clôtures, systèmes de ponts-levis...
La réalisation d'un platelage d'accès, souvent nécessaire, est onéreuse. Prévoyez plusieurs chicanes de croisement (figure 22 et figure 23) bien réparties pour permettre aux visiteurs de se croiser, notamment les fauteuils roulants. Les matériaux nécessaires à la réalisation d'un platelage à la Station de lagunage de Rochefort/Mer (Fiche Technique n°2), et le coût, sont détaillés ci-dessous. Les figure 24 et figure 25 montrent le schéma de principe de sa construction.
PLATELAGE DE LA STATION DE LAGUNAGE DE ROCHEFORT/MER : Dimensions : longueur : 228m linéaire Matériaux : - traverses de chemin de fer - solives (chêne traité) - planches platelage (chêne) Coût : - matériaux et transport 27355 F - quincaillerie 2000 F (tire-fond, tiges filetées, écrous, pointes) - main d'oeuvre 120 heures (préparation, pose, protection à l'huile de vidange) |
D'autres types d'équipements peuvent parfois être nécessaires. Leur réalisation provoque un surcoût qui n'apparaît pas forcément sur tous les sites, mais qui peut être particulièrement élevé selon sa topographie ou les conditions climatiques. A titre d'exemple, l'encart ci-après présente les équipements qui ont du être réalisés sur la Réserve Naturelle Volontaire du Romelaere, gérée par Espace Naturel Régional, afin de faciliter l'accès et de limiter les dérangements (queue d'étang). Quelques aménagements dits "de confort" peuvent également être réalisés: portemanteaux.
| équipement | réalisation | pose |
| Tunnel d'accès en roseaux Platelage d'accès Portillon Observatoire 10mx2m et sas Aménagements intérieurs (vitrines... ) | 18 145F 9 345F 2 217F 105 494F 20 000F | 24 550F 2 158F __ 70 448F __ |
Localisation : RESERVE NATURELLE D'YVES : OBSERVATOIRE NORD
(Charente-Maritime)
| Structure : Aérienne, fermée | |
| Capacité: 26 | |
| Coût TTC : 250 000 F, MO comprise | Année de réalisation : 1985 |
| Particularités : démontable, modulable, ![]() | |
| Milieu: en lisière de haie, devant une zone humide | |
Etat initial :
existence d'un observatoire (visites guidées) sur milieu lagunaire au sud de la réserve
Objectifs de l'aménagement :
créer un point d'observation sur un milieu autre que lagunaire (étang et roselière)
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CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration en 2 blocs rectangulaires reliés par un "couloir", orientés différemment | |
| Longueur: 8 m + 8 m + 1,5 m | Hauteur totale: 5,10 m |
| Largeur: 3 m | Hauteur par rapport au sol: 3 m |
| Surface utile: 24m2 + 24m2 | |
Matériaux
| Support : plots béton | Toiture : bois, amiante, ciment |
| Charpente: Pin | Plancher: aggloméré qualité "extérieur" |
| Parois: Sapin rouge (clins) | Traitements spéciaux : autoclave et anti-termites |
Aménagements intérieurs
Bancs fixes disposés sous chaque ouverture d'observation
Accoudoirs d'observation disposés sous chaque ouverture d'observation
Fenêtres à clapet en verre
Insonorisation : plancher en aggloméré sur laine de roche, reposant sur un parquet en sapin
Porte anti-panique
Entretien
Nature : lasure
Périodicité : 1 fois/3 ans
Coût : 3000 F sans la main d'oeuvre
Particularités
A nécessité l'assistance d'un architecte
Modalités d'utilisation : accessible aux seuls visiteurs accompagnés
Utilisation : 1000 visiteurs/an à l'heure actuelle
BILAN
Points forts : grande capacité - possibilité d'y dormir pour nuits de découverte ou d'observation crépusculaire
Points faibles : rapport qualité/prix
Modifications éventuelles à apporter : réduire les sections des poutres de soutènement (surdimensionnées actuellement)
Cet observatoire est bien adapté au site auquel il se rapporte, tant au niveau des espèces que des visiteurs qui l'utilisent. Du fait de sa surélévation, il offre une bonne vue d'ensemble du plan d'eau. Malgré sa taille, il ne constitue pas une intrusion paysagère importante en raison de son implantation dans un bosquet.
Du point de vue technique, les poutres (section) sont surdimensionnées. De plus, l'entretoise de 1 m20 entre les solives du plancher en faisaient une structure bruyante (vibrations et résonances). Afin de pallier à ce défaut (source de dérangement de la faune), une double face de plancher a été créée en panneaux de particules, et l'interstice rempli à l'aide de laine de roche (voir Chapitre 3 : Matériaux et modes de construction).
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | A. Doumeret | LPO. La Corderie Royale. 17305 ROCHEFORT cedex - tel: 46.82.12.55 |
| Gestionnaire | LPO | |
| Propriétaire | Département de Charente-Maritime | |
| Maître d'oeuvre | Direction Départementale de l'Equipement Maritime | |
| Maître d'ouvrage | Direction Départementale de l'Equipement Maritime | |
Assise de la structure
Les fondations (figure 26) et la stabilisation sont réalisées en béton : plots béton, traverses bétonnées, béton coulé dans des pneus ... Son emploi est également indispensable pour renforcer les structures implantées en situation fluviale, qui doivent résister à la violence des crues, notamment les crues décennales (Etude de cas n°8 par exemple). Le coût d'un plot (busage) en béton ferraillé 30cm x 30cm pour ancrage sur plan d'eau s'élève à environ 550F (coût en 1991). Pour un observatoire standard fermé, de capacité 30 personnes (fiche technique n° 2), 21 plots ont été mis en place afin d'assurer l'assise de la structure.
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| Figure 26 : Schéma de principe de montage de plot en béton (sous poteau de soutien) | Figure 27 : Poteaux de soutien : schéma de montage (Etablissements Rouyer, menuiserie, charpente) |
"Corps" de l'observatoire
Le bois convient pour la réalisation de l'ensemble de la structure porteuse, le recouvrement des façades (bardage extérieur) et les aménagements intérieurs. Le choix se porte principalement sur le pin (bardage, plancher, bancs...), le chêne (montants principaux, traverses, solives...), le sapin (planchers...), ou bien sur certains bois durs exotiques imputrescibles tels que le Thuya (Red Cedar). L'utilisation de bois exotiques est cependant difficilement conciliable avec un objectif de protection de l'environnement humain. Parmi les différents pins, le Pin sylvestre et le Pin maritime sont les mieux adaptés aux conditions littorales.
Les traverses de chemin de fer ou les poteaux EDF sont des produits finis utilisés pour la réalisation des platelages d'accès (structure porteuse) ou comme poteaux de soutien et montants principaux des miradors en particulier. " est possible de réaliser entièrement un observatoire à l'aide de traverses de chemin de fer, dont la résistance aux intempéries et aux déformations lui confère une durée de vie et une robustesse sans pareille. Elles conviennent particulièrement pour les observatoires enterrés dans une digue ou un talus (cf. Etude de cas n° 1).
