Comment concevoir un observatoire de faune : la démarche

Etudes de cas

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L'objectif de ce chapitre est d'illustrer la diversité des conditions de site et des structures élaborées, ainsi que de privilégier les échanges inter-sites d'expériences de terrain. Ainsi, les documents présentés devraient permettre aux gestionnaires de dégager des éléments théoriques et techniques adaptables à leur cas particulier.

Les 12 études de cas (tableau 1) ont été choisies parmi les réponses à l'enquête nationale. Elles sont numérotées et classées selon leur nature: structures enterrées (n°1) ; structures au sol ou peu surélevées (n°2, n°3, n°4, n°5) ; structures surélevées (n°6, n°7, n°8, n°9) ; miradors (n°10 et n°11); palissades (n°12). Chaque structure fait l'objet d'une fiche, illustrée par un ou plusieurs clichés et suivie des plans, qui présente, dans l'ordre d'apparition sur la fiche :

- le lieu d'implantation et le statut de l'espace ;

- la nature de la structure, sa capacité, son coût, son année de réalisation, ses particularités, et le milieu dans lequel elle est implantée ;

- les objectifs initiaux de l'aménagement ;

- ses caractéristiques techniques : configuration, dimensions, matériaux utilisés, aménagements intérieurs, nature et coût d'entretien, modalités d'utilisation et fréquentation ;

- un bilan et divers commentaires, établis par les gestionnaires de la structure ;

- un encart spécial présentant l'informateur (personne à contacter pour obtention de l'accord d'utilisation des documents reproduits dans la brochure), l'organisme gestionnaire, le propriétaire, le maître d'oeuvre et le maître d'ouvrage ;

- les plans de l'observatoire, accompagnés d'un ou plusieurs documents photographiques et parfois de schémas de principe ;

- le devis lorsqu'il est disponible.

La sélection des expériences a été établie avec pour objectif premier de présenter une panoplie de structures aussi complète que possible, illustrant les grandes classes d'observatoires : observatoires enterrés, au sol, sur pilotis, miradors, ou encore palissades. Afin d'y répondre, les critères de sélection ont tenu compte en priorité de la fonctionnalité et de l'originalité de la structure, de sa configuration , de la nature et de la qualité des documents disponibles (plans, photos...), du coût et de l'année de réalisation, enfin du public et des espèces ciblés par l'aménagement. Un dernier critère de choix prenait en compte le souci d'intégration paysagère. Toutefois, la qualité architecturale d'une structure d'observation peut être bonne, tandis que son intégration dans le milieu laisse à désirer. Les expériences présentées, même si elles ne sont pas toutes irréprochables, permettent d'enrichir la réflexion et ont été présentées à ce titre. Enfin, les clichés d'illustration, parfois pris immédiatement après la construction de la structure, avant même que les aménagements paysagers n'aient été menés à terme, peuvent fausser l'appréciation visuelle.

Comment réaliser votre observatoire ?

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L'objectif de ce chapitre est de fournir des éléments techniques et financiers permettant de procéder à l'élaboration concrète du projet (configuration, dimensions...) et aux choix techniques adaptés à chaque cas (matériaux, techniques de construction, coûts...). Les points fondamentaux communs à tous les observatoires sont regroupés sous la forme de "12 règles d'or" auxquelles le gestionnaire pourra se référer à tout moment. Les aspects techniques concernant les aménagements intérieurs, les matériaux, les traitements du bois, les modes de construction, les règles de sécurité, etc., sont ensuite détaillés plus particulièrement.

Certains gestionnaires devront suivre une procédure réglementaire et administrative qui dépend du statut foncier ou de protection de l'espace. Ces procédures standardisées font l'objet d'une présentation succincte à la fin du chapitre. Dans un souci d'aide à la planification budgétaire des équipements, un tableau récapitule les coûts respectifs de chacune des structures pour lesquelles nous avons reçu une réponse (fiche d'enquête remplie et complète) : les différences de prix de revient qui apparaissent sont brièvement justifiées, dans la mesure toutefois où nous ont été fournies les précisions nécessaires à une analyse comparative des différents produits de même type.

Enfin, le chapitre débouche sur 4 fiches techniques "Observatoires clés en main" (chapitre 4).

Fiches techniques : observatoires "clés en main"

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Les Fiches Techniques présentent des observatoires "standard", dont la structure de base est reproductible et adaptable à la majorité des sites d'implantation. Les observatoires décrits sont de 4 types:

1) structure au sol, fermée ;

2) structure sur pilotis ;

3) mirador d'observation ;

4) palissade d'observation.

Les structures simples, réalisables en régie (ou Kit partiel), ont été volontairement privilégiées. Il s'agit dans tous les cas d'observatoires réels.

Pour chaque Fiche Technique, sont donnés :

- la liste des matériaux nécessaires, leur quantité et les sections des bois

- le coût

- les plans de la structure telle qu'elle a été réalisée

Il s'agit de structures de référence. Elles sont représentatives d'un niveau de qualité exemplaire, en raison du sérieux apporté dans leur construction (résistance, durabilité), leur fonctionnalité vis à vis du site, des espèces et du public auxquelles elles sont destinées, le choix de matériaux et de traitements compatibles avec des impératifs de protection de l'environnement, et l'effort d'intégration paysagère qui a accompagné leur implantation dans le milieu naturel. A ce titre, elle peuvent être adaptées à tout site naturel, les adaptations, nécessaires au cas par cas, étant laissées entièrement au libre' arbitre des futurs maîtres d'oeuvre et maîtres d'ouvrage.

A VOS MARTEAUX !

Etude de cas n° 1


Localisation : RESERVE NATURELLE DE BEAUGUILLOT
                      Manche

Structure : Enterrée, fermée
Capacité: 10
Coût TTC : 35 000 F., MO compriseAnnée de réalisation : 1993
Particularités :
non modulable, non démontable,
Milieu : bordure de pairie inondable


Objectifs de l'aménagement :

Augmenter la capacité d'accueil à l'observatoire pour :

- augmenter le confort d'observation

- favoriser la quiétude des oiseaux

Démarche : 

- accueil de groupes réduits (10 personnes)

- rendre la structure accessible aux personnes à mobilité réduite


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Dimensions ; Configuration de la structure

Configuration : hexagonale dont 3 faces sur un côté, et couloir (chicane) d'accès
Longueur : 4m50      Hauteur à l'avant et à l'arrière : 2m30 (encastré dans la digue)
Largeur: 3m50         Surface utile : env. 16m2

Matériaux

Entièrement réalisé en traverses de chemin de fer (ép. env. 30cm) scellées dans une base en béton
Support : base béton
Plancher : cimenté, avec accès personnes à mobilité réduite
Recouvrement de toiture: traverses de chemin de fer recouvertes de bâches plastiques + recouvrement de terre & sable au-dessus
Traitements spéciaux : goudron sous pression

Aménagements intérieurs

Bancs : aucun
Accoudoirs d'observation : aucun
Ouvertures d'observation : 4 meurtrières d'observation à clapet bois, de longueur 1 m et de largeur 30cm
Répartition des ouvertures d'observation : 2 sur la façade principale, et 1 de chaque côté
Couloir (chicane) d'entrée
Vitrines d'information

Entretien

Balayage hebdomadaire

Particularités

Modalités d'utilisation : accessible à tous en visite libre
Utilisation : très utilisé, augmentation sensible de la fréquentation (bilan non réalisé à ce jour)

BILAN

Points forts : bonne intégration au site, robustesse, originalité
Points faibles : dimensions trop faibles à l'avenir si la fréquentation augmente

Cet observatoire remplace une installation beaucoup plus petite, peu confortable, et représentant une source de dérangements importante pour l'avifaune en raison de l'afflux croissant des visiteurs. Sa localisation tient compte de l'accessibilité offerte par le site (routes et cheminements), de la présence d'une forte concentration d'oiseaux (découverte de l'avifaune par le public dans de bonnes conditions d'observation), et de l'orientation par rapport au soleil (les façades d'observation sont orientées vers le nord). Son intégration paysagère est parfaite, la structure étant totalement encastrée dans la digue et recouverte de terre. De plus, il s'agit d'une structure peu coûteuse et qui peut être facilement réalisée en régie.

En outre, cette structure peut constituer une première étape vers l'aménagement global de la zone (Réserve Naturelle de Beauguillot et Polder Communal) en faveur d'un tourisme de découverte, dont le projet s'ébauche.

L'utilisation des traverses de chemin de fer comme matériau de construction confère à la structure une robustesse inégalable, qui répond parfaitement aux conditions de milieu extrêmement difficiles auxquelles les structures enterrées sont confrontées (hygromorphie du sol, ruissellement, poids de la terre sur la toiture ... ). Sa durée de vie est estimée à 30 ans. Le sol en dur (ciment) rend la structure confortable, propre (pas de boue), silencieuse par rapport à l'option "plancher en bois", donc parfaitement adaptée à l'accueil du grand public. Cette technique est également utilisée dans le cas d'observatoires au sol (Réserve Naturelle des Marais de Bruges par exemple).

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurJF. ELDERFondation de Beauguillot - 50 480 Ste MARIE du MONT tel : 33.71.56.99
GestionnaireFondation de Beauguillot - 50 480 Ste MARIE du MONT
PropriétaireEtat
Maître d'oeuvreAssociation Vert Bocage - 14401 BAYEUX cedex
Maître d'ouvrageRN de Beauguillot/EDF/PNR des Marais du Cotentin et du Bessin

 

Fiche technique n° 1

Observatoire modulaire, ferme, au sol, capacité variable, kit partiel


D'après les documents "Observatoires de Faune standards" publiés par la RSPB (Royal Society for the Protection of Birds - The Lodge - SANDY - Bedfordshire SG19 2 DL.

LISTE DES MATERIAUX POUR UN OBSERVATOIRE DE 5m40 x 2m10 (15 PERSONNES)

Toiture

Couverture en onduline verte, clous et rondelles spéciaux. 11 m de polystyrène expansé pour la jointure entre la tôle ondulée et les parois avant et arrière de l'observatoire.

Boiseries

toutes les boiseries (sauf clapets et moulures) doivent être exemptés de noeuds de bois

Montants principaux (bois traité)

   - 5 montants de section: longueur : 2m40 ; section 72x72 mm

   - 4 montants de section: longueur: 2m10; section 72x72 mm

Châssis (bois non traité) : longueur totale nécessaire : 66 m; section : 51x72 mm

Casse secondaire (bois non traité) : longueur totale nécessaire: 66 m; section: 51x51 mm

Clin (bois traité) : surface à couvrir: 30,2 m2

Bancs : longueur totale nécessaire: 5m40; largeur : 30cm; épaisseur : 37 mm

Accoudoirs: longueur totale nécessaire: 5m40; largeur: 30cm; épaisseur: 25mm

Moulures semi-circulaires: longueur totale nécessaire: 2m44; largeur : 12mm;

Clapets (fenêtres) : contre-plaqué extérieur de 12mm pour 7 clapets => un panneau de 1 m80x90cm

Verre

2 morceaux de 90cm x 20,3cm en 5mm d'épaisseur

Gouttières

5m70 de gouttières semi-circulaires avec attaches, et 1 m80 de gouttières de descente

Quincaillerie

clous galvanisés, 101 mm ; 72mm ; 37mm ; et attaches de 25mm pour moulures

7 paires de gonds pour les clapets des fenêtres avec vis de 51 mm

1 paire de gonds pour la porte avec vis de 101 mm


COUT APPROXIMATIF

D'après une réalisation de la Ligue pour la Protection des Oiseaux en 1983 (inflation annuelle estimée à 6%) :

Fournitures :18 000F
Main d'oeuvre de fabrication :11 000F
Transport et pose : 6 000F
Total TTC:35 000F

 

 

Plans de réalisation de la structure et dimensions

 

 

Principe d'un observatoire modulaire (source RSPB)

 

Le module de base proposé (section de 3,60\11) suffit pour accomoder confortablement 6 observateurs. La longueur de l'observatoire peut être n'importe quel multiple de ce module de base. La surélévation de la structure par rapport au niveau du sol doit être au minimum de 76cm (le plancher ne doit pas reposer sur le sol).

Matériaux :

- murs : montants traités en autoclave, de section 38x50ml11, espacés de 600nun (de centre à centre) ;

- recouvrement des façades : c1ains travaillés ou voliges de 19x 150mm posées à clain (horizontalement), bois traité en autoclave ;

- toit : plaques d'onduline fixées sur des montants de section 38x50mm espacés de 600mm (de centre à centre) ;

- plancher : linteaux de 19mm épaisseur;

 

 

Les 12 règles d'or


Les conseils suivants sont des points incontournables. Gardez-les en tête !

  1. L'intérêt d'un observatoire dépend presque entièrement de la qualité de l'approche qu'on en a, donc du sentier d'accès. Ainsi, pensez au camouflage et aux écrans de végétation, à l'intégration de la structure dans les lignes fortes du paysage, ainsi qu'à l'érosion future du chemin d'accès qui pourrait le rendre impraticable à certaines périodes de l'année. Assurez-vous que la largeur du chemin d'accès soit suffisante en tenant compte du nombre de visiteurs escomptés à long terme: les visiteurs peuvent-ils se croiser? Et les fauteuils roulants? Les visiteurs qui sont sur le sentier sont-ils suffisamment dissimulés? Le surcoût engendré par la réalisation d'infrastructures annexes, leur pose et leur entretien, devra être budgétisé et planifié à long terme.
     
  2. Gardez en tête l'accès pour les personnes à mobilité réduite (fauteuils roulants notamment). Très peu d'observatoires leur sont accessibles
    actuellement, et chacun d'entre eux pourra devenir une nouvelle source de plaisir pour l'utilisateur et le réalisateur.

     
  3. Les observatoires deviennent souvent beaucoup plus qu'un simple lieu d'observation. Ils sont des lieux de rencontre et d'échange, des points d'information, de sensibilisation et d'éducation par le biais des animations. Une fois construit, il est très difficile d'agrandir ou de modifier un observatoire. Ainsi, ses dimensions doivent être suffisantes pour accueillir les visiteurs dont le nombre s'accroît au fil des années, leur permettre de circuler d'un bout à l'autre, d'enlever un imperméable, d'utiliser un télescope, de lire les panneaux d'information ...
     
  4. La principale façade d'observation d'un observatoire devrait toujours être orientée vers le nord: dans le cas contraire, l'observateur regarde en contre jour ce qui rend l'observation impossible. De plus, les reflets de lumière sur les optiques peuvent être un facteur de dérangement important pour la faune.
     
  5. Les sons se propagent sur l'eau: il sera préférable de placer l'observatoire en retrait par rapport à l'eau, notamment si on prévoit une fréquentation intensive. Si vous décidez de privilégier l'approche sensible en installant une structure "les piedS dans l'eau" et un platelage d'accès sur pilotis, vous trouverez un avantage à aménager une petite clairière avant d'arriver à l'observatoire : l'animateur pourra faire le point et donner les dernières consignes, ce qui évitera par exemple les claquements intempestifs de portes et de volets.
     
  6. Dans le cas des observatoires surélevés, il conviendra de réaliser un plancher bien insonorisé et de le recouvrir à l'aide d'un matériau (lino, tapis alvéolaires ... ) permettant d'étouffer les bruits de pas et les vibrations. Attention toutefois aux revêtements de plancher: s'il y a dans l'observatoire un défaut d'étanchéité, ils entretiennent l'humidité et accélèrent le pourrissement.
     
  7. Respectez certaines conditions de sécurité, notamment la résistance du plancher de l'observatoire (400 kg/m2 ) . Le poids de la structure devra être réparti sur une surface maximum. Sachant que la plupart des observatoires sont construits sur des zones humides, il est indispensable de l'asseoir sur des fondations en béton (plots en béton coffré, béton coulé dans de vieux pneus ... ).
     
  8. Prévoyez un toit incliné afin de permettre aux eaux de pluie de s'évacuer. Il est préférable de concevoir le côté le plus haut au fond, là où les gens se déplacent : côté façade d'observation, les visiteurs sont généralement assis. De plus, vous obtiendrez ainsi une surface supérieure pour des panneaux d'information.
     
  9. Pensez à adapter la hauteur des bancs et des fenêtres en fonction de tous les types de public (enfants, adultes, handicapés) que vous souhaitez accueillir.
     
  10. Choisissez des matériaux de construction adaptés aux conditions climatiques de votre site. Le matériau le plus utilisé est le bois (esthétisme et faible coût), sauf dans des conditions très particulières, par exemple en zone de crue (cf. Etude de cas n09). Utilisez de préférence des bois traités en autoclave qui auront une durée de vie supérieure et qui nécessiteront moins d'entretien.
     
  11. Pensez à budgétiser l'entretien de l'observatoire et la main d'oeuvre (peinture, dégagement de la végétation ... ). L'innocuité de divers produits de protection du bois envers les chauves-souris, après une période de 4 semaines de séchage, a été montrée. Ils sont toutefois nocifs pendant la période de séchage, et en aucun cas ces produits ne devraient être utilisés en présence des chauves-souris. Ainsi, les traitements devraient se faire au plus tard en février, ou mieux en fin d'automne lorsque les chauves-souris ont quitté leur gîte. Attention, tous les pyrethroïdes sont très nocifs pour l'ensemble de la micro- et macrofaune aquatique.
     