Faites particulièrement attention au séchage du bois que vous vous procurerez: il est primordial de disposer de bois parfaitement sec (bois traités en autoclave par exemple). Dans le cas contraire, de graves problèmes de déformations risquent d'apparaître. Pour le recouvrement des façades, préférez les clins travaillés aux voliges (figure 28) : bien qu'ils soient plus chers, le recouvrement est meilleur, la pose plus facile, et les risques de déformation moindres.
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| Figure 28 : Pose des clins sur façade d'observatoire : schéma de principe | Figure 30 : Principe de réalisation de la toiture d'un observatoire (RN des Marais d'Yves) |
Toiture
Le choix des matériaux est large : feutre bitumé, tôles, amiante ciment (evrite/éternite), sont les matériaux les plus couramment utilisés. Les bardeaux canadiens (cf. observatoire de l'Île de la Platière) sont disponibles dans une importante gamme de coloris, ce qui facilite l'intégration paysagère de la structure. Cependant, ils ne doivent être utilisés que sur des toits assez fortement inclinés (risques de fuite et de remontée d'eau sur les toits à faible pente). Le flexotuile (plaque de bitume ondulé) est un matériau de faible prix, très souvent utilisé pour recouvrir les cabanons de jardin, et qui peut convenir également pour les observatoires de faune. L'utilisation moins fréquente des ardoises ou des tuiles est surtout liée à des impératifs d'intégration paysagère selon les régions. Les tuiles devraient être doublées de feutre bitumé (utilisés seuls, ces feutres ont une durée de vie très faible) afin de renforcer la protection.
L'onduline (onduline verte surtout) est le matériau le plus utilisé en Angleterre et donne de très bons résultats (RN Marais d'Yves : durée de vie >10ans) bien qu'il s'agisse d'un produit très décrié par les marchands de matériaux et qu'il est difficile de se procurer, en particulier dans ce coloris. L'onduline est un matériau léger, fiable, facile à manipuler, non coupant, qui ne nécessite ni découpe particulière préalable à l'assemblage, ni pré-perçage à la perceuse électrique.
Malgré le surcoût et quel que soit le matériau de recouvrement utilisé (tableau 5), il est très important de le doubler d'un bardage en voliges traitées (figure 29) : absence de courants d'air, isolation thermique hivernale, étanchéité, durabilité de la structure accrue... Pour les mêmes raisons, il est conseillé de boucher tous les interstices à l'aide de polystyrène expansé (figure 31), hermétique au vent et à la pluie, ou de barreaux en fer de petite taille qui empêcheront la formation de dortoirs de moineaux ou d'étourneaux à l'intérieur de l'observatoire.
| matériau | coût |
| amiante ciment | ~ 200 F/m2 TTC pour L=2m |
| onduline | ~ 82.55 F/m2 TTC |
| flexotuile | 31.03 F/m2 HT |
| bardeaux canadiens (bardoline) | 52.45 F/m2 HT (pour L=1 m et l=35cm) |
| Tableau 5 : Coûts indicatifs 1993 pour les principaux matériaux de couverture | |
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| Figure 29 : Principe de recouvrement de toiture sur structure porteuse | Figure 31 : Principe d'isolation thermique de la toiture et techniques empêchant la formation de dortoirs dans l'observatoire |
Plancher
La surélévation de la structure par rapport au niveau du sol devrait être au minimum de 76 cm, si l'on opte pour une structure comportant un plancher (le plancher ne doit pas reposer sur le sol). Les poutres de soutènement ne doivent pas être espacées de plus de 1 m/1 m20, sur lequel prennent appui les entretoises qui recevront le plancher, composé de linteaux (pin, sapin... ) ou de panneaux de particules. Les entretoises doivent être espacées de 40cm environ (pour un plancher de maison classique, l'entretoise est de 33cm), ceci pour limiter les vibrations causées par les déplacements à l'intérieur de l'observatoire, et renforcer la structure porteuse (figures 32, 35, 36).
Les entretoises doivent déborder de la poutre porteuse. Deux entretoises juxtaposées doivent être solidarisées, de préférence à l'aide d'un tire-fond transversal (figure 33) et non de pointes qui risqueraient de fendre le bois.
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| Figure 33 : Principe de solidarisation des entretoises par tire-fond |
Afin de renforcer l'isolation sonore, le plancher peut être conçu en une double face de panneaux de particules avec un remplissage à la laine de verre (figure 34).
En revanche, dans le cas des structures au sol ou enterrées dans une digue, la réalisation d'un plancher peut paraître fortuite. En fonction de la nature du sol, on pourra choisir soit de laisser le sol à nu (sable ou 501 peu hygromorphe), soit d'empierrer à l'aide de dalles (les graviers sont à bannir en raison des crissements et du bruit), soit de recouvrir le sol d'une dalle de béton coulée dans un caisson (confort, silence, propreté, facilité de nettoyage).
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| Figure 34 : Planchers double-face avec remplissage à la laine de roche (insonorisation) : schéma de principe |
Revêtements de sol
Lino et tapis alvéolaires en caoutchouc (type stations de ski) sont les deux revêtements de sol utilisés à des fins d'insonorisation. L'efficacité du lino (env. 30F/m2 ) laisse à désirer ; en revanche, celle des revêtements alvéolaires est excellente mais leur coût les rend souvent inaccessibles aux petits budgets (256F pour une pièce de 1 mx1,50m). La laine de roche, placée par exemple entre le panneau de particules et le parquet (figure 34), est une solution intermédiaire intéressante.
Attention toutefois aux revêtements : s'il y a dans l'observatoire un défaut d'étanchéité, ils entretiennent l'humidité et accélèrent le pourrissement. Ne rejetez jamais la construction d'un plancher cher mais stable au profit d'un revêtement de sol !
Quincaillerie
Il est conseillé d'utiliser des pointes acier et/ou galvanisées afin d'éviter la rouille : bien que celle-ci constitue, dans un premier temps, un facteur anti-arrachement, elle devient vite le facteur principal de détérioration de la structure: fragilisation, désolidarisation...
Pensez à faire particulièrement attention au choix de la quincaillerie (équerres d'angles ou de support, sabots de solive, tiges filetées, tire-fond) en fonction du type d'assemblage : l'utilisation des tire-fond, comme de la tige filetée, permet d'assembler deux panneaux et de les resserrer en cas de déformations survenues lors du séchage du bois. Pensez à placer une rondelle d'acier entre le tire-fond et le bois afin d'augmenter la compression, et appliquez le principe d'assemblage tenon/mortaise (confort, esthétisme). Il existe des pièces d'assemblage du bois métalliques, préfabriquées (sabots de solive ... ), dont l'utilisation très simple facilite grandement la pose de l'observatoire.
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| Figure 37 : Tiges filetées et tire-fond : schémas de principe |
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| Figure 38 : Principe des tenons et mortaises appliqué aux tire-fond |
Il s'agit des traitements appliqués au bois, soit initialement (bois traités au coeur), soit en traitements d'entretien (vernis, fongicides ... ). Ces traitements sont indispensables pour tous les bois en contact avec le sol ou avec l'extérieur : plots d'ancrage, gros oeuvre, bardage, toiture, portes, volets. En revanche, ils sont superflus pour les bois servant à la réalisation des aménagements intérieurs : plancher, bancs, estrades, plans inclinés, accoudoirs, panneaux d'information ...