  12. Avant toute opération de construction, assurez-vous que vous disposez de toutes les autorisations nécessaires en fonction du statut foncier de l'espace où sera implanté l'observatoire. Les démarches administratives sont parfois longues, et il est préférable de s'y prendre à l'avance.

Quelles fonctions doit remplir un observatoire ?

 

Un observatoire de faune doit être perçu comme un outil de valorisation du patrimoine
Un observatoire de faune doit être fonctionnel
Un observatoire de faune doit être compatible avec les autres équipements du site
Un observatoire doit être évolutif
Un observatoire doit remplir une fonction biologique

L'implantation d'un observatoire dans un site va avoir plusieurs implications d'ordre biologique technique et financière : risques de dérangement de la faune liés à la structure ou à son accès, insertion visuelle réussie dans le milieu d'accueil, fonctionnalité pour les utilisateurs, adaptabilité par rapport à l'évolution de la fréquentation, budget à court terme pour la réalisation de l'aménagement, budget à long terme pour couvrir les frais d'entretien et l'assurance, etc.

Aussi, un observatoire de faune doit remplir simultanément une fonction de valorisation, d'accueil, et biologique.

1.1.1 UN OBSERVATOIRE DOIT ETRE PERÇU COMME UN OUTIL DE VALORISATION DU PATRIMOINE

Il permet la découverte privilégiée d'un milieu, des espèces animales qui le fréquentent, et d'un paysage. La distance entre l'objet observé et l'observatoire engendre un mode de perception différente chez l'observateur: l'approche sensible sera favorisée par la proximité, la compréhension et la lisibilité par l'éloignement.

La structure ne doit pas représenter une intrusion visuelle dans le paysage et doit en respecter les lignes de force et les couleurs : en milieux ouverts (marais littoraux, situation dunaire .. . ), on choisira préférentiellement une structure basse, peut-être même enterrée si les conditions d'hygromorphie du sol le permettent; en milieux semi-fermés (marais boisés, clairières, milieux bocagers ... ), la structure, haute ou basse, pourra être située en lisière de haie ou de bosquet ; d'une manière générale, on respectera au mieux l'architecture traditionnelle locale notamment dans le choix des matériaux de recouvrement des toitures ....

Ainsi, les principaux critè res de perception visuelle sur lesquels l'accent devra être mis comprennent l'aspect général de la structure (massif, léger, fl uide), sa cou leur (sombre ou claire selon la luminosité ambiante), sa hauteur (plus ou moins importante en fonction des caractéristiques du paysage), les matériaux utilisés pour sa construction (utilisez des matériaux natu re ls tels que le bois ou la brande, mais évitez ceux qui choquent par leur couleur ou leur texture, comme les tôles ondulées grises), son homogénéité (évitez l'utilisation de matériaux hétéroclites tels que bâches plastiques, fe rrailles, ficelles, et autres matériaux de récupération), enfin son environnement immédiat (l'observatoire doit être conçu en continuité avec la végétation et la topographie natu re lle du site: observatoire encastré dans 0 U contre une digue ou un talus, dans une lisière ou un bosquet, son sommet ne dépassant jamais la ligne d'horizon).

1.1.2 UN OBSERVATOIRE DE FAUNE DOIT ETRE FONCTIONNEL

Il doit être adapté au public auquel il est destiné, offrir un confort d'observation aux visiteurs, et respecter les normes de sécurité. La distance séparant le point d'accès (parking) et la structure d'observation doit être particulièrement courte pour les enfants et le grand public en visite libre (100m ou moins jusqu'au premier poste d'observation, 200m entre les observatoires répartis le long du parcours) et le sentier doit être facilement praticable en tous temps. En revanche, la distance entre le point d'accès et l'observatoire revêt peu d'importance pour un public de spécialistes.

    

Pour les visites guidées, cette distance peut être légèrement majorée. Lorsque l'observatoire s'intègre dans un circuit de découverte grand public, il est possible de prévoir un cheminement de 1 à 3 km. A titre d'exemple, le Parc Ornithologique du Marquenterre propose 3 parcours de longueur 1 km, 4 km et 5 km jalonnés de postes d'observation, qui sont presque également fréquentés par les visiteurs.

Il sera utile de prévoir une zone de regroupement juste avant un observatoire destiné à l'accueil de groupes d'enfants : cet espace permettra à l'animateur de faire le point et les dernières recommandations avant de pénétrer dans l'installation, dont la capacité dans ce cas doit être impérativement de 1 classe.

L'accueil d'un public plus spécialisé peut requérir la création d'aménagements spécifiques : emplacements spéciaux fauteuils roulants et largeur des portes, carrossabilité des sentiers d'accès pour les personnes à mobilité réduite, emplacements pour l'observation debout à la longue-vue, ouvertures "spécial-photographe", dimensions et étanchéité suffisantes pour permettre de dormir sur place (animations crépusculaires, suivis scientifiques).

Le confort d'observation est obtenu de diverses manières: surélévation de la structure dans les zones humides ou en milieu fermé ou semi-fermé ; souci d'étanchéité de la structure vis-à-vis du vent, de la pluie et du froid en particulier dans les régions où la météo se montre peu clémente (structure fermée, fenêtres étanches, vitrées, étanchéisation des jointures à l'aide de polystyrène expansé ... ) ; conception adéquate des équipements intérieurs (hauteurs des fenêtres, des accoudoirs, des bancs ... ) ; absence de vibrations du plancher rendant impossible l'observation (faible espacement des entretoises).

Enfin, certaines conditions de sécurité doivent être respectées, comme la résistance du plancher, la présence de 2 portes pour les observatoires à grande capacité, ou d'une porte anti-panique, la réalisation d'un escalier d'accès avec main courante plutôt qu'une échelle ...

1.1.3 UN OBSERVATOIRE DE FAUNE DOIT ETRE COMPATIBLE AVEC LES AUTRES EQUIPEMENTS DU SITE

Sur un circuit comportant plusieurs observatoires, leur capacité doit être au moins supérieure ou égale à la taille des groupes accueillis. Tous les observatoires d'un même parcours doivent avoir une capacité minimum commune. Cependant, la capacité de l'un des observatoires peut être supérieure si on juge que les visiteurs auront tendance à y stationner longtemps (donc plus d'observateurs simultanément).

Portez une attention particulière à la répartition des points d'observation: le long d'un circuit, les observatoires doivent être répartis de façon aussi homogène que possible. La distance entre l'observatoire et le point d'accès, ou entre les observatoires, peut être dissuasive (volontairement ou non). Lorsque la distance séparant deux postes d'observation est trop importante, il devient approprié de mettre en place un point d'attention (panneau d'information, borne ... ) afin de remotiver l'esprit de découverte du visiteur: la distance idéale est d'environ 200 à 300m entre les postes d'observation.

1.1.4 UN OBSERVATOIRE DOIT ETRE EVOLUTIF

L'ensemble des équipements d'accueil doit être planifié et budgétisé en prenant en compte l'évolution du site, et les priorités de gestion du public et biologiques : évolution de l'importance relative du site (biologique ou pédagogique) par rapport aux autres sites "ressource" régionaux, variation subséquente de la fréquentation, du public et de ses attentes.

Pensez "visiteurs" :
Ne sous-estimez pas la capacité de l'observatoire: après un temps de fonctionnement, la fréquentation sera accrue. On pourra envisager, dans certains cas, la réalisation d'un observatoire modulable et/ou démontable (Fiche Technique n°1), permettant d'y ajouter une extension (intensification de la fréquentation) ou de le déplacer (zones soumises aux crues .. . ).

Pensez "espèces" :
Gardez en tête l'évolution biologique de votre site: de nouveaux emplacements pourront s'avérer opportuns en fonction de la gestion des milieux, de l'importance des facteurs naturels, de l'évolution du statut foncier (zones de préemption) ou du statut de protection.

Pensez "budget" :
Planifiez les équipements futurs pour éviter les investissements financiers supplémentaires: en règle générale, une subvention sera plus facilement accordée à un projet d'ensemble cohérent plutôt qu'à plusieurs "petits" projets diffus.

1.1.5 - UN OBSERVATOIRE DOIT REMPLIR UNE FONCTION BIOLOGIQUE

Un observatoire ne doit pas être une source de dérangements: si la distance entre les espèces animales et l'observatoire est insuffisante, l'insonorisation de la structure devra être performante. Idéalement, toute structure d'accueil devrait être implantée en dehors des zones sensibles et les cheminements qui y mènent doivent les éviter.

  

Dans certains cas particuliers, l'implantation d'un observatoire est une solution apportée à un problème de surfréquentation (et dérangements induits) déjà existant sur le site. C'est le cas par exemple de l'observatoire de la Réserve de l'Ile de la Platière (voir étude de cas n°9). L'objectif de l'aménagement peut également être d'ouvrir un site au public en vue d'en préserver un autre plus intégralement.

 

 

Figure 1-1a : Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière

figure 1a : présentation et situation initiale

 

Figure 1b : carte de localisation

Figure 1c : le projet d'aménagement : réalisation

 

Figure 1d : budget, entretien et bilan

 

Figure 2 : Synthèse de la démarche pour la conception d'un observatoire de faune

 

Elaboration du projet : comment s'y prendre ?


Etablir un état initial
Se fixer des objectifs à long terme
Choisir l'emplacement définitif de la structure
Concevoir la structure

 

Afin qu'une structure d'observation réponde fidèlement aux fonctions définies précédemment, il est indispensable de mener une réflexion à l'échelle du site, et dans son contexte socio-économique. Pensez à intégrer à la fois les données biologiques (valeur patrimoniale, sensibilité, capacité d'accueil en terme de public, accès), les données humaines (fréquentation initiale du site et impact, potentialités touristiques et d'animation ... ) et une extrapolation de l'évolution des besoins des visiteurs à long terme. Cet état initial vous permettra de dégager les objectifs relatifs au public et au site, et de planifier l'ensemble des équipements futurs. La conception de l'observatoire en tant que structure architecturale peut ensuite être amorcée.

Cette réflexion complexe doit être intégrée au plan de gestion dans le cas d'une réserve naturelle. Le cas échéant, prévoyez un plan d'interprétation, outil de planification plus "léger", qui vous permettra de synthétiser les différents éléments du puzzle au sein d'un même document et d'en dégager la cohérence.

1.1.1 ETABLIR UN ETAT INITIAL

L'état initial consiste à lister les facteurs naturels et humains ayant une influence sur le site, puis à évaluer leur impact et les implications à court ou long terme.

La première étape est un rappel 1) du statut foncier de l'espace d'implantation de l'observatoire (privé, communal, domaine de l'Etat. .. ) ; 2) du statut de protection de ('espace (Réserve Naturelle ou Réserve Naturelle Volontaire, Réserve de Chasse, Site Classé/Inscrit, Arrêté de Biotope, Parc Naturel Régional, Parc National. .. ) ; 3) des mesures réglementaires qui s'appliquent à cet espace (restriction de l'accès, cueillette ... )

Ces besoins peuvent avoir diverses origines, comme par exemple :

  • suivi particulier d'une espèce animale (ex: Gypaète barbu dans le Parc du Mercantour, programme de réintroduction du Vautour fauve dans les Cévennes.)
  • équipements existants inadaptés ou dégradés (ex: Réserve Naturelle du Platier d'Oye)
  • volonté d'ouverture d'un site sensible au public (Réserves Naturelles ... )
  • nécessité de canaliser le public vers un point focal équipé en conséquence afin de préserver une zone sensible adjacente (ex: Réserve Naturelle de la Petite Camargue Alsacienne)
  • surfréquentation d'un milieu en l'absence de tout aménagement adéquat, causant d'importants dérangements pour la faune (ex: Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière)
  • existence ou mise en place d'un programme de valorisation régional/local pour l'information du pUblic et sa sensibilisation par rapport à des éléments identifiés du patrimoine régional (ex: projets relatifs aux Grues cendrées en Champagne-Ardenne ... )
  • volonté locale de développement de l'accueil du public (ex: communal du PoirélVelluire en Vendée)
  • etc.


A chaque type de public est associée une demande particulière en terme d'équipements : pour l'accueil du grand public, le choix se portera plutôt sur une structure bien insonorisée, permettant la découverte d'espèces "faciles à observer" (anatidés, ardéïdés, grands mammifères .. . ). Le sentier d'accès doit être facilement praticable, court (en particulier pour les visites libres), situé en dehors des zones sensibles, bien camouflé, et accessible depuis un axe routier proche. Un public de scientifiques et de naturalistes requerra une structure équipée pour l'observation à la jumelle et à la longue-vue. En contrepartie. la distance entre le point d'accès et l'observatoire importe peu. L'accueil de scolaires rend indispensable la création d'une structure de capacité 1 classe.

Ces caractéristiques permettront de décider, par la suite, du lieu exact où sera implanté l'observatoire, de son orientation par rapport au soleil, des cheminements d'accès, et enfin des équipements annexes éventuels (platelages d'accès, camouflage des sentiers, surélévation de l'observatoire ... ).

Cette évaluation indispensable, permet de prévoir, à long terme, l'ensemble des aménagements et des équipements (capacité des observatoires, cheminements plus longs ou plus courts, observatoires supplémentaires, panneaux d'information ou de rappel de la réglementation en vigueur. .. ).

1.2.2 - SE FIXER DES OBJECTIFS A LONG TERME

Une fois les éléments de l'état initial rassemblés, le gestionnaire doit se fixer des objectifs précis, relatifs : - au public ciblé par les aménagements et les équipements - à la capacité d'accueil du site en termes de fréquentation par le public - à l'observatoire lui-même (capacité, type d'approche naturaliste et paysagère) - à son implantation dans le site (intégration paysagère ... ) - à l'intégration de l'équipement dans son contexte (sentier d'interprétation, réseau de sites "ressource" à l'échelle régionale, contexte socio-économique communal ... )

Des objectifs vont découler :

  • les modalités d'accès au site
  • les modalités de cheminement dans le site
  • les modalités d'utilisation de l'observatoire
  • la nature de l'équipement (type d'observatoire et aménagements intérieurs)

Ces modalités deviendront les éléments décisifs pour la conception architecturale de l'observatoire et principalement dans le choix de son emplacement.

1.2.3 CHOISIR L'EMPLACEMENT DEFINITIF DE LA STRUCTURE

L'emplacement définitif du (des) observatoire(s) est choisi à partir 1) d'un zonage des secteurs propices à l'implantation de l'observatoire ; 2) des possibilités de cheminement dans le site ; et 3) des scénarios d'évolution mis en évidence.

En règle générale, la structure, implantée à l'abri des vents dominants, devrait être réalisée en continuité avec la végétation, un talus ou une digue, en lisière de bosquet. La façade principale d'observation ne doit jamais être orientée vers l'est ou l'ouest (observation impossible à contre-jour). Une légère surélévation, indispensable en zone humide inondable, offre souvent une meilleure qualité d'observation (les oiseaux notamment semblent d'autant plus en confiance que la structure est surélevée) : cette surélévation peut être obtenue soit par la réalisation d'une structure "sur pilotis", soit en plaçant l'observatoire sur un promontoire naturel (à mi-pente d'une digue ... ).

L'accès à l'observatoire doit faire l'objet d'une réflexion particulière : une structure, aussi bien insonorisée soitelle, ne permettra jamais la découverte des espèces animales si l'accès qui y mène est trop visible ou trop bruyant, et provoque l'inquiétude ou la fuite des animaux avant même que les visiteurs n'aient pénétré dans l'installation. La création d'un sentier peut également provoquer le morcellement du territoire de certains grands mammifères.

D'un point de vue pratique, l'accès à l'observatoire, bien dissimulé, doit tenir compte des zones sensibles du point de vue de la faune et de la flore, de l'inondabilité, de la distance séparant l'installation du point d'accès le plus proche, de la proximité d'un centre d'accueil nature -même s'il ne s'agit que d'un projet-, des possibilités de liaison à un réseau de sentiers de découverte ou de randonnée, et des possibilités de découverte du site pour un public averti où non.

1.2.4 CONCEVOIR LA STRUCTURE

Les caractéristiques biologiques, physiques et paysagères de l'emplacement choisi, ainsi que d'éventuelles contraintes extérieures (vandalisme, pression de chasse ... ), déterminent le type de structure nécessaire (au sol, sur pilotis ... ), sa configuration (orientation, géométrie, nombre de façades d'observation... ), les équipements d'accès nécessaires (platelages, tunnel d'accès et de camouflage.), et les opérations de nature à favoriser ou accélérer l'intégration paysagère de l'installation (plantations, gestion favorisant le développement d'une roselière ou d'un type particulier de végétation, retalutage de digue... ).

Les modalités d'utilisation et le public ciblé déterminent, quant à eux, le choix de la nature des aménagements intérieurs (bancs, accoudoirs d'observation, modules de panneaux pédagogiques ... ), de la capacité de l'observatoire (nombre de personnes observant simultanément), et de la nature des équipements annexes (plans inclinés handicapés... ).

Etude de cas n° 2

 


Localisation :

PARC ORNITHOLOGIQUE du MARQUENTERRE

Baie de Somme (Picardie)

Structure : Au sol, Partiellement fermée
Capacité: 50-60
Coût TTC : 60 000 F.Année de réalisation : 1991
Particularités :
modulable, non démontable, 
Milieu : sur dune, bord de lagune/mer


Objectifs de l'aménagement :

- permettre au grand public d'observer les oiseaux (parfois mammifères) en tenant compte de la fréquentation intensive du site (>100 000 visiteurs par an)

- intégrer l'équipement au réseau de sentiers aménagés sur le site (petiUgrand parcours)

Démarche : 

- choix de l'emplacement de la structure en fonction du comportement des oiseaux: jamais de poste là où ils ne sont pas visibles/interprétables pour le public : les aménagements de milieu sont effectués avant la construction des postes et selon les espèces présentes

- structure éloignée des oiseaux, bien intégrée ; camouflage renforcé des sentiers d'accès

 

Photo 2 : Vue d'ensemble du poste 4 situé sur le parcours d'observation (grand public en visite libre) ; remarquer les plantations d'oyats permettant la stabilisation de la dune blanche en avant de l'observatoire - Parc Ornithologique du Marquenterre (Association Marquenterre Nature) cliché : E. Champion, LPO

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en 1 bloc rectangulaire, entrées non matérialisées par des portes
Longueur : 25m                      Hauteur totale : 3,5m
Largeur :     4m                       Surface utile :    100m2

Matériaux

Support/charpente/façades : pin lariccio (scieries du Domaine du Marquenterre)
Toiture : feutre bitumé sur bardage bois (pin lariccio)  Sol : sable (pas de plancher) et bidim ()
Traitements spéciaux : pin traité aux sels de cuivre

Aménagements intérieurs

Bancs fixes : bancs de "repos" disposés contre la paroi opposée à la façade d'observation et 2 bancs d'observation
Accoudoirs d'observation : disposés sur toute la longueur de la façade d'observation
Porte : néant

Fenêtres : nombreuses meurtrières individuelles, sans clapet, diamètre environ 12cm, hauteur par rapport au sol très variable
"Guignettes" spéciales photographes, diamètre 13cm (min.) Insonorisation: néant (le sable au sol étouffe les bruits de pas)

 

Entretien

Réparations ponctuelles dues aux tempêtes et coups de vent. Coût non estimé

Particularités

Modalités d'utilisation : accès libre de mars à novembre (présence quasi-permanente d'un guide dans l'observatoire) ; visites guidées en hiver ; la pose de Bidim (géotextile) le long d'une partie du parcours permet aux personnes à mobilité réduite d'accéder à certains observatoires.
Utilisation : 60 000 à 109 000 visiteurs/an

BILAN

Points forts : rapport qualité/prix, taille, solidité, montage rapide et facile (par panneaux)
Points faibles : détérioration rapide du bidim (10 ans)
Modifications qui seront apportées en 93/94 : bancs fixes sous les meurtrières d'observation ; installation du courant ; nommer les postes (noms de RN étrangères ou naturalistes décédés) ; réduction du nombre de meurtrières ; camouflage de l'accès en hiver (absence de végétation)

Ce type d'observatoires rustiques, sans plancher, sans portes et sans fenêtres à clapet, est particulièrement bien adapté à la fréquentation intensive du site par le grand public, évitant ainsi les bruits engendrés par les déplacements et les manipulations de clapets en bois... . Les accès sont totalement camouflés par des plantations de haies buissonantes (Sureaux, Peuplier baumier, Argousiers) et des diguettes de sable.

La durée de vie du bidim (matériau cher) dans ces conditions d'utilisation est de 10 ans, mais dépend largement du taux de fréquentation.

Cet observatoire a été entièrement réalisé en régie, de même que la plupart des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre réalisés avant 1992. En l'absence de plans disponibles et afin de donner une idée globale de la configuration de cette structure, des schémas de principes ont été réalisés en reprenant les dimensions sur le terrain. Il existe 14 postes différents le long des parcours, à capacité et configuration variable. Seuls les plus récents ont été réalisés par des entreprises.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurSP. Carruette (responsable pédagogique) et Mr Paul Jeanson (Directeur)Parc Ornithologique du Marquenterre ; Saint Quentin-en-Tourmont ; 80 120 RUE - tel: 22.25.03.06
GestionnaireAssociation Marquenterre Nature
PropriétaireCEL
Maître d'oeuvreAssociation Marquenterre Nature
Maître d'ouvrageAssociation Marquenterre Nature

 

Fiche technique n° 2

Observatoire ferme, surélevé, capacité 30 personnes, kit partiel


Observatoire réalisé sur la Station de Lagunage de Rochefort sur Mer - Ligue pour la Protection des Oiseaux - La Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT cedex 05.

DEVIS ET MATERIAUX

Le devis correspond au coût de réalisation de la structure en Kit Partiel (fondations et structure lourde réalisées en entreprise, le reste en régie), et prend en compte, en plus de la réalisation de la structure en elle-même, la réalisation d'un platelage de raccordement au platelage d'accès, de 17m de long.

MatériauxNombre
d'unités
Prix
unitaire
Montant
(1991)
Busage en béton ferraillé pour ancrage sur plan d'eau
17 buses  30 - 4 buses 015
21 m. linéaire535,0011 235,00
Structure sapin rouge charpente traité, assemblage par boulons zingués. compris pannes pour toiture et solivage, plancher. bois de 60x1802.9 m36 188,2617 945,00
Chevron nage intermédiaire pour pose de bardage et châssis PVC0,7 m35 606,983 924,00
Fourniture plancher sapin blanc, 27x9038 m143,765 462,88
Fourniture et pose châssis PVC marron 8(11 Ox15), 4(90x15), 2(60x20) clair de vitre  24 620,96
Couverture en plaque éternite coloronde ; joint d'étanchéité entre plaques; descente de dalle 2 en PVC marron; fourniture seule45 m3 8 731,60
Porte d'accès pleine bois exotique 30 m/m
serrure barillet
barre anti-panique 185x90
14 849,464 849,46
Quincaillerie pour pose de l'ensemble de la structure en acier zingué, comprenant : pointes 140, 100, 80 ; boulons 14x200, 14x140 ; socles support de poteau ; tire-fond 12x120 ; tige filetée 14 ; sabots pour pose de solivage  



5 446,39
Platelage de raccordement sur poteaux en chêne 10x10 traverses chêne 5x15 ; fourniture & mise en place10 m. linéaire394,953 949,50
Fournitures de lames de bois exotique pour platelage 32x100; 80 lames de 1,10 m. linéaire88 m. linéaire56,304 954,40
Tasseaux pour bordure platelage en bois exotique 30x3020 m. linéaire36,50730,00
Fourniture de produit insecticide et stabilisateur de bois anti-bleu par lazure ; 2 couches Forladécor extérieur sur pied de poteau, bardage, et face extérieur plancher
+ 1 couche Forladécor finition sur bardage + protection des bois intérieurs par insecticide
fongicide incolore Xylofor, 2 couches
Total




40 l
20 l


10 l




82,00
93,00


43,50









4 889,25
10 bancs: h 0.60 L 110 Ig 0.33 sapin10 u54,434 544,30
Tablette accoudoir contre-plaqué extérieur 19m/m10 u323,693 236,90
Tablette rabattable pour observation à la longue-vue
2u

408,72

817,44
Mise en place chantier; déplacements ; conseils techniques  
3 650,00
TOTAL HT
TVA 18 %

TOTAL TTC
  100 390,37
18 672,59

119 062,86

Prix valables 6 mois ; Devis établi au 03 juillet 1991 par
les Etablissements ROUYER - Menuiserie/Charpente "la grève" - Agonnay
17350 St SAVINIEN

Plans de l'observatoire

 


Image retirée.

 

Les différents types de structures : critères de choix


Les observatoires de faune peuvent être de plusieurs types et dérivent, pour la plupart, d'une configuration rectangulaire, quoique la créativité de certains architectes ait conduit à la réalisation de structures plus originales (figure 3). Même si certaines de ces structures répondent plutôt à un souci d'esthétisme, la configuration d'un observatoire dépend initialement des conditions du site d'implantation. Les qualités requises pour une telle structure sont :

  • un champ de vision important;
  • une orientation adéquate par rapport au soleil ;
  • un bon confort d'observation (hauteur des bancs, des fenêtres, absence de vibrations du plancher) ;
  • une bonne intégration paysagère de l'observatoire et de son accès ;
  • la robustesse et ta durabilité de la structure ;
  • le respect des conditions de sécurité vis~à·vis du public.

Facteurs ayant une influence sur le choix de la structure

Dimensions

Avantages et inconvénients des différents types de structure
 

Figure 3 : Exemples d'observatoires de configuration originale (structures réelles) ; de gauche à droite : structure hexagonale (réserve de l'étang de Baerenthal· Moselle), structure pyramidale (réserve du lac du Drennec - Finistère), tour métallique (polders hollandais).


3.2.1 FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE SUR LE CHOIX DE LA STRUCTURE

Nature et hydromorphie du sol

En zone inondable (marais, bord de lac ou de fleuve ... ), l'observatoire devra être surélevé ("sur pilotis"). Dans la plupart des cas, la réalisation d'un platelage d'accès surélevé est également indispensable. A l'inverse, les sols secs admettent n'importe quel type d'observatoire. De plus, la réalisation d'un plancher, pour les structures reposant directement sur le sol est souvent superflue, ce qui réduit les coûts de construction.

Conditions climatiques

De mauvaises conditions climatiques (pluviosité importante, vents violents, froid hivernal) imposent une plus grande rigueur de construction. Afin de garantir le confort d'observation des visiteurs et la pérennité de l'ouvrage, réalisez une structure fermée, hermétique au vent et à la pluie (doublez les matériaux de couverture à l'aide de polystyrène expansé, utilisez du bois séché en autoclave, etc.), munie de fenêtres vitrées (sur châssis bois, ou fenêtres étanches sur châssis PVC) placées en retrait et inclinées légèrement vers l'intérieur. Les façades d'observation devront être orientées à l'abri des vents dominants. Dans les zones à fortes chaleurs estivales (carrières, régions du sud de la France), évitez les structures trop fermées et de couleur sombre (choix des vernis) ; choisissez un emplacement ombragé ou prévoyez des plantations arbustives ou arborées, réparties également le long des cheminements d'accès ; réalisez des ouvertures supplémentaires pouvant permettre une aération par courants d'air en été (orientation des ouvertures).

Attention à l'utilisation des palissades d'observation (prévoir des éléments de toiture et des paravents sur les côtés) et des miradors, dans les régions très ventées : ces deux types de structures offrent une résistance moindre en raison de leur simplicité (palissades) ou de leur hauteur (miradors). Ils seront facilement arrachés lors des tempêtes et sont inutilisables par vent fort.

Type d'approche favorisée et public

Les structures élevées et les miradors procurent une excellente vue d'ensemble du milieu. Toutefois, "surélévation" ne sous-entend pas forcément "structure sur pilotis" : une structure enterrée ou au sol, implantée en sommet de talus ou de digue, jouera exactement le même rôle. D'après les observations, plus la surélévation est importante, moins les oiseaux réagissent par des mouvements de fuite ou d'éloignement lors de l'arrivée d'observateurs à l'intérieur de la structure : les animaux, en particulier les oiseaux, semblent ne plus "reconnaître" la silhouette humaine.

Si l'aménagement est destiné au grand public en visite libre, n'importe quelle structure conviendra dans la mesure où elle est placée suffisamment en retrait du centre d'intérêt pour éviter les dérangements sonores et visuels de la faune, et que son accès est parfaitement dissimulé. Les enfants sont particulièrement sensibles à la proximité des espèces, mais bruyants : les structures qui leur sont destinées devront être fermées et bien insonorisées.

Intégration paysagère

Afin d'intégrer au mieux un observatoire dans son environnement, vous pouvez jouer sur sa position, sa couleur, sa hauteur, et sa forme. Pensez à le placer en lisière d'un bois, dans un bosquet ou une haie, à mipente. Respectez les lignes fortes du paysage, et évitez notamment les sommets de colline ou de digue ; attention en particulier aux miradors en milieux ouverts et "plats" ! La couleur des matériaux de toiture et du bois a une grande influence sur la perception de la structure par le public : choisissez des matériaux ou des vernis clairs dans les milieux très ouverts (dunes, carrières ... ) mais plus sombres dans les milieux bocagers ou forestiers.

3.2.2 DIMENSIONS

Le tableau 2 indique les dimensions moyennes d'un observatoire rectangulaire fermé, en fonction de sa capacité (nombre de personnes en observation simultanée).

nombre
d'observateurs
utilisationlongueurlargeursurface utile
1-5cas particulier6212 m2
5-10faible fréquentation10220 m2
10-20fréquentation moyenne10330/35 m2
20-30groupe scolaire (1 classe)15345 m2
30-60fréquentation intensive254 > 50 m2
1emplacement fauteuil roulant1 m1 m1 m2
Tableau 2 : dimensions moyennes d'un observatoire "standard" en fonction de la capacité requise


3.2.3 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES DIFFERENTS TYPES DE STRUCTURE

Les structures au sol (Etudes de cas 2 et n°3)

Elles conviennent sur les sites où le sol ne présente pas de caractère hydromorphe (sols secs, sableux ... ) ou qui ne sont pas soumis à des inondations temporaires (pluviosité hivernale, crues...). Dans ce cas, la réalisation d'un plancher n'est pas forcément nécessaire et permettra de réduire le coût global (environ 5 000 F pour 38m2 de plancher en sapin blanc non traité, main d'oeuvre non comprise), ainsi que d'éviter le bruit occasionné par les déplacements à l'intérieur de la structure.

  

Les structures sur pilotis (Etudes de cas n°4, n°5, n°6, n°7, n°8 et n°9)

Ce sont les seules structures adaptées en zones humides, en bordure d'étang ou de lac, ou sur tout site sujet à des inondations temporaires. La surélévation permet la découverte d'une plus grande étendue paysagère, et il semble, en outre, que les oiseaux se sentent d'autant plus "en confiance" que ta surélévation est importante. Toutefois, les vibrations qui se propagent sur l'eau pourraient les alerter et provoquer leur fuite. De plus, ces vibrations rendent l'observation impossible (image instable). Aussi, réalisez toujours un plancher très stable (faible espacement des entretoises).

Les structures aériennes (miradors d'observation, études de cas n°10 et n°11)

Elles permettent d'appréhender le site de façon globale, et donnent un champ de vision optimum sur les unités paysagères et écologiques qui le composent. Cependant, leur intégration paysagère est difficile, et elles doivent faire l'objet d'une réflexion architecturale poussée. Leur usage reste souvent limité en forêt ou en lisière de bois/haie, à mi-pente d'un talus, etc. Elles sont indésirables en situation dunaire. Dans certains cas toutefois (Pays-Bas ... ), ces types de structures font partie de l'identité architecturale locale (moulins, phares ... ) et ne représentent pas une intrusion visuelle forte.

Les structures enferrées (Etude de cas n°1)

Particulièrement adaptées pour favoriser l'approche sensible, elles offrent une intégration paysagère parfaite et procurent une vision du milieu inhabituelle et originale. Leur réalisation nécessite l'emploi de matériaux spéciaux afin d'assurer leur étanchéité, en particulier dans les zones humides (structure bétonnée pour toute la partie souterraine ... ). Toutefois, un observatoire standard peut être implanté dans une digue haute ou un talus (pas de nappe affleurante), à condition que tous les bois soient traités en autoclave. Au coût de construction de la structure, il faut rajouter les heures de pelle mécanique ou de bulldozer nécessaires pour décaisser préalablement la digue et la retaluter.

Les palissades d'observation (Etude de cas n°12) et les points de vue

Structures légères et peu coûteuses, elles peuvent être utilisées pour matérialiser un point de découverte privilégié, mais sont difficilement conciliables avec l'observation rapprochée de la faune par le grand public (insonorisation inexistante, effets de silhouettes). Cependant, leur fonctionnalité peut être renforcée par la création d'un écran situé à l'arrière (panneau en voliges, brande, ou écran de végétation naturel). Les palissades sont utilisées par exemple sur les vasières et les prés salés, en prolongement d'une haie le long d'un sentier...

Parallèlement, les points de vue permettent de matérialiser, sans contrainte visuelle forte, des points de découverte ou des points d'observation d'oiseaux à distance importante (vision d'ensemble d'une colonie d'oiseaux, de rassemblements importants...).

  

Elaboration du projet : quelles procédures suivre ?


Dés lors que le type de structure, sa configuration dans l'espace et la nature des aménagements intérieurs et équipements annexes ont été choisis, la conception technique de l'observatoire sera entreprise, et pourra nécessiter l'assistance d'un architecte et/ou d'un paysagiste : dimensions exactes de la structure, réalisation des plans, choix des matériaux et des traitements...

Les procédures administratives dépendent du statut foncier de l'espace (cf. Chap. 3.10 - 3.10.3) : déclaration de travaux ou demande de permis de construire dans le cas des espaces protégés, autorisation Ministérielle ... De plus, dans le cas d'une Réserve Naturelle ou d'un Parc National, le projet devra avoir été préalablement soumis au comité consultatif ou au comité de gestion pour approbation. Ces procédures peuvent être particulièrement longues dans certains cas.