Bois traités au coeur en autoclave
Bien que les bois ainsi traités soient plus chers, ce mode de séchage garantit une meilleure préservation du bois : peu de déformations ultérieures (fragilisation de la structure), ralentissement de la périodicité et du coût des travaux d'entretien (peinture, revêtements extérieurs... ).
Revêtements extérieurs
Ces traitements sont nécessaires pour les bois utilisés à l'extérieur de la structure, mais inutiles à l'intérieur. Ils ont une durée de vie moyenne de 3-4 ans dans des conditions climatiques normales, mais supérieure pour les bois "traités au coeur". Les lasures actuelles assurent à la fois le traitement des bois, leur mise en couleur et les traitements insecticides ou fongicides dans la plupart des cas.
Dans des conditions extrêmes (bord de mer...), les vernis peuvent être remplacés par du Bitume ou du Carbonyle (utilisé par les ostréiculteurs) dont la durée de vie est supérieure. Ce produit s'utilise de préférence par immersion des bois mais présente une odeur extrêmement incommodante pour les observateurs et peu compatible avec la notion "espace naturel préservé". Ainsi, après traitement, il sera nécessaire de prévoir plusieurs semaines (au minimum 1,5 mois) sans utiliser l'équipement.
L'utilisation de l'huile de vidange (huile diesel pour une pénétration accrue dans le bois), bien qu'elle soit très intéressante du point de vue financier, est fortement déconseillée en raison de son incompatibilité avec les règles antipollution : 1 litre d'huile = 1 000 litres d'eau polluée !. Cette méthode ne devrait pas être utilisée, sinon en respectant les conditions de sécurité les plus strictes.
Antifongiques et anti-termites
Les insecticides, fongicides, et anti-bleu doivent être appliqués sur tous les bois, y compris à l'intérieur de l'observatoire. Contrairement aux antifongiques, les produits de traitement anti-termites ne sont nécessaires que dans les régions concernées par ce facteur très particulier. La plupart des lasures actuelles assurent ces traitements, qui n'ont donc besoin d'être appliqués séparément que sur les bois intérieurs ou n'ayant pas reçu de revêtement extérieur.
3.7.3 - ETAPES DE CONSTRUCTION
Il est toujours préférable de construire un observatoire sur la base de panneaux préassemblés, ou "modules" qui sont ensuite assemblés les uns aux autres à l'aide de tiges filetées ou de tire-fond (fiche technique n°1). Un module de 3,60m de long comportant 3 ouvertures d'observation de 1,14 m chacune, accommode confortablement 6 observateurs. La longueur totale de l'observatoire sera n'importe quel multiple de ce module de base.
Dans ce cas, les étapes de la construction sont :
L'intérêt principal réside dans le caractère démontable et modulable de la structure obtenue. Il s'agit notamment d'un critère de choix primordial pour les structures confrontées aux phénomènes de crues, dans la mesure où ces dernières n'ont pas une importance justifiant la construction d'une structure plus complexe, reposant sur de lourdes fondations (observatoire de l'Île de la Platière par exemple).
Alternativement, le montage photos ci-après présente les principales étapes de la construction de l'observatoire de la Station d'Epuration de Rochefort/Mer, en Kit partiel, mais non modulaire. Un premier devis, établi pour une construction de l'observatoire (capacité 30 personnes) entièrement en entreprise, prévoyait un coût total d'environ 193 000 F. En Kit partiel, le coût total a été rabaissé à 119 000 F.
Il existe 5 modes principaux de construction d'un observatoire. Le choix dépend du budget, des conditions de site, et de la main d'oeuvre disponible pour un montage en régie si l'option est retenue.
En régie
En fonction de la main d'oeuvre disponible et des compétences individuelles, il est possible de réaliser son observatoire en régie, sans l'aide d'un architecte ou d'une entreprise. C'est le cas de la plupart des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre.
En kit
Le maître d'ouvrage contacte une entreprise qui livre tous les matériaux prédécoupés, prêts à l'utilisation ; le montage est entièrement réalisé en régie.
En kit partiel
Dans le cas le plus fréquent, l'entreprise livre les matériaux prêts pour utilisation et réalise le montage du gros oeuvre (fondations, ossature, charpente). Le reste du montage est réalisé en régie (voir fiche technique n°2). Dans l'autre cas, l'entreprise réalise uniquement l'assise de l'observatoire (plots béton), le reste du montage est effectué en régie.
En kit avec préassemblage de panneaux
L'entreprise livre les matériaux sous forme de panneaux préassemblés ou "modules" ; le montage des panneaux est effectué en régie. Se référer par exemple à l'observatoire de Baerenthal (étude de cas n°7). dont le coût s'élevait à 43 OOOF en 1981 pour une capacité de 10 personnes.
En entreprise
L'entreprise se charge de la réalisation complète de l'observatoire : matériaux, assemblage sur le site, main d'oeuvre.
Localisation : RESERVE NATURELLE DE LA PETITE CAMARGUE ALSACIENNE
St Louis (Haut-Rhin)
| Structure : Aérienne, fermée | |
| Capacité: 27 places assises | |
| Coût TTC : 308 164,71 F | Année de réalisation : 1993 |
| Particularités : non démontable, modulable, ![]() | |
| Milieu: lisière de forêt et bord de bras latéral | |
Etat initial :
- présence d'un observatoire 5 places, inadapté aux nombreux groupes
- type de public: "grand public" familial, 18.000 visiteurs/an - stratégie de zone tampon et de gestion de la fréquentation
Objectifs de l'aménagement :
- accueil de classes en visites guidées, des groupes, et du pUblic dominical
- objectif pédagogique visant à rendre le site lisible
Démarche :
- plan d'interprétation mettant en évidence l'importance d'un tel aménagement
- enquête fréquentation-satisfaction faisant apparaître une forte demande émanant du public et des scolaires
- localisation choisie en limite de RN pour limiter la pression sur la zone centrale
- réalisation d'une notice d'impact pour une intégration paysagère optimale
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| Photo 14 : Vue d'ensemble de la structure en fin de construction. L'observatoire a été conçu de façon à épouser la forme du bras morl dont /1 permet la découverle - RN de la Petite Camargue Alsacienne (Centre d'Initiation à la Nature de J'Au) - cliché: P. Knibiely |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration en 1 bloc rectangulaire surélevé, avec escalier extérieur | |
| Longueur max. : 11.05m | Hauteur totale: 6.30m |
| Largeur max. : 5.45m | Hauteur/sol (hauteur plancher) : 3.8m |
| Surface utile : 51 m2 dont escalier 6m2 | Hauteur de vue: 4.60m et 5.60m |
Matériaux
| Fondations: type bâtiment en dur (prof. 80cm, larg. 60cm) sur façade avant et cage d'escalier + 2 plots support et 3 rangées de parpaings | |
| Charpente : sapin | Plancher : panneaux de particules CTBH |
| Façades : frises sapin du nord (bardage) | Toiture : bardeaux asphalt |
| Gouttières et tuyau d'écoute : zinc | Traitements spéciaux : autoclave |
Aménagements intérieurs
2 Bancs (amovibles) sous 6 trappes d'observation ; accès longue-vue sous 3 trappes centrales (avec 2 bancs amovibles sur roulettes)
Accoudoirs d'observation: avec les bancs
Fenêtres de type meurtrières à clapet bois et altiglas, 20cm haut (9 basses + 3 hautes) + 2 fenêtres vitrées façade arrière (luminosité) + fenêtres vitrage sécurité (cage escalier)
Porte sur ferrière bois 3 crans ; Escalier bois 3/4 tournant ; Lino au sol (insonorisation)
Entretien
Entretien de la végétation à l'avant et nettoyage de l'observatoire 1 fois/semaine
Particularités
Modalités d'utilisation : libre d'accès le dimanche; clé disponible sur demande en semaine; accès des groupes en visite guidée
BILAN
Points forts : capacité intéressante; absence de vibrations; bonne intégration paysagère
Points faibles : coût important; démarche administrative longue
La construction de l'ouvrage a bénéficié d'une aide importante de la part d'une équipe de bénévoles (terrassement, fondation et maçonnerie, aménagements intérieurs : bancs, clapets, finitions.), ce qui a considérablement réduit son coût (le bénévolat est estimé à environ 50.000 F). Cet outil a indéniablement apporté un "plus" tant pour la compréhension du fonctionnement du site (public + scolaires) que pour l'observation de la faune (avifaune surtout). Il s'agit, de plus, d'un excellent outil pour la découverte de l'action des Highland Cattle sur le milieu, et pour la lecture du paysage.
Démarche administrative suivie (compte tenu de la localisation de l'observatoire sur une Réserve Naturelle) :
- notice d'impact pour une meilleure intégration paysagère (pas obligatoire) ;
- avant-projet présenté au comité consultatif de gestion, et prise en compte des modifications proposées;
- travail d'architecte;
- adoption du projet par le comité de gestion; - avis des communes; avis de la Commission Départementale des Sites;
- accord du CNPN ;
- permis de construire;
- aménagements de milieu (butte antibruit et restauration hydraulique du bras de rivière en lisière duquel est implanté l'observatoire), puis construction de la structure.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | Philippe KNIBIEL Y | CINA - rue des étangs - 68 300 St LOUIS; tel : 89.69.08.47 |
| Gestionnaire | CINA Centre d'Initiation à la Nature de l'Au | |
| Propriétaire | CINA Centre d'Initiation à la Nature de l'Au | |
| Maître d'oeuvre | Entreprise TRAPP - Hegenheim | |
| Maître d'ouvrage | M. LARRIERE (Architecte des Bâtiments de France) | |
Les observatoires de faune, en tant que structures d'accueil, doivent être conformes à certaines règles de sécurité élémentaires. Les renseignements fournis ici répondent aux normes de sécurité publique préconisées par les pompiers.
3.8.1 - GENERALITES
Pensez à ne laisser dépasser ni pointes ni autres éléments coupants, souvent altérés par la rouille. Veillez en particulier aux ouvertures (portes, fenêtres) et aux bancs. Songez à poncer les bois qui entrent directement en contact avec les mains: encadrement des portes et des fenêtres, rambardes, rampes d'escaliers, angles de madriers, etc. Ceci est d'autant plus important que la plupart des observatoires sont aussi utilisés par des enfants (accueil de groupes scolaires, utilisation familiale ... ), souvent spécialistes des échardes dans les doigts....
Evitez les échelles, et préférez un escalier large, solide, muni d'une rampe à deux hauteurs (enfants, adultes).
Si l'observatoire (ou son accès) est implanté sur un site humide, boueux, ou dans une localité à risque de verglas, pensez à recouvrir les platelages, les marches d'escalier, les glissières d'accès, à l'aide d'un grillage qui réduira les risques de dérapages et de chute.
3.8.2 - ASSURANCES
Bien que ce ne soit pas obligatoire, pensez à contracter une assurance pour la structure, couvrant les risques d'incendie et de dégradations (vandalisme ... ), en particulier si l'observatoire a nécessité de lourds investissements. De plus, pour toutes les activités d'animation ou d'accueil du public sur un site, le gestionnaire doit se prémunir sur les risques d'accidents susceptibles d'arriver aux visiteurs ("responsabilité civile") et contracter une assurance particulière à ces activités.
3.8.3 - RESISTANCE DU PLANCHER
La résistance du plancher, pour un équipement répondant aux normes de sécurité, doit être de 400 kg/m2
3.8.4 - NOMBRE DE PORTES ET PORTE ANTI-PANIQUE
Pour les observatoires dont la capacité d'accueil ne dépasse pas 30 personnes, une seule porte, de largeur conventionnelle O.gOm, est suffisante. A partir de 30 personnes, il faudra prévoir soit 2 portes de sortie de 0.90m de large, soit 1 seule porte de 1.40m de large.
Pour les observatoires fermés, et particulièrement pour ceux à grande capacité d'accueil, au-delà de 30 personnes en particulier, la mise en place d'une barre anti-panique pour l'ouverture de la porte (en cas d'incendie ... ) pourra être considérée comme une priorité.
3.8.5 - EXTINCTEURS ET INSTALLATIONS ELECTRIQUES
La mise à disposition d'un extincteur à eau pulvérisée à l'intérieur d'un observatoire grand public peut être envisagée, bien que cela ne revête pas un caractère obligatoire.
Dans le cas d'observatoires disposant d'installations électriques (en vue de leur mise à disposition pour des photographes professionnels, une utilisation en nocturne ... ), les installations devront être mises en place par un électricien, en conformité avec les normes de sécurité conventionnelles.
Les tableaux 6 à 10 présentent les coûts de différents types de structures d'observation, en fonction de leur capacité et de leur année de réalisation. Ces expériences réelles proviennent des résultats de l'enquête nationale conduite dans le cadre de la réalisation de cette brochure. Dans la plupart des cas, les importantes différences de prix de revient entre les observatoires sont dues, soit au mode de réalisation (en entreprise, en régie, en kit...), soit au coût de la main d'oeuvre, qui n'a pas toujours été comptabilisé dans le total, notamment dans le cas des observatoires entièrement ou partiellement réalisés en régie.
L'absence de frais mentionnés dans la colonne "entretien" ne signifie pas que l'observatoire ne nécessite pas de dépenses d'entretien, mais que le coût en est inconnu ou n'était pas spécifié dans la fiche d'enquête qui nous a été retournée.