Les demandes de Permis de Construire, la soumission, pour avis simple ou conforme, de l'avant-projet à la Commission Départementale des Sites, à l'Architecte des Bâtiments de France, au CNPN (cas des Réserves Naturelles), nécessitent qu'un plan précis de l'observatoire soit présenté. Ainsi, la phase de budgétisation du projet sera conduite en parallèle. Un devis sera établi par l'entreprise préalablement au démarrage des travaux. Aux coûts engendrés par la réalisation elle-même, viendront se surajouter la main d'oeuvre (entreprise ou régie), ainsi que les coûts des équipements annexes indissociables: équipements accès et aménagements divers, équipements pédagogiques éventuels... " faudra, de plus, budgétiser le coût annuel d'entretien de la structure (peinture, traitements du bois, dégagement de la végétation, main d'oeuvre... ).

La recherche de financements autres que des fonds privés ou publics (communes...) est possible lorsque le projet s'inscrit dans un protocole régional, national, ou international déjà existant: ACNAT "Grues" au lac du Der...

La dernière étape, la construction de l'ouvrage, sera programmée en fonction des conditions de milieu (périodes d'inondation, crues, fortes pluies, sécheresse en terrain argileux à forte rétention d'eau), des cycles biologiques des espèces animales présentes sur le site (périodes de reproduction, hivernage, espèces sensibles ... ) et des disponibilités en main d'oeuvre dans le cas où la construction de l'observatoire est envisagée en régie.

Etude de cas n° 3


Localisation :

RESERVE DE CHASSE DU LAC du DRENNEC (SIZUN)
Finistère

Structure : Enterrée, fermée
Capacité: 20
Coût TTC : 50 000 F., MO compriseAnnée de réalisation : 1991
Particularités :
non modulable, non démontable, 
Milieu : en bord de lac


Objectifs de l'aménagement :

- développer l'observation ornithologique sur le site (diversité et importance de l'hivernage des anatidés)

- développer la valeur pédagogique du site: animations scolaires et de groupes

Démarche : 

- structure conçue pour l'accueil d'une classe entière
- accès prévu pour les personnes à mobilité réduite ()

Photo 4 : Vue d'ensemble de l'observatoire pyramidal - RNC du Lac du Drennec (Parc Naturel Régional d'Armorique) - cliché .- D. Floté, P.N.R.A


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en un bloc pyramidal à 4 faces, base carrée
Longueur/Largeur : 6,60m
Hauteur au centre : 4m
Surface utile : 16m2

Matériaux

Support : semelles et plots (5) en béton coffréOssature empoutrement en 205x80mm
Solivage en 180x65mmPlancher : parquet en 205X40mm
Arbalétriers en 205x80mm  pannes en 180x65mm
Chevrons en 50x50mmtablettes en 205x40mm
Bancs en 205x80mmClouages : pointes inox crantées/anticorrosion
Parois : couverture par volige 18mm (sapin du nord) posé à clin, avec joints compribandes
Traitements spéciaux : Sapin du Nord traité autoclave (classe 3) ; raboté 4 faces


Aménagements intérieurs

Bancs fixes disposés sous chaque ouverture d'observation
Tablettes sous chaque ouverture d'observation, avec rotules de fixation pour télescopes
Ouvertures d'observation : 2 meurtrières à clapet/façade d'observation, 30 cm de hauteur.
Porte : panneaux en contre-plaqué multiplis avec faces bakelisées, posés sur glissière (cadenas de condamnation) + sas avec porte battante (obstacle aux courants d'air)
Vitrines d'information

Entretien

Pose de joints compribandes neufs (durée de vie 3 ans)

Particularités

Modalités d'utilisation : accessible aux seuls visiteurs accompagnés
Utilisation : bilan non établi

BILAN

Points forts : très bien adapté au site; esthétisme et originalité
Points faibles : dérangements de la faune dus aux activités nautiques

La conception de l'observatoire a nécessité l'assistance d'un architecte, ainsi qu'une réflexion globale intégrant les problématiques d'orientation par rapport au soleil et au vent, l'accès, les zones de nidification, et l'intégration paysagère (structure basse plutôt que surélevée ... ). De ce fait, l'observatoire est particulièrement bien adapté au site, aux visiteurs qui l'utilisent et aux espèces (forte concentration d'oiseaux d'eau, principalement les Fuligules milouins & morillons, qui représentent respectivement 60% et 50% de l'effectif total dénombré dans le Nord-Finistère).

L'installation de l'observatoire sur le site ne pouvait être faite que dans une zone bien précise sur la partie sud du lac, étant donnés la trajectoire du soleil, la direction des vents dominants durant la période la plus favorable à l'observation des anatidés, l'absence de site de nidification sensible à cet endroit, et l'accès facile en raison de la proximité d'une zone de stationnement. De plus, il s'agit d'un point stratégique qui englobe une vue panoramique presque sur la totalité du lac.

Avant sa création, la présence d'un observatoire avait paru indispensable compte tenu des demandes d'animations ornithologiques par divers groupes (scolaires, associations, particuliers ... ). La structure a été conçue couverte en raison des nombreuses perturbations météorologiques régionales. La présence de panneaux décrivant les principales espèces fréquentant le lac a semblé un outil pédagogique de base.

L'espace d'implantation est en Réserve de Chasse, classé Site Inscrit, propriété du Syndicat Mixte du Bassin de l'Elorn, et situé dans le Parc Naturel Régional d'Armorique. Malgré ces statuts, les activités nautiques sur le lac représentent une gène importante aux activités pédagogiques et ornithologiques.
 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurD. FlotéPNR d'Armorique; Ménez-Meur ; BP 35 Hanvec  29460 DAOULAS - tel: 98.21.90.69
GestionnaireAssociation Pêche-Rivières-Environnement - Moulin de Vergraon - 29 450 SIZUN
PropriétaireParc Naturel Régional d'Armorique - Ménez-Meur - BP 35 Hanvec - 29 460 DAOULAS
Maître d'oeuvreHervé et Marie-Hélène Le Bot (architectes, Brest)
Maître d'ouvragePNR d'Armorique

 

Fiche technique n° 3

MIRADOR Capacité 15 personnes En régie


Observatoire réalisé sur la réserve naturelle de l'Île du Girard - Fédération de Défense de l'Environnement du Jura - 18, rue de ronde - 39 000 LONS LE SAUNIER.

Cet observatoire de faible coût peut être facilement réalisé en régie. Quelques modifications peuvent être apportées au niveau de la toiture afin d'accroître la durabilité et le confort d'observation. Ces modifications - inclinaison du toit et bardage charpente- sont représentées sur les plans joints.

COUT ET MATERIAUX

MatériauxNombre
d'unités
Montant
(1991)
6 poteaux EDF6240 F
10 chevrons 260x6x8 (cm)10240 F
170 voliges 260x20x2.5 (cm)1704 000 F
Tiges filetées 720x2 de diamètre 195 F
Ciment 4 sacs4 sacs200 F
5 kg de pointes tête plate, inoxydable, 10cm5 kg60 F
5 kg de crosses5 kg50 F
Onduline 15 m215 m21 245 F
Traitement fongicide env. 15l15 l700 F
Petit outillage (marteau, scie, pioche, mètre ... ) 1 000 F
Main d'oeuvre env. 160h de travail 16 000 F
TOTAL TTC 24 080 F

 

NB : les frais de transport des poteaux EDF ne sont pas comptabilisés dans le présent devis

 

CONSEILS PRATIQUES

Une modification est apportée par rapport à l'observatoire réalisé sur la réserve naturelle de l'Île du Girard (Îlot du Bas) concernant la toiture : les plans de l'observatoire, tel qu'il est réalisé sur la réserve, présentent une structure de charpente quasi inexistante, adaptée à la pose d'une bâche couvrant le toit (durée de vie ~ 2 ans). Afin d'améliorer le confort d'observation et la durabilité de la structure, il est conseillé de renforcer la structure porteuse afin de poser une toiture plus performante en onduline par exemple, doublée d'un bardage bois. La toiture doit être inclinée d'avant en arrière pour permettre l'écoulement des eaux (chevrons principaux plus longs à l'avant).

Lors du scellement des montants principaux (pilotis EDF) avec le ciment, il est nécessaire de les renforcer avec de grosses pierres pour assurer une plus grande solidité. Une solution alternative consisterait à faire réaliser des busages béton par une entreprise.

Lorsque le mirador est terminé, il est préférable d'engazonner tout autour pour une meilleure assise. Cette opération est valable dans les zones soumises à des crues importantes, tel que c'est le cas au bord du Doubs, où les eaux risquent de déchausser l'édifice s'il est construit dans une terre meuble.

Plans de l'observatoire

 

 

Les fenêtres, les accoudoirs et les bancs

 

Dimensions et hauteur par rapport au sol

Les différents types de fenêtres et leur utilisation

Les accoudoirs d'observation

Les bancs


Il est souhaitable de maintenir une certaine pénombre à l'intérieur de l'observatoire, les observateurs respectant mieux les règles de silence dans un observatoire fermé et sombre que dans un observatoire ouvert et trop lumineux. Toutefois, évitez que les visiteurs, et surtout les enfants, se retrouvent dans le noir total lorsque toutes les ouvertures sont fermées: essayez plutôt de créer une ambiance "intime" en équipant toutes les fenêtres de volets de fermeture en bois (clapets). Placez un jour (petite ouverture sans clapet qui laissera pénétrer un peu de lumière) sur une des façades latérales et non sur la façade arrière (jeux de lumière, effets de silhouettes).

3.3.1 DIMENSIONS ET HAUTEUR PAR RAPPORT AU SOL

Les fenêtres doivent toujours s'ouvrir vers l'intérieur de l'observatoire. En longueur, on compte environ SOcm par adulte ou 30-40cm par enfant. Pour des raisons de confort d'observation, de poids et de luminosité, la longueur d'une fenêtre ne doit pas excéder 1 m30, accommodant ainsi 2 observateurs adultes simultanés (3 maximum) ou 3 enfants (4 maximum). La longueur de l'avant bras d'un adulte est en moyenne de 40cm, tandis que celle d'un enfant n'est que de 20cm. Ainsi, l'ouverture d'observation doit être placée à 20cm max. audessus de . l'accoudoir (figure 4). La taille idéale d'une ouverture est d'environ 20cm x 110cm ou 2Scm x 110cm.

Figure 4 : Dimensions des aménagements intérieurs pour adultes et enfants : observation à la jumelle ou à la longue-vue


Aménagez, en supplément des ouvertures destinées à l'observation en position assise, au moins une fenêtre haute pour les longues-vues (position debout, sans banc), et si l'accès le permet, une fenêtre basse pour les fauteuils roulants (voir chapitre correspondant). Afin de permettre aux enfants d'observer également à la longue-vue, mettez à leur disposition 1 ou 2 "estrades individuelles", cubes de bois mobiles et superposables (figure 6)

Figure 6 : Estrade individuelle: dimensions standards


3.3.2 LES DIFFERENTS TYPES DE FENETRES ET LEUR UTILISATION

Le tableau 3 présente les différents types d'ouvertures d'observation rencontrées, leurs utilisations particulières et inconvénients, ainsi qu'à titre indicatif, le coût approximatif d'une fenêtre de 11 Ox20cm. Les fenêtres à clapet simple (bois ou verre) ou à double clapet, sont les plus couramment utilisées, en raison de leur faible prix de revient et de leur facilité d'adaptation à tous les types de structure (facilité de conception, de pose, de modification si le bois "travaille").

type de fenêtrecaractéristiquesutilisationinconvénientscoût

meurtrière simple (individuelle ou non)

ouverture sans volet de fermeture

fréquentation intense, grand public

effets de silhouettes ; dortoir aviens (fientes)

néant

fenêtre à clapet simple (bois)volet bois, mobileconvient en toutes situationsmanipulation bruyante50 F
fenêtre double clapet (clair de vitre + bois)2 volets (vitre, bois) mobiles, indépendantsid + réduit les entrées de lumièrenettoyages fréquents500 F
fenêtre étanche en PVCclair de vitre sur châssis PVC mobile (sans volet)climat difficile (étanche, pas de déformations)nettoyages fréquents ; poids (enfants !) ; coût1700 F
Tableau 3 : Types d'ouverlures d'observation, spécificité d'utilisation, caractéristiques, inconvénients


Il est fortement conseillé d'équiper les fenêtres de volets en bois, pour maintenir une semi-obscurité y compris lorsque plusieurs fenêtres sont ouvertes sur différentes façades d'observation. Dans le cas des meurtrières (absence de bruits de manipulation pour les observatoires très grand public, à fréquentation intensive), plusieurs solutions permettent de diminuer la luminosité ambiante: 1) ne pas multiplier le nombre de façades d'observation ; 2) réduire le nombre et la taille des ouvertures: le Parc Ornithologique du Marquenterre, par exemple, a conçu des meurtrières individuelles.

L'utilisation de fenêtres étanches est conseillée dans les régions où les conditions climatiques sont difficiles, rendant les conditions d'observation peu confortables. Leur châssis PVC évite les problèmes de déformations ultérieures à la pose. Leur prix de revient est cependant nettement supérieur à celui des autres types de fenêtres. L'inconvénient majeur est leur poids important, notamment pour les enfants, bien qu'il puisse s'agir d'un élément volontairement dissuasif.

Dans l'optique d'une observation rapprochée de la faune, et particulièrement dans les observatoires libres d'accès destinés au grand public, réalisez des fenêtres à clair de vitre fixes (non ouvrables). pour une insonorisation maximale. Ces fenêtres devront être posées légèrement en retrait et inclinées vers l'intérieur de l'observatoire (figure 7), ce qui réduit la fréquence des nettoyages et facilite l'observation par temps pluvieux.

 

Figure 7 : Principe d'une fenêtre fixe, en retrait, inclinée vers l'intérieur de l'observatoire


3.3.3 LES ACCOUDOIRS D'OBSERVATION

Ils doivent être répartis sous toutes les ouvertures, y compris celles aménagées pour l'observation en station debout (option "longue-vue"), tout observateur pouvant avoir besoin d'utiliser momentanément ses jumelles. Dans le cas des observatoires "ouverts", notamment les palissades, les tablettes accoudoirs peuvent être remplacées par des lisses en bois, beaucoup moins larges, qui ne seront pas salies par les fientes d'oiseaux.

En général, la largeur de l'accoudoir est approximativement de 25cm, ce qui permet à la fois de s'y accouder et d'y poser divers objets : livre d'identification, optiques... Il est possible de disposer des panonceaux d'identification sous les fenêtres, soit verticaux contre la paroi, soit inclinés, auquel cas la tablette devra avoir une largeur de 30 cm (figure 8).

Figure 8 : Tablettes accoudoirs: dimensions requises selon la position du panonceau d'information


3.3.4 LES BANCS

Ils doivent être répartis sous toutes les ouvertures, à l'exception de celles aménagées pour l'observation debout, à la longue-vue (on prévoit en général 1 emplacement longue-vue, central de préférence) et pour les personnes à mobilité réduite. Un banc supplémentaire, étroit, haut de 66cm, peut être placé contre la paroi du fond, notamment dans les observatoires à fréquentation intensive: il permettra aux observateurs d'attendre confortablement leur tour, tout en ayant une vue partielle sur l'extérieur. Les bancs sont parfois remplacés par des tabourets, fixes ou non, ou même des chaises. Il s'agit toutefois d'une solution bruyante, et inadaptée en cas de risques de vandalisme.

Les bancs fixes sont les plus répandus: on aménagera des espaces suffisants entre eux (20 à 25 cm) pour s'y asseoir sans devoir les enjamber ni déranger les autres observateurs. Idéalement, on prévoit un banc pour 2 personnes maximum, soit un banc par fenêtre avec un passage de chaque côté.

Les observatoires ouverts ou équipés de meurtrières sont très souvent utilisés comme site dortoir par les oiseaux (moineaux, étourneaux, ou rapaces nocturnes). Dans ce cas, les bancs comme les accoudoirs risquent d'être salis par les crottes. Il est possible de mettre en place des bancs à charnière (Figure 9), qui "s'ouvrent" pour s'asseoir. Expliquez le mécanisme aux visiteurs par un texte simple, pyrogravé sur la planche supérieure par exemple.