Structures au sol, partiellement fermées
| Sigles et abréviations : | |
structure accessible aux personnes à mobilité réduiteRN : Réserve Naturelle RC : Réserve de Chasse Cons. : Conservatoire ENR : Espace Naturel Régional ONC : Office National de la Chasse RNV : Réserve Naturelle Volontaire PNR : Parc Naturel Régional CG : Conseil Général SEPNB : Société d'Etudes pour la Protection de la Nature en Bretagne | PNN : Parc National LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux SEPANSO : Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest CINA : Centre d'Initiation à la Nature de l'Au FDEJ : Fédération de Défense de l'Environnement du Jura ADEV : Association pour la Défense de l'Environnement en Vendée GOAS : Groupe Ornithologique Aunis-Saintonge APEGE : Agence pour l'Etude et la Gestion de l'Environnement |
3.9.1 - STRUCTURES AU SOL, FERMEES
| Tableau 6 : Coûts comparatifs pour des structures au sol, fermées | ||||||
| Capacité | Coût | Année de réalisation | Entretien | Particularité | Localisation | Gestionnaire |
| 5 | 90 000 | 1992 | - | - | Tombolo bianco | PNR de Corse |
| 10 | 35 000 | 1992 | - | , semi-enterré | Le Quesnay | ENR + Le Quesnay |
| 15 | 50 000 | 1986 | - | - | Etang d'Isle | Ville de St Quentin |
| 15 | 148 000 | 1992 | - | ![]() | Sene | SEPNB |
| 15/20 | 12 000 | 1988 | 1500/2ans | sur digue | RN marais Bruges | SEPANSO |
| 20 | 50 000 | 1991 | - | ![]() | RN lac de Drennec | PNR d'Armorique |
| 25 | 7 000 | 1985 | 1000/an | - | St Malo de Guerec | PNR de la Brière |
| 25 | 176 000 | 1992 | - | ![]() | RNV de Romelaere | ENR |
| 20-30 | 30 000 | 1988 | 1500/2ans | - | RN Moëze | LPO |
| 25-30 | 25 000 | 1990 | 2000/2ans | - | RN marais Bruges | SEPANSO |
| 30-40 | 140 000 | 1987 | - | - | RN Platier d'Oye | ENR |
Les prix de revient les plus faibles correspondent à des structures réalisées en régie, comme l'observatoire de la RN des Marais de Moëze (LPO) pour lequel le coût équivaut au prix d'achat des matériaux, sans la main d'oeuvre. L'importance des coûts et de la fréquence d'entretien est due à la localisation de l'observatoire en bord de mer et à sa surface importante.
Dans le cas de l'observatoire de Séné (SEPNB), le coût est majoré par la pose de fenêtres étanches et par la réalisation d'un plan incliné pour les handicapés (53 000F), comprenant 2 fenêtres de hauteur de vue différente : le coût de l'observatoire sans le plan incliné est de 95 472,97F.
3.9.2 - STRUCTURES AU SOL, PARTIELLEMENT FERMEES
| Tableau 7 : Coûts comparatifs pour des structures au sol, partiellement fermées | ||||||
| Capacité | Coût | Année de réalisation | Entretien | Particularité | Localisation | Gestionnaire |
| 6-7 | 10 000 | 1989 | 750/2 ans | - | RN Moëze | LPO |
| 9 | 10 000 | 1990 | 1000/2 ans | RN Moëze | LPO | |
| 20-25 | 53 568 | 1992 | 1000/an | - | Arles | PNR Camargue |
| 20-60 | 80 000 | 1992 | rare | Parc Marquenterre | Marquenterre nature | |
Le prix de l'observatoire de la Petite Camargue Alsacienne s'explique par la configuration de la structure en 2 étages (partiellement fermée en bas et fermée en haut), par son caractère modulable, et par la réalisation d'importantes fondations en béton armé nécessaires en raison des conditions de site.
| Tableau 8 : Coûts comparatifs pour des structures surélevées | ||||||
| Capacité | Coût | Année de réalisation | Entretien | Particularité | Localisation | Gestionnaire |
| 4 | 9 997 | 1992 | - | - | RNV Romelaere | ENR |
| 8 | 16 000 | 1990 | - | - | St Marcellin | PNR Vercors |
| 10 | 75 345 | 1989 | 10 000/2 ans | RN Lachaussée | Cons. Sites Lorrains | |
| 10 | 90 000 | 1992 | - | - | RNV Clairmarais | ENR |
| 12 | 45 000 | 1988 | faible | - | RC marais du Quellen | CG Côtes d'Armor |
| 10-15 | 70 000 | 1989 | 3000/2 ans | 2 étages | RN marais de Bruges | SEPANSO |
| 15 | 75 000 | 1993 | - | - | RC Estagnol | ONC (Mazan) |
| 20 | 40 000 | 1985 | 1000/3ans | - | RN marais d'Yves | LPO |
| 20-25 | 53 568 | 1992 | 1000/an | Commune d'Arles | PNR Camargue | |
| 25 | 46 800 | 1977 | 5000/3ans | - | Géraudot | PNR Forêt d'Orient |
| 26 | 250 000 | 1985 | 1000/an | - | RN marais d'Yves | LPO |
| 27 | 238 000 | 1990 | - | RN St Denis du Payré | ADEV | |
| 27 | 300 000 | 1993 | non estimé | 2 étages | RN Petite Camargue | CINA |
| 30 | 120 000 | 1991 | faible/3ans | Station d'Epuration de Rochefort/mer | LPO | |
| 40 | 32 000 | 1976 | 5000/3ans | - | Mesnil St Père | PNR Forêt d'Orient |
L'importance du coût d'entretien des structures d'observation gérées par le PNR de la Forêt d'Orient est due principalement à leur ancienneté et à l'absence de traitement initial du bois (bois non traités au coeur).
Le prix de revient particulièrement élevé de la structure de l'Etang de Lachaussée provient de son surdimensionnement (3m large x 8m long x 2.40m de haut !) par rapport à sa capacité (10 personnes). Ces dimensions répondaient à un besoin du gestionnaire: la structure, réservée aux visites guidées, est équipée de nombreux panneaux pédagogiques et est utilisée comme lieu d'information principal.
Les prix de revient des observatoires de la RN des Marais d'Yves (250 000F) et de St Denis du payré (238 000F) s'explique par leur configuration complexe, respectivement en 2 blocs reliés par un couloir, et en 3 "alcôves" hexagonales. La nature des aménagements intérieurs contribue également à majorer leur coût.
3.9.4 - PALISSADES D'OBSERVATION
| Tableau 9 : Coûts comparatifs pour des palissades d'observation | ||||||
| Capacité | Coût | Année de réalisation | Entretien | Particularité | Localisation | Gestionnaire |
| 6 | 15 000 | 1991 | 500/an | RN Ile du Girard | FDEJ | |
| 6 | 10 000 | 1991 | - | - | Hillion | CG Côtes d'Armor |
| 8 | 16 000 | 1990 | néant | - | St Ronan | SIVOM St Marcellin |
| 9-12 | 30 000 | 1991 | - | - | RN Platier d'Oye | ENR |
| 10 | 17 356 | 1991 | 1000/2ans | - | RN Moëze | LPO |
| 15 | 22 000 | 1990 | peu | RN Chatte | CORA | |
| 15 | 75 000 | 1993 | - | en dur | RN Estagnol | ONC (Mazan) |
Par rapport aux autres palissades, celle de la RN du Platier d'Oye est plus complète, dans le sens où elle comporte des éléments de toiture sur une profondeur d'environ 1 m30, ainsi que des côtés de 2m environ. La quantité supérieure de matériaux nécessaires à sa réalisation et l'utilisation de feutre bitumé pour la toiture expliquent son prix de revient supérieur.