Figure 9 : Système de banc à charnières

 

Etude de cas n° 4


Localisation : RESERVE NATURELLE du PLATIER D'OYE
(Pas-de-Calais)

Structure : Au sol, fermée
Capacité: 30-40
Coût TTC : 140 000 F. MO inclue
(590 heures)
Année de réalisation : 1987
Particularités :
non démontable, non modulable,
Milieu : dune arrière littorale dominant une zone humide


Etat initial :

- réalisation d'aménagements de milieu (création de plans d'eau) rendant nécessaire la création d'un observatoire pour l'observation des oiseaux

- présence d'un blockhaus pouvant servir d'assise potentielle à la structure

Objectifs de l'aménagement :

- créer une structure facilitant l'observation des oiseaux pour le public

Photo 6 : Vue arrière de l'observatoire et du sentier d'accès depuis le parking (BOrn)
- RN du Platier d'Oye (Espace Naturel Régional) - cliché : R. Mikolajczak

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en 1 bloc rectangulaire à 2 étages "en cascade" ; 2 entrées
Longueur: 9,60 m façade avant; 12,30 m façade arrièreHauteur totale : 3,30 m
Largeur: 3,20 m       Surface utile : 32 m2
Hauteur par rapport au sol :
 
- "rez de chaussée" : 0 m
 - 1er étage: 0,95 m

Matériaux

Support : béton (blockhaus)Toiture : bois et feutre bitumé
Charpente : Pin   Sol : blockhaus (1 er niveau) et plancher Pin (2ème niveau)
Façades : Pin  Traitements spéciaux: bois traité autoclave

 

Aménagements intérieurs

Bancs fixes aboutés sous la façade d'observation
Accoudoirs d'observation: idem
Fenêtres: trappe de fermeture en bois pour toutes les ouvertures d'observation et 2 fenêtres non ouvrables en plexiglas (apport de lumière) sur le côté de l'observatoire
Porte standard

Entretien

Nature : maintien éventuel de la couleur
Périodicité: inconnue
Coût: inconnu

Particularités

Modalités d'utilisation: accès libre Utilisation: 10 000 visiteurs/an

BILAN

Points forts : capacité; position dominante BILAN
Points faibles : intégration dans le paysage médiocre (blockhaus)

Bien que la proximité du parking (60 m) ne permette pas une sélection du public accédant à l'observatoire, ce qui peut être considéré comme un inconvénient dans certains cas (dérangements sonores accrus, utilisation de l'observatoire à d'autres fins ... ), elle représente un atout pour la sensibilisation du public présent sur le site. La présence permanente d'un animateur dans l'observatoire permet à la fois de le valoriser et de pallier aux inconvénients précités.

L'ancrage de la structure sur le blockhaus a été réalisé par fixation de panneaux entiers (chevilles) et non pas par fixation des montants principaux uniquement ; en effet, le projet initial d'observatoire concernait une palissade d'observation et non une structure fermée.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurP. BlanpainEspace Naturel Régional; 30, av. Foch;
62930 Wimereux - tel: 21.32.13.74
GestionnaireEspace Naturel RégJonal
PropriétaireConservatoire de l'Espace Littoral
Maître d'oeuvreNicolas Huret (architecte)
Maître d'ouvrageConservatoire de l'Espace Littoral

 

Fiche technique n° 4

Palissade d'observation Capacité 10-15 personnes En régie


Observatoire réalisé en régie sur la Réserve Naturelle des marais de Moëze - Ligue pour la Protection des Oiseaux - la Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT cedex 05.

Cette palissade ne comporte ni toiture, ni côtés. En revanche, un plancher surélève les observateurs (sol boueux, en pente) et une rambarde arrière prémunit contre les risques de chute dans le fossé d'alimentation en eau qui longe l'observatoire.

 

COUT ET MATERIAUX

Tous les prix de matériaux sont actualisés à octobre 1993. Tous les bois utilisés sont traités en autoclave.

MatériauxNombre
d'unités
Prix
unitaire
Montant
TTC
Traverses SNCF de bonne qualité1030 F300 F
Madrier 15x75; 30m linéaire (soit 6 x Sm linéaire)30 m lin.30 F900 F
Plancher L=2m ; ép.=3cm (surface ~ 20 m2)2018,54 F400 F
Lisse 30x45 mm : fabrication en atelier (régie)10 m lin. 100 F
Chevrons 65x65 structure verticale 30 ml30 m lin.26,05 F800 F
Chevrons 65x65 structure horizontale 25 ml25 m lin.26,05 F660 F
Madrier de structure verticale 10x52
; 30 ml
30 m lin.25 F750 F
Volige façade, ep. 2cm, 15 m220m213,12 F300 F
Volige rambarde arrière 5m25m213,12 F70 F
Carbonyle (utiliser en immersion !) 10188 m. linéaire32,60 F326 F
Quincaillerie (tire-fond, pointes, tiges filetées ... )  1 500 F

Total matériaux

Main d'oeuvre :
15 jours x 1 personne (15x750 F)

  

6 106 F

1 250 F
TOTAL TTC main d'oeuvre comprises (régie)  17 356 F

 

 

Plans de l'observatoire

 

 

 

Les portes et les accès

 

Nombre de portes et sens d'ouverture

Types de portes

Eléments de canalisation et de répartition du public

Les accès : escaliers, échelles, plans inclinés


La porte est un élément de la structure qui permet non seulement de matérialiser l'entrée mais aussi d'insonoriser, d'isoler l'observatoire du vent, et de limiter les jeux de lumière.

3.4.1 NOMBRE DE PORTES ET SENS D'OUVERTURE

Bien que le sens d'ouverture de la porte dépende essentiellement de l'espace disponible dans l'observatoire, il est fortement conseillé d'ouvrir toujours vers l'extérieur. Au-delà d'une capacité de 20-30 personnes, la présence de 2 portes, une à chaque extrémité, devient indispensable: les visiteurs circulent sans se gêner et l'aménagement répond aux normes de sécurité. /1 ne faut, en aucun cas, hésiter à investir dans une serrurerie de qualité, qui résistera à l'usage intensif, à l'humidité, et aux déformations du bois. Dans le cas des tours d'observation, l'entrée devrait être aménagée sur le côté de l'observatoire, et non dessous, avec un escalier d'accès extérieur et un palier de 1 m2 • L'accès par une trappe est à bannir: il entraîne une perte de place très importante et rend les mouvements dans l'observatoire difficiles et dangereux.

3.4.2 TYPES DE PORTES

Le tableau 4 présente différents types de portes, leurs spécificité d'utilisation et avantages, leurs inconvénients le cas échéant, et leur coût (à titre indicatif). Les figures 10 à 14 illustrent les principaux types de portes cités (schémas de principe).

Les portes coulissantes sont des équipements déconseillés : bruyants (système de roulement), ils sont particulièrement sensibles aux déformations du bois et résistent mal à une utilisation intensive par le public. Leur avantage unique est le gain de place.

Les chicanes, ou l'absence totale de porte, conviennent dans le cas d'une fréquentation intensive par les visiteurs (absence de bruits occasionnés parÎes manipulations). Les jeux de lumière peuvent être évités à l'aide d'écrans de végétation situés en arrière de l'entrée, ou simplement en positionnant la porte, soit sur le côté de la structure, soit en contrebas si la pente le permet.

Type de porteSpécificité/avntagesInconvénientscoût
"standard" (en voliges)convient en toutes situations ; réalisation en régie très aiséesystème de fermeture pouvant occasionner du bruit dans certains cas300 F
"standard" avec groomconvient en toutes situations ; bruit de manipulation réduitnéant600 F
porte anti-paniquesécurité maximalenéant5 000 F
sas d'entrée 1m2évite les jeux de lumièresource de bruit1 500 F
chicane d'entréegrand public ;
coût : néant
ne limite pas totalement les jeux de lumière ; insonorisation inexistantenéant
absence de porte (sans aménagement spécifique)fréquentation intensive ;
coût:  néant ;
pas de bruit de manipulation
importants jeux de lumière ;
insonorisation inexistante
néant
Tableau 4 : Types de porles, spécificité d'utilisation, avantages, inconvénients

 


Figure 10 : Porte standardFigure 11 : Porte coulissanteFigure 12 : Porte anti-panique

 


Figure 13 : Chicane d'entrée

Figure 14 : Observatoire de type "couloir': sans porte, avec cloison intérieure (du type des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre)

 

3.4.3 ELEMENTS DE CANALISATION ET DE REPARTITION DU PUBLIC


Dans le cas d'observatoires à grande capacité, ou présentant une configuration complexe et plusieurs façades d'observation, favorisez une bonne répartition du  public à l'aide de panneaux en bois cloisonnant l'espace. Ces panneaux pourront remplir également une fonction technique (réduire les jeux de lumières), sociale (espace d'aspect plus petit, donc plus convivial), ou pédagogiqae (support de panneaux d'interprétation et d'information ... ). La figure 15 montre deux exemples de répartition du public dans un observatoire en fonction de la position des cloisons intérieures.

Figure 15 : Exemples de répartition du public à l'intérieur d'un observatoire en fonction de la position des cloisons intérieures

 

3.4.4 LES ACCES : ESCALIERS, ECHELLES, PLANS INCLINES

Pour les observatoires surélevés ou aériens, l'escalier (figure 16) s'avère l'équipement le plus adéquat pour le public. Il doit être muni d'une rampe à 2 hauteurs : 1 m pour les adultes, 60cm pour les enfants. Idéalement, il se termine par un palier de 1 m2 environ, sur lequel s'ouvre la porte. Les échelles sont indésirables car elles ne permettent pas d'accéder à l'observatoire avec un matériel lourd ou encombrant (télescopes, trépieds, appareils photo, .. ), et ne répondent à aucune norme de sécurité. La responsabilité civile du gestionnaire de la structure est mise en jeu.

Lorsque la dénivellation est faible, de l'ordre de 3 ou 4 marches, prévoyez de préférence un plan incliné pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite. Lorsque le sentier d'accès est équipé d'un platelage, surélevez-le à l'approche de l'observatoire. Recouvrez-le d'un grillage (effet antidérapant), et prévoyez une main courante afin d'éviter les risques de chute par temps froid ou humide.

Figure 16 : Principe de réalisation d'un escalier d'accès (RNC St Martin de Seignanx, C. Labat architecte) ; voir aussi l'étude de cas n°10

 

Synthèse et organigramme


Démarche :

  • Etablir l'état initial: identifier les besoins, les caractéristiques biologiques
  • Identifier les objectifs
  • Choisir l'emplacement en fonction des objectifs, des cheminements possibles, de la configuration du site dans l'espace et de sa topographie
  • Définir le type de structure et sa configuration en fonction des caractéristiques physiques, biologiques et paysagères de l'emplacement choisi, et des contraintes extérieures éventuelles
  • Définir la nature des aménagements intérieurs et la capacité en fonction des modalités d'utilisation et du public ciblé
  • Elaborer le projet (plans), budgétiser (devis, subventions), démarcher (administration)
  • Réalisation

 

Public ciblé :

- tout public - tous âges
- scolaires
- groupes
- scientifiques - spécialistes

Modalités d'utilisation et accès :

- aucune restriction d'utilisation ou accès: accès libre
- restrictions accès en fonction des périodes biologiquement sensibles
- restrictions accès dans l'espace en fonction des zones sensibles : canalisation du public
- visites guidées
- combinaisons entre ces différents modes d'utilisation

Configuration du site :

- orientation par rapport au soleil
- orientation par rapport au vent
- champ de vision

Topographie :

- zones inondables ...
- unités paysagères masquant la vue selon l'altitude ...

Caractéristiques biologiques de l'emplacement :

- espèces animales auxquelles l'observatoire est destiné, distance de fuite ou de sensibilité aux dérangements induits
- zonages de végétation
- aires de reproduction, de refuge, d'hivernage, de gagnage, de repos ...
- zones sensibles de végétation et localisation des espèces patrimoniales


PS : ces données sont souvent acquises après plusieurs années de suivis et la mise en place des principaux éléments de gestion de l'espace.

Caractéristiques physiques de l'emplacement :

- topographie
- nature et stabilité du substrat
- sensibilité par rapport à l'érosion (crues, effondrements ... )
- exposition par rapport aux paramètres climatiques
- hygromorphie

Caractéristiques paysagères de l'emplacement :

- zone forestière ou boisée
- lignes paysagères horizontales et/ou verticales dominantes
- absence totale de lignes paysagères soit horizontales soit verticales
- lignes paysagères courbes

Contraintes extérieures :

- vandalisme
- modes d'occupation de l'espace dans les secteurs périphériques
- activités de loisirs ou professionnelles divergeantes

 

Aménagements spécifiques aux personnes a mobilité réduite


Afin de faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite, les dénivellations le long des sentiers d'accès et à l'entrée de l'observatoire doivent être aussi faibles que possible. Lorsqu'une surélévation est absolument nécessaire, la réalisation d'un plan incliné dont le gradient de pente ne dépasse pas 5%, devient indispensable.' Sa largeur doit être de 80 cm (dimension minimale), ce qui permet le passage de fauteuils roulants de toutes tailles. A titre indicatif, la figure 17 présente les dimensions du plan incliné pour une dénivellation de 30 cm.

Attention : en cas de verglas ou d'humidité "grasse", les plans inclinés en bois deviennent inutilisables ou même dangereux (responsabilité civile). Ils doivent être recouverts d'un grillage (effet antidérapant), et équipés d'une main courante.

De même que les plans inclinés, les portes doivent avoir une largeur minimale de 80 cm. La hauteur des fenêtres doit être réajustée, ainsi que la profondeur de la paroi sous la fenêtre (emplacement des jambes). La figure 18 indique les dimensions d'un emplacement fauteuil roulant (d'après l'observatoire standard de la Royal Society for the Protection of Birds - UK). Voir aussi les figure 19 et figure 20. Dans un souci d'économie de place et de matériaux, cet emplacement, central de préférence, peut être couplé avec l'emplacement longue-vue (figure 21), en particulier si l'observatoire est petit.

Figure 17 : Plan incliné fauteuils roulants dimensions pour une dénivellation de 30 cmFigure 18 : Emplacement fauteuil roulant : schéma de principe
Figure 21 : Emplacement fauteuil roulant couplé avec un emplacement longue-vue : schéma de principe
Figure 19 : Emplacement fauteuil roulant : schéma de montage (source : RSPB)Figure 20 : Schéma d'observatoire avec emplacement fauteuil roulant (source : RSPB)

 

Etude de cas n° 5


Localisation : RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE du ROMELAERE
Clairmarais (Pas de Calais)

Structure : Au sol, fermée
Capacité: 25
Coût TTC : 105 494 F
+ montage 70 448 F
Année de réalisation : 1992
Particularités :
démontable, modulable,
Milieu : en lisière de zone humide, sur sol tourbeux


Etat initial :

- 3 observatoires déjà en place sur le site depuis 10 ans, petits (4x2m) , inconfortables; dérangements importants dus à la structure et à l'accès

- tempête récente qui détruit 2 observatoires et endommagé le 3ème => opportunité de reconstruction d'une structure mieux adaptée

- grand public (familial) 50 000 visiteurs/an (1000/jours) et scolaires 15 OOO/an

Objectifs de l'aménagement :

- possibilité d'accueillir le grand public et les scolaires (capacité: 1 classe de 25 élèves) dans une structure performante, confortable, intégrée (paysage), et qui ne soit pas source de dérangements

Démarche : 

- réflexion globale: plan d'aménagement du site

- effort important de camouflage de l'accès, principalement les 50 mètres avant l'étang

 

Photo 9 : Vue d'ensemble de l'observatoire "grand public" ; ici encore, des plantations arbustives et arborées améliorent la perception visuelle de la structure - RNV du Romelaere (Espace Na/urel Régional) - cliché: L. Barbier, ENR

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en 5 blocs rectangulaires juxtaposés, avec sas d'entrée
Longueur: 10mHauteur totale: 2m50
Largeur: 2mSurface utile: 20m2 + sas d'entrée: 10m2


Matériaux

Support: plots en chêneToiture: pin, aggloméré marine et feutre bitumé
Charpente/Parois: pin sylvestrePlancher : pin, résistance 400kg/m2
 Traitements spéciaux: tous bois traités aux sels hydrosolubles en autoclave (classe 4)


Aménagements intérieurs

Bancs fixes sous 10 trappes d'observation, les 2 autres, sans banc, réservées à l'observation au télescope

Accoudoirs d'observation: même disposition que les bancs

Fenêtres : 12 trappes d'observation à clapet bois, 20cm de haut, réparties sur toutes les façades

Porte de derrière, à fermeture bois pour limiter le bruit

Accès handicapés possible grâce aux faibles dénivellations

Vitrines de détermination des espèces en verre feuilleté 442, avec ouverture à l'extérieur de l'observatoire

Entretien

Dégagement de la végétation

Particularités

Modalités d'utilisation: libre accès, toute l'année Utilisation: 45 000 visiteurs/an (1992)
 

BILAN

Points forts : capacité importante, intégration paysagère, champ visuel
Points faibles : source de bruits

L'accès à l'observatoire a été conçu de manière à résoudre totalement les problèmes de dérangements des espèces aviennes (stationnements d'anatidés) liés au sentier d'accès et donc de soustraire les visiteurs à la vue des oiseaux: les visiteurs sur le sentier d'accès sont désormais totalement invisibles depuis l'étang. Les aménagements réalisés dans ce cadre (sas, platelage, tunnel en roseaux), principalement le long des 50 premiers mètres au départ de l'étang, représentent 30% du coût de l'ensemble des aménagements réalisés sur le site. Des replantations ont également été effectuées autour de l'observatoire afin d'améliorer son intégration paysagère.

La nature du sol, tourbeux, a rendu nécessaire la réalisation de fondations sur pilotis.

Le surcoût de montage (+ 70 448 F) est lié à l'accès difficile au chantier, imposant que le transport des matériaux s'effectue par quad et par bateau.

Situé dans le périmètre d'un Site Inscrit, l'implantation de l'observatoire a fait l'objet d'une demande officielle auprès de la DIREN, de l'Architecte des Bâtiments de France, et de la Commission des Sites.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurL. BarbierEspace Naturel Régional; Maison du Parc "Le Grand Vannage" ; BP 24 ; 62 510 ARQUES - tel: 21.98.62.98
GestionnaireEspace Naturel RégJonal
PropriétaireSyndicat Mixte du Parc Naturel Régional de l'Audomarois
Maître d'oeuvreA.L.F.A
Maître d'ouvrageSyndicat Mixte du Parc Naturel Régional de l'Audomarois

 

Etude de cas n° 6


Localisation : RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE de L'ETANG de BAERENTHAL
Etang de Baerenthal (Moselle)

Structure : Aérienne, fermée
Capacité: 6
Coût TTC : 43 000 FAnnée de réalisation : 1981
Particularités :
non démontable, non modulable,
Milieu : bord d'étang


Etat initial :

- étang peu connu, fréquenté par un public de naturalistes pratiquant des "affûts libres", situé sur une commune touristique

- développement du classement en Réserve Naturelle Volontaire, intégré dans un projet de Réserve Naturelle éclatée

Objectifs de l'aménagement :

- mettre à disposition du public (naturalistes et petits groupes 2-3 personnes) une structure confortable servant de base d'observation

Photo 11 : Vue d'ensemble de l'observatoire; ce mirador de petite capacité, sombre et de configuration originale, s'intègre bien dans le milieu où il est implanté - RNV de l'étang de Baerenthal (PNR des Vosges du Nord) - cliché,' PNR des Vosges du Nord.



CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration : hexagone régulier sur pilotis, avec escalier accès extérieur
Rayon : 2mHauteur totale : 7m
Côté : 2mHauteur par rapport au sol : 2,5m
Surface utile : 10m2 31 

 

Matériaux

Fondations : 3 plots béton et pieux chêne

Parois : int. panneaux particules; ext. frise posée à recouvrement; remplissage laine de verre

Toiture : amiante-ciment sur panneaux de particules (remplissage laine de verre; charpente sapin traité

Plancher et sous-face en panneau de particules, remplissage laine de verre

La description complète et les sections figurent sur le devis joint aux plans.

Aménagements intérieurs

Bancs fixes disposés sous chaque fenêtre

Accoudoirs d'observation disposés sous chaque fenêtre

Fenêtres à clapet, en plexiglas (cadre de soupirail de cave 45 x 80)

Jours hauts, non ouvrants, avec accoudoirs, cadre triangulaire de base 80cm et de hauteur 80cm

Porte dans huisserie profilée acier, cadre métallique, panneau de particules 25mm recouvert sur l'extérieur par une frise de bois identique aux parois de l'observatoire

Insonorisation grâce au plancher avec sous-face et remplissage laine de verre, renforcé par la présence de lino qui permet d'étouffer les bruits engendrés par les déplacements

Equipements pédagogiques (dont le coût s'élève à 17 000 F)

Entretien

Néant pour l'instant

Particularités

Modalités d'utilisation : visite libre toute l'année; une caution est demandée à la mairie pour l'obtention de la clé Utilisation: 60 visiteurs/an
 

BILAN

Points forts : bon angle de vue
Points faibles : position par rapport au soleil et distance à l'étang (trop éloigné)
Modifications à apporter éventuellement : localisation ; emplacements aménagés pour l'observation à la longue-vue

La réflexion initiale n'a pas suffisamment pris en compte les caractéristiques du site d'implantation: aussi, la structure est trop éloignée de l'étang et mal orientée par rapport au soleil (observation à contre jour !).

Les modalités d'utilisation de l'observatoire (obtention de la clé à la mairie, avec caution) permettent de cibler le public (naturalistes, ou petits groupes de personnes intéressées). Compte tenu de ces modalités, les informateurs estiment que son utilisation est bonne.

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurJC. GenotPNR des Vosges du Nord; tel: 88.70.46.55
GestionnairePNR des Vosges du Nord ; Maison du Parc ; BP 24 ; 67290 la PETITE PIERRE
PropriétairePNR des Vosges du Nord
Maître d'oeuvreArnold Haichbach (architecte)
Maître d'ouvrageSyndicat Mixte du PNR des Vosges du Nord

 

Les infrastructures annexes


Les infrastructures annexes concernent principalement le sentier d'accès. Certaines entreprises, notamment le Bureau d'Etude ALFA (Boulogne/Mer), conçoivent et réalisent couramment des équipements permettant la gestion des flux de visiteurs sur les sites. Ces équipements ont pour but :

- de camoufler l'accès : plantations d'essences régionales arborées/arbustives, réalisation de tunnels ou de paravents en roseaux, bruyère ou voliges ...

- de faciliter l'accès : platelages (sentiers inondables, boueux, sensibles à l'érosion), ponts, signalétique, systèmes de franchissement de clôtures à bétail (escaliers d'enjambement...), etc.

- de restreindre l'accès : portillons, chicanes pour piétons, coudes avec porte battante (bétail. .. ), plots de bois délimitant le sentier, barrières, clôtures, systèmes de ponts-levis...

La réalisation d'un platelage d'accès, souvent nécessaire, est onéreuse. Prévoyez plusieurs chicanes de croisement (figure 22 et figure 23) bien réparties pour permettre aux visiteurs de se croiser, notamment les fauteuils roulants. Les matériaux nécessaires à la réalisation d'un platelage à la Station de lagunage de Rochefort/Mer (Fiche Technique n°2), et le coût, sont détaillés ci-dessous. Les figure 24 et figure 25 montrent le schéma de principe de sa construction.

 

Figure 22 : Chicane de croisement sur platelage d'accès (schéma de principe) " platelage réalisé à la Station de Lagunage de Rochefort/Mer (fiche technique n°2)Figure 23 : Chicane de croisement sur platelage d'accès (autre type)
Figure 24 : Platelage d'accès.' principe de réalisationFigure 25: Panneaux de protection implantés /e long d'un plate/age .' principe de réalisation

 

PLATELAGE DE LA STATION DE LAGUNAGE DE ROCHEFORT/MER :

Dimensions :

longueur : 228m linéaire
largeur : 1m
protection : panneaux de 1,80m de haut sur 15m de long, en vis à vis

Matériaux : 

- traverses de chemin de fer
Qt : 38 traverses coupées en 3 sections de 80cm de long

- solives (chêne traité)
Qt: 121; section 4m x 6cm x 5cm

- planches platelage (chêne)
Qt : 145; section 1 m x 16cm x 3cm
Qt : 455; section 2m x 16cm x 3cm

- bordure anti-versement
Qt : 117; section 4m x 3,2cm x 3,2cm (sapin traité)

- poteaux de fixation de protection de la passerelle
Qt: 14; section 2m x 13cm x 13cm

- planches protection passerelle
Qt : 22; section 2m x 12cm x 3cm
Qt : 88; section 3m x 12cm x 3cm

Coût :

- matériaux et transport    27355 F

- quincaillerie     2000 F (tire-fond, tiges filetées, écrous, pointes)

- main d'oeuvre  120 heures (préparation, pose, protection à l'huile de vidange)


D'autres types d'équipements peuvent parfois être nécessaires. Leur réalisation provoque un surcoût qui n'apparaît pas forcément sur tous les sites, mais qui peut être particulièrement élevé selon sa topographie ou les conditions climatiques. A titre d'exemple, l'encart ci-après présente les équipements qui ont du être réalisés sur la Réserve Naturelle Volontaire du Romelaere, gérée par Espace Naturel Régional, afin de faciliter l'accès et de limiter les dérangements (queue d'étang). Quelques aménagements dits "de confort" peuvent également être réalisés: portemanteaux.

équipementréalisationpose
Tunnel d'accès en roseaux
Platelage d'accès
Portillon
Observatoire 10mx2m et sas
Aménagements intérieurs (vitrines... )
 18 145F
 9 345F
 2 217F
105 494F
 20 000F
24 550F
2 158F
__
70 448F
__

 

Etude de cas n° 7

 

Localisation : RESERVE NATURELLE D'YVES : OBSERVATOIRE NORD
(Charente-Maritime)

Structure : Aérienne, fermée
Capacité: 26
Coût TTC : 250 000 F, MO compriseAnnée de réalisation : 1985
Particularités :
démontable, modulable,
Milieu: en lisière de haie, devant une zone humide


Etat initial :

existence d'un observatoire (visites guidées) sur milieu lagunaire au sud de la réserve

Objectifs de l'aménagement :

créer un point d'observation sur un milieu autre que lagunaire (étang et roselière)

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en 2 blocs rectangulaires reliés par un "couloir", orientés différemment
Longueur: 8 m + 8 m + 1,5 mHauteur totale: 5,10 m
Largeur: 3 mHauteur par rapport au sol: 3 m
Surface utile: 24m2 + 24m2 


Matériaux

Support : plots bétonToiture : bois, amiante, ciment
Charpente: PinPlancher: aggloméré qualité "extérieur"
Parois: Sapin rouge (clins)Traitements spéciaux : autoclave et anti-termites


Aménagements intérieurs

Bancs fixes disposés sous chaque ouverture d'observation

Accoudoirs d'observation disposés sous chaque ouverture d'observation

Fenêtres à clapet en verre

Insonorisation : plancher en aggloméré sur laine de roche, reposant sur un parquet en sapin

Porte anti-panique

Entretien

Nature : lasure

Périodicité : 1 fois/3 ans

Coût : 3000 F sans la main d'oeuvre

Particularités

A nécessité l'assistance d'un architecte

Modalités d'utilisation : accessible aux seuls visiteurs accompagnés

Utilisation : 1000 visiteurs/an à l'heure actuelle

BILAN

Points forts : grande capacité - possibilité d'y dormir pour nuits de découverte ou d'observation crépusculaire
Points faibles : rapport qualité/prix
Modifications éventuelles à apporter : réduire les sections des poutres de soutènement (surdimensionnées actuellement)

Cet observatoire est bien adapté au site auquel il se rapporte, tant au niveau des espèces que des visiteurs qui l'utilisent. Du fait de sa surélévation, il offre une bonne vue d'ensemble du plan d'eau. Malgré sa taille, il ne constitue pas une intrusion paysagère importante en raison de son implantation dans un bosquet.

Du point de vue technique, les poutres (section) sont surdimensionnées. De plus, l'entretoise de 1 m20 entre les solives du plancher en faisaient une structure bruyante (vibrations et résonances). Afin de pallier à ce défaut (source de dérangement de la faune), une double face de plancher a été créée en panneaux de particules, et l'interstice rempli à l'aide de laine de roche (voir Chapitre 3 : Matériaux et modes de construction).
 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurA. DoumeretLPO. La Corderie Royale.
17305 ROCHEFORT cedex - tel: 46.82.12.55
GestionnaireLPO
PropriétaireDépartement de Charente-Maritime
Maître d'oeuvreDirection Départementale de l'Equipement Maritime
Maître d'ouvrageDirection Départementale de l'Equipement Maritime

 

Matériaux, traitements, modes de construction

 

Les matériaux

Les traitements

Etapes de construction

Modes de construction
 

3.7.1 - LES MATERIAUX

Assise de la structure

Les fondations (figure 26) et la stabilisation sont réalisées en béton : plots béton, traverses bétonnées, béton coulé dans des pneus ... Son emploi est également indispensable pour renforcer les structures implantées en situation fluviale, qui doivent résister à la violence des crues, notamment les crues décennales (Etude de cas n°8 par exemple). Le coût d'un plot (busage) en béton ferraillé 30cm x 30cm pour ancrage sur plan d'eau s'élève à environ 550F (coût en 1991). Pour un observatoire standard fermé, de capacité 30 personnes (fiche technique n° 2), 21 plots ont été mis en place afin d'assurer l'assise de la structure.

Figure 26 : Schéma de principe de montage de plot en béton (sous poteau de soutien)Figure 27 : Poteaux de soutien : schéma de montage (Etablissements Rouyer, menuiserie, charpente)

 

"Corps" de l'observatoire

Le bois convient pour la réalisation de l'ensemble de la structure porteuse, le recouvrement des façades (bardage extérieur) et les aménagements intérieurs. Le choix se porte principalement sur le pin (bardage, plancher, bancs...), le chêne (montants principaux, traverses, solives...), le sapin (planchers...), ou bien sur certains bois durs exotiques imputrescibles tels que le Thuya (Red Cedar). L'utilisation de bois exotiques est cependant difficilement conciliable avec un objectif de protection de l'environnement humain. Parmi les différents pins, le Pin sylvestre et le Pin maritime sont les mieux adaptés aux conditions littorales.

Les traverses de chemin de fer ou les poteaux EDF sont des produits finis utilisés pour la réalisation des platelages d'accès (structure porteuse) ou comme poteaux de soutien et montants principaux des miradors en particulier. " est possible de réaliser entièrement un observatoire à l'aide de traverses de chemin de fer, dont la résistance aux intempéries et aux déformations lui confère une durée de vie et une robustesse sans pareille. Elles conviennent particulièrement pour les observatoires enterrés dans une digue ou un talus (cf. Etude de cas n° 1).

Faites particulièrement attention au séchage du bois que vous vous procurerez: il est primordial de disposer de bois parfaitement sec (bois traités en autoclave par exemple). Dans le cas contraire, de graves problèmes de déformations risquent d'apparaître. Pour le recouvrement des façades, préférez les clins travaillés aux voliges (figure 28) : bien qu'ils soient plus chers, le recouvrement est meilleur, la pose plus facile, et les risques de déformation moindres.

Figure 28 : Pose des clins sur façade d'observatoire : schéma de principeFigure 30 : Principe de réalisation de la toiture d'un observatoire (RN des Marais d'Yves)


Toiture

Le choix des matériaux est large : feutre bitumé, tôles, amiante ciment (evrite/éternite), sont les matériaux les plus couramment utilisés. Les bardeaux canadiens (cf. observatoire de l'Île de la Platière) sont disponibles dans une importante gamme de coloris, ce qui facilite l'intégration paysagère de la structure. Cependant, ils ne doivent être utilisés que sur des toits assez fortement inclinés (risques de fuite et de remontée d'eau sur les toits à faible pente). Le flexotuile (plaque de bitume ondulé) est un matériau de faible prix, très souvent utilisé pour recouvrir les cabanons de jardin, et qui peut convenir également pour les observatoires de faune. L'utilisation moins fréquente des ardoises ou des tuiles est surtout liée à des impératifs d'intégration paysagère selon les régions. Les tuiles devraient être doublées de feutre bitumé (utilisés seuls, ces feutres ont une durée de vie très faible) afin de renforcer la protection.

L'onduline (onduline verte surtout) est le matériau le plus utilisé en Angleterre et donne de très bons résultats (RN Marais d'Yves : durée de vie >10ans) bien qu'il s'agisse d'un produit très décrié par les marchands de matériaux et qu'il est difficile de se procurer, en particulier dans ce coloris. L'onduline est un matériau léger, fiable, facile à manipuler, non coupant, qui ne nécessite ni découpe particulière préalable à l'assemblage, ni pré-perçage à la perceuse électrique.

Malgré le surcoût et quel que soit le matériau de recouvrement utilisé (tableau 5), il est très important de le doubler d'un bardage en voliges traitées (figure 29) : absence de courants d'air, isolation thermique hivernale, étanchéité, durabilité de la structure accrue... Pour les mêmes raisons, il est conseillé de boucher tous les interstices à l'aide de polystyrène expansé (figure 31), hermétique au vent et à la pluie, ou de barreaux en fer de petite taille qui empêcheront la formation de dortoirs de moineaux ou d'étourneaux à l'intérieur de l'observatoire.

matériaucoût
amiante ciment~ 200 F/m2 TTC pour L=2m
onduline~ 82.55 F/m2 TTC
flexotuile31.03 F/m2 HT
bardeaux canadiens (bardoline)52.45 F/m2 HT
(pour L=1 m et l=35cm)
Tableau 5 : Coûts indicatifs 1993 pour les principaux matériaux de couverture

 

Figure 29 : Principe de recouvrement de toiture sur structure porteuseFigure 31 : Principe d'isolation thermique de la toiture et techniques empêchant la formation de dortoirs dans l'observatoire

 

Plancher

La surélévation de la structure par rapport au niveau du sol devrait être au minimum de 76 cm, si l'on opte pour une structure comportant un plancher (le plancher ne doit pas reposer sur le sol). Les poutres de soutènement ne doivent pas être espacées de plus de 1 m/1 m20, sur lequel prennent appui les entretoises qui recevront le plancher, composé de linteaux (pin, sapin... ) ou de panneaux de particules. Les entretoises doivent être espacées de 40cm environ (pour un plancher de maison classique, l'entretoise est de 33cm), ceci pour limiter les vibrations causées par les déplacements à l'intérieur de l'observatoire, et renforcer la structure porteuse (figures 32, 35, 36).


Figure 32 : Planchers insonorisés (absorbant les vibrations causées par les déplacements) : principe de montage d'un plancher
Figure 35 : Plancher présentant un défaut d'insonorisation : l'espacement trop important entre les entretoises est source de vibrations et de résonances. (observatoire de la RN des Marais d'Yves avant rectification)Figure 36 : Plancher bien insonorisé, observatoire de la RN du Platier d'Oye)


Les entretoises doivent déborder de la poutre porteuse. Deux entretoises juxtaposées doivent être solidarisées, de préférence à l'aide d'un tire-fond transversal (figure 33) et non de pointes qui risqueraient de fendre le bois.