L'importance du coût d'entretien de la palissade de la RN des marais de Moëze est due à son implantation en bord de mer et à l'utilisation de revêtements extérieurs standards, peu adaptés aux conditions climatiques particulièrement difficiles. Les produits de traitement sont appliqués sur les 2 faces de la palissade, le "plancher" (compensation de la dénivellation), et la rembarde.
3.9.5 - MIRADORS D'OBSERVATION
| Tableau 10 : Coûts comparatifs pour des miradors d'observation | ||||||
| Capacité | Coût | Année de réalisation | Entretien | Particularité | Localisation | Gestionnaire |
| 2 | 17 000 | 1991 | néant | - | PNN Mercantour | PNN Mercantour |
| 4 | 15 000 | 1991 | 500/an | - | RN Ile de Girard | FDEJ |
| 4 | 3 000 | 1988 | 1000/3ans | - | RNV marais du Rothmoos | Conservatoire des Sites Alsaciens |
| 5 | 16 092 | 1984 | - | semi-ouverte | RC lac de Madines | ONC (Bar le Duc) |
| 5 | 600 000 | 1990 à 94 | - | patrimoine bâti | RN du Bout du Lac | APEGE |
| 8-10 | 35 000 | 1991 | - | - | Dune de Bonne Anse | GOAS |
| 10-12 | 80 000 | 1989 | - | - | St Martin de Seignanx | FDC des Landes |
| 10-15 | 70 000 | 1992 | 1000/an | - | Biguglia | PNR de Corse |
| 15 | 25 000 | ? | 1200/an | - | Rahon | FDEJ |
| 20 | 53 568 | 1990 | 1000/an | - | Stes Maries de la Mer | PNR Camargue |
| 30 | 450 000 | 1992 | - | - | Ferme aux Grues | LPO |
La structure de la RN du Bout du Lac ne peut pas être considérée comme une structure légère d'accueil. Elle figure toutefois dans ce tableau à titre indicatif puisqu'il s'agit d'un projet de restauration du patrimoine bâti (Tour du XVlllème siècle), qui intègre la mise en place d'un point d'observation de la faune (oiseaux, mammifères, reptiles et araignées autochtones à la structure).
L'observatoire du marais du Rothmoos (étude de cas n°9) a été entièrement réalisé en régie, à l'aide de matériaux de récupération, ce qui explique son coût particulièrement faible.
Localisation : RESERVE NATURELLE de l'ILE de la PLATIERE (Isère & Ardèche)
Observatoire situé sur la commune de Limony (Ardèche)
| Structure : Aérienne, partiellement fermée | |
| Capacité: 10-15 | |
| Coût TTC : 119 000 F, MO inclue | Année de réalisation : 1991 |
| Particularités : non démontable, non modulable, ![]() | |
| Milieu : zone fluviale (soumise aux crues du Rhône) | |
Etat initial :
- domaine fluvial soumis aux crues du Rhône
- fréquentation intensive du site (y compris véhicules) occasionnant d'importants dérangements de la faune et des dégradations des milieux
- aucun aménagement disponible pour les visiteurs isolés
Objectifs de l'aménagement :
- résoudre les problèmes de dérangement de la faune, de dégradations des milieux, et appliquer la réglementation d'accès en vigueur (véhicules)
- créer un équipement pédagogique grand public avec un accès court, non sélectif
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| Photo 21 : Vue du mirador dans son milieu : sa configuration massive (résistance aux crues) n'apparaÎt pas comme une contrainte visuelle dans la mesure où son implantation dans la lisière de la forêt alluviale et les plantations réalisées pour accélérer sa "renaturation" permettent de substituer presque complètement le socle en béton à la vue - RN de /'Ile de la Platière (Association des Amis de la RN de l'Ile de la Platière) - cliché: B. Pont |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration en 2 étages : 1 bloc fermé (bois) en demi-hexagone, reposant sur une palissade de béton et un pilier de soutien profondément ancré dans le sol. | |
| Longueur max. : 4,75m | Hauteur totale: 6,20m |
| Largeur max. : 2,50m | Hauteur par rapport au sol: 3,4m |
| Surface utile : ~ 10m2 | |
Matériaux
| Support : socle béton (mur + 1 pilier + 2 poutres) | Charpente plancher : Sapin, 80 x 190mm |
| Plancher : sapin, plateaux ép. 32mm, bouvetés | Charpente toit : sapin, 45 x 115mm |
Ossature : sapin non traité, 55 x 70mm | Bardage ext. : Red Cedar, clains ép. 22mm |
| Toiture : charpente + plaques en aggloméré extérieur + bardeaux canadiens | |
| Traitements spéciaux : sapin traité par immersion en bain; Red cedar (Thuya sp.) naturellement imputrescible | |
Aménagements intérieurs
Bancs fixes disposés sous chaque ouverture d'observation, sans espace entre eux
Accoudoirs d'observation disposés de même
Fenêtres à clapet en plexiglas Accès : escalier en colimaçon (structure béton préfabriquée) recouvert de lattes de bois (Red cedar) servant à la fois de garde-corps et d'habillage.
Utilisation
Modalités : libre d'accès toute l'année ou visites guidées
Utilisation : 1000 visiteurs/an en visite guidée; quelques milliers en visite libre
BILAN
Points forts : structure adaptée aux contraintes de crues
Points faibles : esthétique (utilisation du béton nécessaire pour une résistance suffisante) ; taille de l'observatoire légèrement trop faible
Modifications éventuelles à apporter : agrandir la structure bois jusqu'à recouvrir entièrement la structure béton
L'observatoire est hors d'eau pour la crue décennale (vérifié en oct. 93 : pour un débit égal à celui de la crue décennale, la ligne d'eau a atteint le sommet de la partie béton). Pour une crue centennale, il y aurait 1 m d'eau dans l'observatoire. Depuis sa construction, la structure a connu, sans dommages, 6 crues de débit annuel ou bisannuel, 1 crue légèrement inférieure à la crue décennale, et 1 crue décennale.
Compte-tenu des conditions de site, l'observatoire est d'un très bon rapport qualité/prix. La structure bois repose sur un socle en béton (mise hors d'eau), lui-même ancré sur d'anciens exutoires d'égout désaffectés afin de pallier au problème d'instabilité du sous-sol en milieu fluvial (alluvions et matériaux d'érosion). La position du fleuve n'a pas laissé de choix possible quant à l'orientation de l'observatoire par rapport au soleil.
D'un point de vue paysager, le socle est camouflé par la végétation rivulaire côté fleuve (saules...) et par des plantations de lierre et de vigne réalisées le long de la façade arrière. Sur celle-ci, une échelle limnimétrique mentionne les dates et cotes des crues les plus importantes ou les plus récentes (information à but pédagogique, expliquant d'elle-même la taille et la nature de la structure mise en place). Initialement, l'observatoire avait été conçu pour gérer un problème existant de surfréquentation du site (dérangements ... ) et pour l'accueil de demi-groupes scolaires ; sa taille est désormais un peu trop faible par rapport aux besoins actuels. Sa conception a nécessité l'assistance d'un architecte, et sa réalisation une déclaration de travaux (Domaine Public Fluvial).