Figure 33 : Principe de solidarisation des entretoises par tire-fond

 

Afin de renforcer l'isolation sonore, le plancher peut être conçu en une double face de panneaux de particules avec un remplissage à la laine de verre (figure 34).
En revanche, dans le cas des structures au sol ou enterrées dans une digue, la réalisation d'un plancher peut paraître fortuite. En fonction de la nature du sol, on pourra choisir soit de laisser le sol à nu (sable ou 501 peu hygromorphe), soit d'empierrer à l'aide de dalles (les graviers sont à bannir en raison des crissements et du bruit), soit de recouvrir le sol d'une dalle de béton coulée dans un caisson (confort, silence, propreté, facilité de nettoyage).

Figure 34 : Planchers double-face avec remplissage à la laine de roche (insonorisation) : schéma de principe



Revêtements de sol

Lino et tapis alvéolaires en caoutchouc (type stations de ski) sont les deux revêtements de sol utilisés à des fins d'insonorisation. L'efficacité du lino (env. 30F/m2 ) laisse à désirer ; en revanche, celle des revêtements alvéolaires est excellente mais leur coût les rend souvent inaccessibles aux petits budgets (256F pour une pièce de 1 mx1,50m). La laine de roche, placée par exemple entre le panneau de particules et le parquet (figure 34), est une solution intermédiaire intéressante.

Attention toutefois aux revêtements : s'il y a dans l'observatoire un défaut d'étanchéité, ils entretiennent l'humidité et accélèrent le pourrissement. Ne rejetez jamais la construction d'un plancher cher mais stable au profit d'un revêtement de sol !

Quincaillerie

Il est conseillé d'utiliser des pointes acier et/ou galvanisées afin d'éviter la rouille : bien que celle-ci constitue, dans un premier temps, un facteur anti-arrachement, elle devient vite le facteur principal de détérioration de la structure: fragilisation, désolidarisation...

Pensez à faire particulièrement attention au choix de la quincaillerie (équerres d'angles ou de support, sabots de solive, tiges filetées, tire-fond) en fonction du type d'assemblage : l'utilisation des tire-fond, comme de la tige filetée, permet d'assembler deux panneaux et de les resserrer en cas de déformations survenues lors du séchage du bois. Pensez à placer une rondelle d'acier entre le tire-fond et le bois afin d'augmenter la compression, et appliquez le principe d'assemblage tenon/mortaise (confort, esthétisme). Il existe des pièces d'assemblage du bois métalliques, préfabriquées (sabots de solive ... ), dont l'utilisation très simple facilite grandement la pose de l'observatoire.

Figure 37 : Tiges filetées et tire-fond : schémas de principe

 

Figure 38 : Principe des tenons et mortaises appliqué aux tire-fond

 

3.7.2 - LES TRAITEMENTS

Il s'agit des traitements appliqués au bois, soit initialement (bois traités au coeur), soit en traitements d'entretien (vernis, fongicides ... ). Ces traitements sont indispensables pour tous les bois en contact avec le sol ou avec l'extérieur : plots d'ancrage, gros oeuvre, bardage, toiture, portes, volets. En revanche, ils sont superflus pour les bois servant à la réalisation des aménagements intérieurs : plancher, bancs, estrades, plans inclinés, accoudoirs, panneaux d'information ...

Bois traités au coeur en autoclave

Bien que les bois ainsi traités soient plus chers, ce mode de séchage garantit une meilleure préservation du bois : peu de déformations ultérieures (fragilisation de la structure), ralentissement de la périodicité et du coût des travaux d'entretien (peinture, revêtements extérieurs... ).

Revêtements extérieurs

Ces traitements sont nécessaires pour les bois utilisés à l'extérieur de la structure, mais inutiles à l'intérieur. Ils ont une durée de vie moyenne de 3-4 ans dans des conditions climatiques normales, mais supérieure pour les bois "traités au coeur". Les lasures actuelles assurent à la fois le traitement des bois, leur mise en couleur et les traitements insecticides ou fongicides dans la plupart des cas.

Dans des conditions extrêmes (bord de mer...), les vernis peuvent être remplacés par du Bitume ou du Carbonyle (utilisé par les ostréiculteurs) dont la durée de vie est supérieure. Ce produit s'utilise de préférence par immersion des bois mais présente une odeur extrêmement incommodante pour les observateurs et peu compatible avec la notion "espace naturel préservé". Ainsi, après traitement, il sera nécessaire de prévoir plusieurs semaines (au minimum 1,5 mois) sans utiliser l'équipement.

L'utilisation de l'huile de vidange (huile diesel pour une pénétration accrue dans le bois), bien qu'elle soit très intéressante du point de vue financier, est fortement déconseillée en raison de son incompatibilité avec les règles antipollution : 1 litre d'huile = 1 000 litres d'eau polluée !. Cette méthode ne devrait pas être utilisée, sinon en respectant les conditions de sécurité les plus strictes.

Antifongiques et anti-termites

Les insecticides, fongicides, et anti-bleu doivent être appliqués sur tous les bois, y compris à l'intérieur de l'observatoire. Contrairement aux antifongiques, les produits de traitement anti-termites ne sont nécessaires que dans les régions concernées par ce facteur très particulier. La plupart des lasures actuelles assurent ces traitements, qui n'ont donc besoin d'être appliqués séparément que sur les bois intérieurs ou n'ayant pas reçu de revêtement extérieur.

3.7.3 - ETAPES DE CONSTRUCTION

Il est toujours préférable de construire un observatoire sur la base de panneaux préassemblés, ou "modules" qui sont ensuite assemblés les uns aux autres à l'aide de tiges filetées ou de tire-fond (fiche technique n°1). Un module de 3,60m de long comportant 3 ouvertures d'observation de 1,14 m chacune, accommode confortablement 6 observateurs. La longueur totale de l'observatoire sera n'importe quel multiple de ce module de base.

Dans ce cas, les étapes de la construction sont :

  1. réalisation des fondations (plots d'ancrage au sol en béton) ;
  2. réalisation et pose du gros oeuvre : montants principaux et secondaires, charpente
  3. pose du plancher
  4. préassemblage des modules
  5. pose des modules
  6. pose de la toiture
  7. "peaufinage" : étanchéisation, ponçage des bois entrant en contact avec les mains, lazure

L'intérêt principal réside dans le caractère démontable et modulable de la structure obtenue. Il s'agit notamment d'un critère de choix primordial pour les structures confrontées aux phénomènes de crues, dans la mesure où ces dernières n'ont pas une importance justifiant la construction d'une structure plus complexe, reposant sur de lourdes fondations (observatoire de l'Île de la Platière par exemple).

Alternativement, le montage photos ci-après présente les principales étapes de la construction de l'observatoire de la Station d'Epuration de Rochefort/Mer, en Kit partiel, mais non modulaire. Un premier devis, établi pour une construction de l'observatoire (capacité 30 personnes) entièrement en entreprise, prévoyait un coût total d'environ 193 000 F. En Kit partiel, le coût total a été rabaissé à 119 000 F.

3.7.4 - MODES DE CONSTRUCTION

Il existe 5 modes principaux de construction d'un observatoire. Le choix dépend du budget, des conditions de site, et de la main d'oeuvre disponible pour un montage en régie si l'option est retenue.

En régie

En fonction de la main d'oeuvre disponible et des compétences individuelles, il est possible de réaliser son observatoire en régie, sans l'aide d'un architecte ou d'une entreprise. C'est le cas de la plupart des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre.

En kit

Le maître d'ouvrage contacte une entreprise qui livre tous les matériaux prédécoupés, prêts à l'utilisation ; le montage est entièrement réalisé en régie.

En kit partiel

Dans le cas le plus fréquent, l'entreprise livre les matériaux prêts pour utilisation et réalise le montage du gros oeuvre (fondations, ossature, charpente). Le reste du montage est réalisé en régie (voir fiche technique n°2). Dans l'autre cas, l'entreprise réalise uniquement l'assise de l'observatoire (plots béton), le reste du montage est effectué en régie.

En kit avec préassemblage de panneaux

L'entreprise livre les matériaux sous forme de panneaux préassemblés ou "modules" ; le montage des panneaux est effectué en régie. Se référer par exemple à l'observatoire de Baerenthal (étude de cas n°7). dont le coût s'élevait à 43 OOOF en 1981 pour une capacité de 10 personnes.

En entreprise

L'entreprise se charge de la réalisation complète de l'observatoire : matériaux, assemblage sur le site, main d'oeuvre.

Etude de cas n° 8

 

Localisation : RESERVE NATURELLE DE LA PETITE CAMARGUE ALSACIENNE
St Louis (Haut-Rhin)

Structure : Aérienne, fermée
Capacité: 27 places assises
Coût TTC : 308 164,71 FAnnée de réalisation : 1993
Particularités :
non démontable, modulable,
Milieu: lisière de forêt et bord de bras latéral


Etat initial :

- présence d'un observatoire 5 places, inadapté aux nombreux groupes

- type de public: "grand public" familial, 18.000 visiteurs/an - stratégie de zone tampon et de gestion de la fréquentation

Objectifs de l'aménagement :

- accueil de classes en visites guidées, des groupes, et du pUblic dominical

- objectif pédagogique visant à rendre le site lisible

Démarche :  

- plan d'interprétation mettant en évidence l'importance d'un tel aménagement

- enquête fréquentation-satisfaction faisant apparaître une forte demande émanant du public et des scolaires

- localisation choisie en limite de RN pour limiter la pression sur la zone centrale

- réalisation d'une notice d'impact pour une intégration paysagère optimale

Photo 14 : Vue d'ensemble de la structure en fin de construction. L'observatoire a été conçu de façon à épouser la forme du bras morl dont /1 permet la découverle - RN de la Petite Camargue Alsacienne (Centre d'Initiation à la Nature de J'Au) - cliché: P. Knibiely


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en 1 bloc rectangulaire surélevé, avec escalier extérieur 
Longueur max. : 11.05mHauteur totale: 6.30m
Largeur max. : 5.45mHauteur/sol (hauteur plancher) : 3.8m
Surface utile : 51 m2 dont escalier 6m2Hauteur de vue: 4.60m et 5.60m


Matériaux

Fondations: type bâtiment en dur (prof. 80cm, larg. 60cm) sur façade avant et cage d'escalier + 2 plots support et 3 rangées de parpaings
Charpente : sapinPlancher : panneaux de particules CTBH
Façades : frises sapin du nord (bardage)Toiture : bardeaux asphalt
Gouttières et tuyau d'écoute : zincTraitements spéciaux : autoclave


Aménagements intérieurs 

2 Bancs (amovibles) sous 6 trappes d'observation ; accès longue-vue sous 3 trappes centrales (avec 2 bancs amovibles sur roulettes)

Accoudoirs d'observation: avec les bancs

Fenêtres de type meurtrières à clapet bois et altiglas, 20cm haut (9 basses + 3 hautes) + 2 fenêtres vitrées façade arrière (luminosité) + fenêtres vitrage sécurité (cage escalier)

Porte sur ferrière bois 3 crans ; Escalier bois 3/4 tournant ; Lino au sol (insonorisation)

Entretien

Entretien de la végétation à l'avant et nettoyage de l'observatoire 1 fois/semaine

Particularités

Modalités d'utilisation : libre d'accès le dimanche; clé disponible sur demande en semaine; accès des groupes en visite guidée

BILAN

Points forts : capacité intéressante; absence de vibrations; bonne intégration paysagère

Points faibles : coût important; démarche administrative longue

La construction de l'ouvrage a bénéficié d'une aide importante de la part d'une équipe de bénévoles (terrassement, fondation et maçonnerie, aménagements intérieurs : bancs, clapets, finitions.), ce qui a considérablement réduit son coût (le bénévolat est estimé à environ 50.000 F). Cet outil a indéniablement apporté un "plus" tant pour la compréhension du fonctionnement du site (public + scolaires) que pour l'observation de la faune (avifaune surtout). Il s'agit, de plus, d'un excellent outil pour la découverte de l'action des Highland Cattle sur le milieu, et pour la lecture du paysage.

Démarche administrative suivie (compte tenu de la localisation de l'observatoire sur une Réserve Naturelle) :

- notice d'impact pour une meilleure intégration paysagère (pas obligatoire) ;

- avant-projet présenté au comité consultatif de gestion, et prise en compte des modifications proposées;

- travail d'architecte;

- adoption du projet par le comité de gestion; - avis des communes; avis de la Commission Départementale des Sites;

- accord du CNPN ;

- permis de construire;

- aménagements de milieu (butte antibruit et restauration hydraulique du bras de rivière en lisière duquel est implanté l'observatoire), puis construction de la structure.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurPhilippe KNIBIEL YCINA - rue des étangs - 68 300 St LOUIS; tel : 89.69.08.47
GestionnaireCINA Centre d'Initiation à la Nature de l'Au
PropriétaireCINA Centre d'Initiation à la Nature de l'Au
Maître d'oeuvreEntreprise TRAPP - Hegenheim
Maître d'ouvrageM. LARRIERE (Architecte des Bâtiments de France)

 

Sécurité


Les observatoires de faune, en tant que structures d'accueil, doivent être conformes à certaines règles de sécurité élémentaires. Les renseignements fournis ici répondent aux normes de sécurité publique préconisées par les pompiers.

3.8.1 - GENERALITES

Pensez à ne laisser dépasser ni pointes ni autres éléments coupants, souvent altérés par la rouille. Veillez en particulier aux ouvertures (portes, fenêtres) et aux bancs. Songez à poncer les bois qui entrent directement en contact avec les mains: encadrement des portes et des fenêtres, rambardes, rampes d'escaliers, angles de madriers, etc. Ceci est d'autant plus important que la plupart des observatoires sont aussi utilisés par des enfants (accueil de groupes scolaires, utilisation familiale ... ), souvent spécialistes des échardes dans les doigts....

Evitez les échelles, et préférez un escalier large, solide, muni d'une rampe à deux hauteurs (enfants, adultes).

Si l'observatoire (ou son accès) est implanté sur un site humide, boueux, ou dans une localité à risque de verglas, pensez à recouvrir les platelages, les marches d'escalier, les glissières d'accès, à l'aide d'un grillage qui réduira les risques de dérapages et de chute.

3.8.2 - ASSURANCES

Bien que ce ne soit pas obligatoire, pensez à contracter une assurance pour la structure, couvrant les risques d'incendie et de dégradations (vandalisme ... ), en particulier si l'observatoire a nécessité de lourds investissements. De plus, pour toutes les activités d'animation ou d'accueil du public sur un site, le gestionnaire doit se prémunir sur les risques d'accidents susceptibles d'arriver aux visiteurs ("responsabilité civile") et contracter une assurance particulière à ces activités.

3.8.3 - RESISTANCE DU PLANCHER

La résistance du plancher, pour un équipement répondant aux normes de sécurité, doit être de 400 kg/m2 

3.8.4 - NOMBRE DE PORTES ET PORTE ANTI-PANIQUE

Pour les observatoires dont la capacité d'accueil ne dépasse pas 30 personnes, une seule porte, de largeur conventionnelle O.gOm, est suffisante. A partir de 30 personnes, il faudra prévoir soit 2 portes de sortie de 0.90m de large, soit 1 seule porte de 1.40m de large.

Pour les observatoires fermés, et particulièrement pour ceux à grande capacité d'accueil, au-delà de 30 personnes en particulier, la mise en place d'une barre anti-panique pour l'ouverture de la porte (en cas d'incendie ... ) pourra être considérée comme une priorité.

3.8.5 - EXTINCTEURS ET INSTALLATIONS ELECTRIQUES

La mise à disposition d'un extincteur à eau pulvérisée à l'intérieur d'un observatoire grand public peut être envisagée, bien que cela ne revête pas un caractère obligatoire.

Dans le cas d'observatoires disposant d'installations électriques (en vue de leur mise à disposition pour des photographes professionnels, une utilisation en nocturne ... ), les installations devront être mises en place par un électricien, en conformité avec les normes de sécurité conventionnelles.

Estimez le coût de votre observatoire


Les tableaux 6 à 10 présentent les coûts de différents types de structures d'observation, en fonction de leur capacité et de leur année de réalisation. Ces expériences réelles proviennent des résultats de l'enquête nationale conduite dans le cadre de la réalisation de cette brochure. Dans la plupart des cas, les importantes différences de prix de revient entre les observatoires sont dues, soit au mode de réalisation (en entreprise, en régie, en kit...), soit au coût de la main d'oeuvre, qui n'a pas toujours été comptabilisé dans le total, notamment dans le cas des observatoires entièrement ou partiellement réalisés en régie.

L'absence de frais mentionnés dans la colonne "entretien" ne signifie pas que l'observatoire ne nécessite pas de dépenses d'entretien, mais que le coût en est inconnu ou n'était pas spécifié dans la fiche d'enquête qui nous a été retournée.