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | B. Pont | Association des Amis de la Platière; Mairie; 38 550 SABLONS - tel: 74.84.35.01 |
| Gestionnaire | Association des Amis de la Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière | |
| Propriétaire | Association des Amis de la Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière | |
| Maître d'oeuvre | Atelier Espace Architecture | |
| Maître d'ouvrage | Association des Amis de la Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière | |
3.10.1 - BUREAUX D'ETUDES, ENTREPRISES, ARCHITECTES
Lorsque la construction d'un observatoire nécessite l'assistance d'un architecte ou d'une entreprise, favorisez les artisans et les entreprises locales par le biais des appels d'offres par exemple.
De nombreuses entreprises, bureaux d'études, ou architectes ont déjà été amenés à concevoir des structures légères d'accueil. A titre indicatif, ceux dont l'expérience fait l'objet d'une présentation au sein de la brochure (étude de cas, fiche technique) sont listés ci-après :
| Bureau d'étude A.L.F.A - 3, rue Charles Lebeau 62 200 BOULOGNE/MER | 21.87.68.00 |
| Entreprise BELLEVEGUE 07 340 FELINES (charpente-menuiserie) | |
| Entreprise GIRAUD GAGNAGE - Rochessieux 07 100 ROIFFIEUX (maçonnerie) | |
| Entreprise LALOUER-BOUCHER Le Lantel - rte de Bourg-Blanc - 29 850 GOUESNOU | 98.07.86.66 |
| Entreprise Henri LASSUS 40 390 ST MARTIN DE SEIGNANX | |
| Etablissements ROUYER (menuiserie, charpente) La grève - Agonnay - 17 350 St SAVINIEN | 46.90.18.14 |
| Entreprise Reinhold TRAPP 89, rue de Bourgfelden - 68 220 HEGENHEIM | 89.69.79.96 |
| GAILLARD-RONDINO 53, av. J. Moulin - BP404 - 34 504 BEZIERS cedex | 67.31.27.24 |
| MH Le BOT et H. Le BOT, architectes 37, rue de la république - 29 000 BREST | 98.80.42.10 |
| N. HURET, architecte Le Point du Jour - 62126 WIMILLE | 21.87.45.00 |
| A. HAICHBACH, architecte 15, rue de la république - 67 110 NIEDERBRONN-LES-BAINS | 88.09.71.00 |
| Atelier Espace Architecture - D. BADEL, architecte 07 340 PEAUGRES | 75.34.81.88 |
| Service Départemental de l'Architecture du Haut-Rhin 17, pl. de la cathédrale - 68 000 COLMAR | 89.20.26.00 |
| D. GOSSELIN 7, rue Monseigneur Moreli - 22 000 SAINT BRIEUX | 96.61.14.52 |
3.10.2 - GESTIONNAIRES
| Ligue pour la Protection des Oiseaux la Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT/MER cedex 05 | |
| Espace Naturel Régional - Maison du Parc "le grand Vannage" - BP24, 62 510 ARQUES - 30, av. Foch - 62 930 WIMEREUX | |
| Parc Ornithologique du Marquenterre St Quentin en Tourmont - 80 120 RUE | |
| Parc Naturel Régional d'Armorique Ménez-Meur - BP35 Hanvec - 29 460 DAOULAS | |
| Centre d'Initiation à la Nature de l'Au rue des étangs - 68 300 St LOUIS | |
| PNR des Vosges du Nord Maison du Parc - BP 24 .. 67 290 La PETITE PIERRE | |
| Association des Amis de l'Île de la Platière Mairie - 38 550 SABLONS | |
| Conservatoire des Sites Alsaciens Ecomusée - 68 190 UNGERSHEIM | |
| Fédération des Chasseurs des Landes 151, av. Clémenceau - BP172, 40 104 DAX cedex | |
| Société d'Etude, de Protection et d'Aménagement de la Nature du Sud-Ouest RN des marais de Bruges - "Le Baron" - 33 520 BRUGES | |
| Fondation de Beauguillot 50 480 STE MARIE DU MONT | |
| Royal Society for the Protection of Birds The Lodge - SANDY SG19, 2DL - Bedfordshire (UK) | |
| Fédération de Défense de l'Environnement du Jura 42, saint Désiré - 39 000 LONS LE SAUNIER |
3.10.3 - PROCEDURES REGLEMENTAIRES ET STATUT DE PROTECTION DE L'ESPACE
Ces procédures réglementaires ne peuvent être évincées. Dans le cas des Sites Inscrits et des Sites Classés, l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), la Commission Départementale des Sites, le Ministère de l'Environnement ou le Préfet, peuvent être amenés à donner un avis simple (valeur consultative) ou conforme (valeur décisive) afin de valider ou non le projet.
Localisation : RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE du MARAIS du ROTHMOOS
Wittelsheim (Haut-Rhin)
| Structure : Aérienne, fermée | |
| Capacité: 4 | |
| Coût TTC : 4 000 F + 455h de main d'oeuvre (bénévoles) | Année de réalisation : 1988 |
| Particularités : non démontable, non modulable, ![]() | |
| Milieu: zone humide (lisière de forêt) | |
Objectif de l'aménagement :
montrer les oiseaux du marais aux gens intéressés en créant une base d'observation confortable
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| Photo 23 : Situation du mirador dans son milieu : les conditions difficiles d'observation (roselière dense rendant impossible l'observation des espèces situées sur les zones d'eau libre situées en arrière) ont déterminé le choix d'une structure haute permettant d'obtenir une vision générale du site ; la structure a donc été placée en lisière du bois plutôt que dans le marais afin d'assurer son intégration paysagère - RNV du Marais du Rothmoos (Conservatoire des Sites Alsaciens) - cliché : Conservatoire des Sites Alsaciens |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Longueur : 2,20m | Hauteur totale : 8m |
| Largeur : 1,90m | Hauteur par rapport au sol : 6m |
| Surface utile: 4,18m2 |
Matériaux
| Support : pilotis (EDF) sur plots béton | Toiture : bois de récupération + carton bitumé |
| Parois : bois de récupération + carton bitumé | Plancher : bois de récupération |
| Traitements spéciaux : néant pour les bois intérieurs; immersion dans l'huile de vidange des bois extérieurs | |
Aménagements intérieurs
Bancs fixes disposés sur toute la longueur des parois d'observation ; le banc coulisse par rapport à la face avant, donc espace réglable pour les jambes Accoudoirs d'observation disposés uniquement sous les 3 fenêtres d'observation à la jumelle
4 Fenêtres dont 2 étanches, disposées sur la façade avant de l'observatoire
Entretien
Nature : réfection pour cause de dégradations, traitements, étanchéité, divers
Périodicité : 1 fois/3 ans
Coût : 1000 F
Particularités
Modalités d'utilisation : libre accès toute l'année
Utilisation : 1000 visiteurs/an
BILAN
Points forts : faible coût (matériaux de récupération) ; vue; intégration; qualité
Points faibles : proximité/zone centrale du marais; dégradations dues au manque de surveillance
Modifications éventuelles à apporter : emplacement à revoir
La construction de l'observatoire a induit une surfréquentation du site, qui est la cause de nombreux dérangements liés à l'observatoire et à son accès. L'accès libre (visiteurs non accompagnés) est la raison principale des dérangements et des dégradations constatés.
Bien que la structure soit bien adaptée à l'observation des espèces auxquelles elle est destinée, l'emplacement de l'observatoire est mal adapté par rapport à la fragilité du site (trop proche de la zone centrale du marais). Ce phénomène est accru par la surfréquentation du site.
En revanche, l'observatoire, bien orienté par rapport au soleil, est d'un très bon rapport qualité/prix.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | A. Hurstel | Conservatoire des Sites Alsaciens ; Ecomusée ; 68 190 UNGERSHEIM - tel : 89.48.02.42 |
| Gestionnaire | Conservatoire des Sites Alsaciens | |
| Propriétaire | Conservatoire des Sites Alsaciens | |
| Maître d'oeuvre | Conservatoire des Sites Alsaciens | |
| Maître d'ouvrage | Conservatoire des Sites Alsaciens | |
Localisation : RESERVE DE CHASSE de ST MARTIN de SEIGNANX
St Martin de Seignanx (Landes)
| Structure : Aérienne, partiellement fermée | |
| Capacité: 10-12 | |
| Coût TTC : 80 000 F | Année de réalisation : 1988/89 |
| Particularités : non démontable, non modulable, ![]() | |
| Milieu : en bordure de zone humide | |
Objectifs de l'aménagement :
accueillir le grand public sur la réserve de chasse de St Martin de Seignanx
![]() |
| Photo 26 : Vue d'ensemble du mirador - RNC de St Martin de Seignanx (Fédération des Chasseurs des Landes) - cliché : Fédération des Chasseurs des Landes |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Configuration en un bloc surélevé, avec escalier accès extérieur | |
| Longueur : 4.60m | Hauteur totale : 7m |
| Largeur : 4,60m | Hauteur par rapport au sol : 5 m |
| Surface utile: 20m2 | |
Matériaux
| Support : plots béton armé | Toiture : bois & tôle ondulée (+ gouttière côté escalier) |
| Sol : plancher bois (pin maritime) | Charpente : pin maritime; montants en IROKO |
| Façades : pin maritime | Traitements spéciaux: sels de chrome |
Aménagements intérieurs
Ni bancs, ni accoudoirs, ni fenêtres (absence de voliges à partir de la mi-hauteur)
Entretien
Nature : peinture & sécurité
Coût : estimé à 8000 F
Particularités
Modalités d'utilisation : accès libre toute l'année
Utilisation : 12 000 visiteurs/an
BILAN
Points forts : fonctionnel
Points faibles : l'observatoire sera trop petit si la fréquentation augmente
Modifications éventuelles à apporter : réaliser une structure un peu plus spacieuse
L'observatoire est bien adapté au site, aux espèces et aux visiteurs qui l'utilisent. Sa conception a nécessité l'assistance d'un architecte.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | Fédération des Chasseurs des Landes; 151, av. Clémenceau ; BP 172 ; 40 104 DAX cedex | |
| Gestionnaire | Fédération des Chasseurs des Landes - tel : 58.90.18.69 | |
| Propriétaire | Fédération des Chasseurs des Landes | |
| Maître d'oeuvre | Claude Labat (architecte) | |
| Maître d'ouvrage | Fédération des Chasseurs des Landes | |
Localisation : RESERVE NATURELLE DE MOEZE : PALISSADE
(Charente-Maritime)
| Structure : Palissade d'observation (au sol ; ouverte) | |
| Capacité: 10-15 | |
| Coût TTC : 17 356 F, MO comprise (régie) | Année de réalisation : 1991 |
| Particularités : non démontable, non modulable, ![]() | |
| localisation: sur digue littorale, en bord de vasière et pré salé | |
Objectifs de l'aménagement :
observatoire dit "à la mer" permettant l'observation du pré salé, ainsi que l'approche du milieu marin et du phénomène des marées, à l'attention d'un public en visite guidée
Démarche :
les aménagements d'ouverture de la réserve naturelle au public ont été planifiés et intégrés au Plan de Gestion
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| Photo 28 : Vue d'ensemble de la palissade à la mer: implantée à mi-pente de la digue à la mer, son sommet dépasse peu de la ligne d'horizon afin de ne pas représenter une gêne visuelle dans ce paysage très ouvert de marais littoraux - RN des Marais de Moëze (Ligue pour la Protection des Oiseaux) - cliché: P. Delaporte, LPO |
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Configuration de la structure ; Dimensions
| Longueur : 8 m | Hauteur totale : 1,90 m |
| Largeur: 1 ,50 m | Surface utile : 12 m2 |
Matériaux
| Support : cadre bois sur traverses bétonnées | Accoudoirs : lisses en pin |
| Plancher : pin | Paroi : voliges en pin |
| Traitements spéciaux : bois traité aux sels hydrosolubles en autoclave | |
Aménagements intérieurs
Accoudoirs d'observation : lisses bois (angles dégauchis) sous chaque meurtrière
Fenêtres :
- meurtrières, 100x800mm, position variable selon gradient de pente
- hauteur/sol: de 1,70m (adulte max.) à 1,40m (enfant min.)
Estrade mobile individuelle (nb : 2)
Entretien
Nature : revêtement extérieur (Sadolin extérieur)
Périodicité : 1 fois/2 ans
Coût : 1000 F
Utilisation
Modalités d'utilisation : visites guidées/accompagnées
Utilisation : minimum pour l'instant (sentier accès en cours d'aménagement)
BILAN
Points forts : faible coût, réalisation simple
Points faibles : structure trop fragile (conditions météo très difficiles: vent..)
Modifications éventuelles à apporter : construction de la façade en clins travaillés plutôt qu'en voliges; sur des sites plus sensibles, ou pour favoriser une observation plus rapprochée, réaliser un écran de protection (en voliges, brande, ou écran végétal) en arrière de la palissade de façon à limiter les effets de silhouettes.
Le traitement du bois au "Sadolin extérieur" est peu adapté aux conditions météorologiques extrêmes du site d'implantation (durée de vie : 3 ans max.) et devrait être remplacé par du Carbonyle utilisé par immersion des bois (durée de vie ~ 10 ans) et non par lazure (durée de vie ~ 2 ans). L'utilisation de lisses de bois en guise d'accoudoirs permet de limiter les salissures dues aux oiseaux qui s'y posent.
Malgré sa fragilité, l'observatoire est bien adapté au site d'implantation, s'intègre bien dans le paysage et n'est pas source de dérangements. Il est également d'un bon rapport qualité/prix compte tenu du lieu et des modalités d'utilisation.
| INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES | ||
| Informateur | P. Delaporte | LPO ; La Corderie Royale 17 305 Rochefort/Mer cedex - tel : 46.82.12.55 |
| Gestionnaire | Ligue pour la Protectîon des Oiseaux | |
| Propriétaire | Ligue pour la Protection des Oiseaux & Conservatoire de l'Espace Littoral Maître d'oeuvre | |
| Maître d'oeuvre | Ligue pour la Protectîon des Oiseaux | |
| Maître d'ouvrage | Conservatoire de l'Espace Littoral ; Ministère | |