Structures au sol, fermées

Structures au sol, partiellement fermées

Structures surélevées

Palissades d'obsrvation

Miradors d'observation

 

Sigles et abréviations : 
structure accessible aux personnes à mobilité réduite
RN : Réserve Naturelle
RC : Réserve de Chasse
Cons. : Conservatoire
ENR : Espace Naturel Régional
ONC : Office National de la Chasse RNV : Réserve Naturelle Volontaire PNR : Parc Naturel Régional
CG : Conseil Général
SEPNB : Société d'Etudes pour la Protection de la Nature en Bretagne
PNN : Parc National
LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux
SEPANSO : Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest
CINA : Centre d'Initiation à la Nature de l'Au
FDEJ : Fédération de Défense de l'Environnement du Jura
ADEV : Association pour la Défense de l'Environnement en Vendée
GOAS : Groupe Ornithologique Aunis-Saintonge
APEGE : Agence pour l'Etude et la Gestion de l'Environnement


3.9.1 - STRUCTURES AU SOL, FERMEES

Tableau 6 : Coûts comparatifs pour des structures au sol, fermées
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
590 0001992--Tombolo biancoPNR de Corse
1035 0001992-, semi-enterréLe QuesnayENR + Le Quesnay
1550 0001986--Etang d'IsleVille de St Quentin
15148 0001992-SeneSEPNB
15/2012 00019881500/2anssur digueRN marais BrugesSEPANSO
2050 0001991-RN lac de DrennecPNR d'Armorique
257 00019851000/an-St Malo de GuerecPNR de la Brière
25176 0001992-RNV de RomelaereENR
20-3030 00019881500/2ans-RN MoëzeLPO
25-3025 00019902000/2ans-RN marais BrugesSEPANSO
30-40140 0001987--RN Platier d'OyeENR


Les prix de revient les plus faibles correspondent à des structures réalisées en régie, comme l'observatoire de la RN des Marais de Moëze (LPO) pour lequel le coût équivaut au prix d'achat des matériaux, sans la main d'oeuvre. L'importance des coûts et de la fréquence d'entretien est due à la localisation de l'observatoire en bord de mer et à sa surface importante.

Dans le cas de l'observatoire de Séné (SEPNB), le coût est majoré par la pose de fenêtres étanches et par la réalisation d'un plan incliné pour les handicapés (53 000F), comprenant 2 fenêtres de hauteur de vue différente : le coût de l'observatoire sans le plan incliné est de 95 472,97F.

3.9.2 - STRUCTURES AU SOL, PARTIELLEMENT FERMEES

Tableau 7 : Coûts comparatifs pour des structures au sol, partiellement fermées
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
6-710 0001989750/2 ans-RN MoëzeLPO
910 00019901000/2 ansImage retirée.RN MoëzeLPO
20-2553 56819921000/an-ArlesPNR Camargue
20-6080 0001992rareImage retirée.Parc MarquenterreMarquenterre nature


Le prix de l'observatoire de la Petite Camargue Alsacienne s'explique par la configuration de la structure en 2 étages (partiellement fermée en bas et fermée en haut), par son caractère modulable, et par la réalisation d'importantes fondations en béton armé nécessaires en raison des conditions de site.


3.9.3 - STRUCTURES SURELEVEES

Tableau 8 : Coûts comparatifs pour des structures surélevées
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
49 9971992--RNV RomelaereENR
816 0001990--St MarcellinPNR Vercors
1075 345198910 000/2 ansImage retirée.RN LachausséeCons. Sites Lorrains
1090 0001992--RNV ClairmaraisENR
1245 0001988faible-RC marais du QuellenCG Côtes d'Armor
10-1570 00019893000/2 ans2 étages RN marais de BrugesSEPANSO
1575 0001993--RC EstagnolONC (Mazan)
2040 00019851000/3ans-RN marais d'YvesLPO
20-2553 56819921000/anImage retirée., 2 étagesCommune d'ArlesPNR Camargue
2546 80019775000/3ans-GéraudotPNR Forêt d'Orient
26250 00019851000/an-RN marais d'YvesLPO
27238 0001990-Image retirée.RN St Denis du PayréADEV
27300 0001993non estimé2 étagesRN Petite CamargueCINA
30120 0001991faible/3ansImage retirée.Station d'Epuration de Rochefort/merLPO
4032 00019765000/3ans-Mesnil St PèrePNR Forêt d'Orient


L'importance du coût d'entretien des structures d'observation gérées par le PNR de la Forêt d'Orient est due principalement à leur ancienneté et à l'absence de traitement initial du bois (bois non traités au coeur).

Le prix de revient particulièrement élevé de la structure de l'Etang de Lachaussée provient de son surdimensionnement (3m large x 8m long x 2.40m de haut !) par rapport à sa capacité (10 personnes). Ces dimensions répondaient à un besoin du gestionnaire: la structure, réservée aux visites guidées, est équipée de nombreux panneaux pédagogiques et est utilisée comme lieu d'information principal.

Les prix de revient des observatoires de la RN des Marais d'Yves (250 000F) et de St Denis du payré (238 000F) s'explique par leur configuration complexe, respectivement en 2 blocs reliés par un couloir, et en 3 "alcôves" hexagonales. La nature des aménagements intérieurs contribue également à majorer leur coût.


3.9.4 - PALISSADES D'OBSERVATION

Tableau 9 : Coûts comparatifs pour des palissades d'observation
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
615 0001991500/anImage retirée.RN Ile du GirardFDEJ
610 0001991--HillionCG Côtes d'Armor
816 0001990néant-St RonanSIVOM St Marcellin
9-1230 0001991--RN Platier d'OyeENR
1017 35619911000/2ans-RN MoëzeLPO
1522 0001990peuImage retirée. RN ChatteCORA
1575 0001993-en durRN EstagnolONC (Mazan)

 
Par rapport aux autres palissades, celle de la RN du Platier d'Oye est plus complète, dans le sens où elle comporte des éléments de toiture sur une profondeur d'environ 1 m30, ainsi que des côtés de 2m environ. La quantité supérieure de matériaux nécessaires à sa réalisation et l'utilisation de feutre bitumé pour la toiture expliquent son prix de revient supérieur.

L'importance du coût d'entretien de la palissade de la RN des marais de Moëze est due à son implantation en bord de mer et à l'utilisation de revêtements extérieurs standards, peu adaptés aux conditions climatiques particulièrement difficiles. Les produits de traitement sont appliqués sur les 2 faces de la palissade, le "plancher" (compensation de la dénivellation ), et la rembarde.

3.9.5 - MIRADORS D'OBSERVATION

Tableau 10 : Coûts comparatifs pour des miradors d'observation
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
217 0001991néant-PNN MercantourPNN Mercantour
415 0001991500/an-RN Ile de GirardFDEJ
43 00019881000/3ans-RNV marais du RothmoosConservatoire des Sites Alsaciens
516 0921984-semi-ouverteRC lac de MadinesONC (Bar le Duc)
5600 0001990 à 94-patrimoine bâti RN du Bout du LacAPEGE
8-1035 0001991--Dune de Bonne AnseGOAS
10-1280 0001989--St Martin de SeignanxFDC des Landes
10-1570 00019921000/an-BigugliaPNR de Corse
1525 000?1200/an-RahonFDEJ
2053 56819901000/an-Stes Maries de la MerPNR Camargue
30450 0001992--Ferme aux GruesLPO

 

La structure de la RN du Bout du Lac ne peut pas être considérée comme une structure légère d'accueil. Elle figure toutefois dans ce tableau à titre indicatif puisqu'il s'agit d'un projet de restauration du patrimoine bâti (Tour du XVlllème siècle), qui intègre la mise en place d'un point d'observation de la faune (oiseaux, mammifères, reptiles et araignées autochtones à la structure).

L'observatoire du marais du Rothmoos (étude de cas n°9) a été entièrement réalisé en régie, à l'aide de matériaux de récupération, ce qui explique son coût particulièrement faible.

Etude de cas n° 9


 

Localisation : RESERVE NATURELLE de l'ILE de la PLATIERE (Isère & Ardèche)
Observatoire situé sur la commune de Limony (Ardèche)

 

Structure : Aérienne,  partiellement fermée
Capacité: 10-15
Coût TTC : 119 000 F, MO inclueAnnée de réalisation : 1991
Particularités :
non démontable, non modulable, 
Milieu : zone fluviale (soumise aux crues du Rhône)


Etat initial :

- domaine fluvial soumis aux crues du Rhône

- fréquentation intensive du site (y compris véhicules) occasionnant d'importants dérangements de la faune et des dégradations des milieux

- aucun aménagement disponible pour les visiteurs isolés

Objectifs de l'aménagement :

- résoudre les problèmes de dérangement de la faune, de dégradations des milieux, et appliquer la réglementation d'accès en vigueur (véhicules)

- créer un équipement pédagogique grand public avec un accès court, non sélectif

Photo 21 : Vue du mirador dans son milieu : sa configuration massive (résistance aux crues) n'apparaÎt pas comme une contrainte visuelle dans la mesure où son implantation dans la lisière de la forêt alluviale et les plantations réalisées pour accélérer sa "renaturation" permettent de substituer presque complètement le socle en béton à la vue - RN de /'Ile de la Platière (Association des Amis de la RN de l'Ile de la Platière) - cliché: B. Pont


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en 2 étages : 1 bloc fermé (bois) en demi-hexagone, reposant sur une palissade de béton et un pilier de soutien profondément ancré dans le sol.
Longueur max. : 4,75mHauteur totale: 6,20m
Largeur max. : 2,50mHauteur par rapport au sol: 3,4m
Surface utile : ~ 10m2 


Matériaux

Support : socle béton (mur + 1 pilier + 2 poutres)Charpente plancher : Sapin, 80 x 190mm
Plancher : sapin, plateaux ép. 32mm, bouvetésCharpente toit : sapin, 45 x 115mm

Ossature : sapin non traité, 55 x 70mm
Bardage ext. : Red Cedar, clains ép. 22mm
Toiture : charpente + plaques en aggloméré extérieur + bardeaux canadiens
Traitements spéciaux : sapin traité par immersion en bain; Red cedar (Thuya sp.) naturellement imputrescible


Aménagements intérieurs

Bancs fixes disposés sous chaque ouverture d'observation, sans espace entre eux

Accoudoirs d'observation disposés de même

Fenêtres à clapet en plexiglas Accès : escalier en colimaçon (structure béton préfabriquée) recouvert de lattes de bois (Red cedar) servant à la fois de garde-corps et d'habillage.

Utilisation

Modalités : libre d'accès toute l'année ou visites guidées

Utilisation : 1000 visiteurs/an en visite guidée; quelques milliers en visite libre

 

BILAN

Points forts : structure adaptée aux contraintes de crues

Points faibles : esthétique (utilisation du béton nécessaire pour une résistance suffisante) ; taille de l'observatoire légèrement trop faible

Modifications éventuelles à apporter : agrandir la structure bois jusqu'à recouvrir entièrement la structure béton

L'observatoire est hors d'eau pour la crue décennale (vérifié en oct. 93 : pour un débit égal à celui de la crue décennale, la ligne d'eau a atteint le sommet de la partie béton). Pour une crue centennale, il y aurait 1 m d'eau dans l'observatoire. Depuis sa construction, la structure a connu, sans dommages, 6 crues de débit annuel ou bisannuel, 1 crue légèrement inférieure à la crue décennale, et 1 crue décennale.

Compte-tenu des conditions de site, l'observatoire est d'un très bon rapport qualité/prix. La structure bois repose sur un socle en béton (mise hors d'eau), lui-même ancré sur d'anciens exutoires d'égout désaffectés afin de pallier au problème d'instabilité du sous-sol en milieu fluvial (alluvions et matériaux d'érosion). La position du fleuve n'a pas laissé de choix possible quant à l'orientation de l'observatoire par rapport au soleil.

D'un point de vue paysager, le socle est camouflé par la végétation rivulaire côté fleuve (saules...) et par des plantations de lierre et de vigne réalisées le long de la façade arrière. Sur celle-ci, une échelle limnimétrique mentionne les dates et cotes des crues les plus importantes ou les plus récentes (information à but pédagogique, expliquant d'elle-même la taille et la nature de la structure mise en place). Initialement, l'observatoire avait été conçu pour gérer un problème existant de surfréquentation du site (dérangements ... ) et pour l'accueil de demi-groupes scolaires ; sa taille est désormais un peu trop faible par rapport aux besoins actuels. Sa conception a nécessité l'assistance d'un architecte, et sa réalisation une déclaration de travaux (Domaine Public Fluvial).
 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurB. PontAssociation des Amis de la Platière; Mairie; 38 550 SABLONS - tel: 74.84.35.01
GestionnaireAssociation des Amis de la Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière
PropriétaireAssociation des Amis de la Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière
Maître d'oeuvreAtelier Espace Architecture
Maître d'ouvrageAssociation des Amis de la Réserve Naturelle de l'Ile de la Platière

 

Ou s'adresser ?



3.10.1 - BUREAUX D'ETUDES, ENTREPRISES, ARCHITECTES

Lorsque la construction d'un observatoire nécessite l'assistance d'un architecte ou d'une entreprise, favorisez les artisans et les entreprises locales par le biais des appels d'offres par exemple.

De nombreuses entreprises, bureaux d'études, ou architectes ont déjà été amenés à concevoir des structures légères d'accueil. A titre indicatif, ceux dont l'expérience fait l'objet d'une présentation au sein de la brochure (étude de cas, fiche technique) sont listés ci-après :

Bureau d'étude A.L.F.A - 3, rue Charles Lebeau
62 200 BOULOGNE/MER
21.87.68.00
Entreprise BELLEVEGUE
07 340 FELINES (charpente-menuiserie)
 
Entreprise GIRAUD GAGNAGE - Rochessieux
07 100 ROIFFIEUX (maçonnerie)
 
Entreprise LALOUER-BOUCHER
Le Lantel - rte de Bourg-Blanc - 29 850 GOUESNOU
98.07.86.66
Entreprise Henri LASSUS
40 390 ST MARTIN DE SEIGNANX
 
Etablissements ROUYER (menuiserie, charpente)
La grève - Agonnay - 17 350 St SAVINIEN
46.90.18.14
Entreprise Reinhold TRAPP
89, rue de Bourgfelden - 68 220 HEGENHEIM
89.69.79.96
GAILLARD-RONDINO
53, av. J. Moulin - BP404 - 34 504 BEZIERS cedex
67.31.27.24
  
MH Le BOT et H. Le BOT, architectes
37, rue de la république - 29 000 BREST
98.80.42.10
N. HURET, architecte
Le Point du Jour - 62126 WIMILLE
21.87.45.00
A. HAICHBACH, architecte
15, rue de la république - 67 110 NIEDERBRONN-LES-BAINS
88.09.71.00
Atelier Espace Architecture - D. BADEL, architecte
07 340 PEAUGRES
75.34.81.88
Service Départemental de l'Architecture du Haut-Rhin
17, pl. de la cathédrale - 68 000 COLMAR
89.20.26.00
D. GOSSELIN
7, rue Monseigneur Moreli - 22 000 SAINT BRIEUX
96.61.14.52


3.10.2 - GESTIONNAIRES

Ligue pour la Protection des Oiseaux
la Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT/MER cedex 05
Image retirée.46.82.12.34
Espace Naturel Régional
- Maison du Parc "le grand Vannage" - BP24, 62 510 ARQUES
- 30, av. Foch - 62 930 WIMEREUX


Image retirée.21.32.13.74
Parc Ornithologique du Marquenterre
St Quentin en Tourmont - 80 120 RUE
Image retirée.22.25.03.06
Parc Naturel Régional d'Armorique
Ménez-Meur - BP35 Hanvec - 29 460 DAOULAS
Image retirée.98.21.90.69
Centre d'Initiation à la Nature de l'Au
rue des étangs - 68 300 St LOUIS
Image retirée.89.69.08.47
PNR des Vosges du Nord
Maison du Parc - BP 24 .. 67 290 La PETITE PIERRE
Image retirée.88.70.46.55
Association des Amis de l'Île de la Platière
Mairie - 38 550 SABLONS
Image retirée.74.84.35.01
Conservatoire des Sites Alsaciens
Ecomusée - 68 190 UNGERSHEIM
Image retirée.89.48.02.42
Fédération des Chasseurs des Landes
151, av. Clémenceau - BP172, 40 104 DAX cedex
Image retirée.58.90.18.69
Société d'Etude, de Protection et d'Aménagement de la Nature du Sud-Ouest
RN des marais de Bruges -
"Le Baron" - 33 520 BRUGES
Image retirée.56.91.33.65
Fondation de Beauguillot
50 480 STE MARIE DU MONT
Image retirée.33.71.56.99
Royal Society for the Protection of Birds
The Lodge - SANDY SG19, 2DL - Bedfordshire (UK)
Image retirée.19.33.767.680551
Fédération de Défense de l'Environnement du Jura
42, saint Désiré - 39 000 LONS LE SAUNIER
Image retirée.84.24.11.43


3.10.3 - PROCEDURES REGLEMENTAIRES ET STATUT DE PROTECTION DE L'ESPACE

Ces procédures réglementaires ne peuvent être évincées. Dans le cas des Sites Inscrits et des Sites Classés, l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), la Commission Départementale des Sites, le Ministère de l'Environnement ou le Préfet, peuvent être amenés à donner un avis simple (valeur consultative) ou conforme (valeur décisive) afin de valider ou non le projet.

Etude de cas n° 10


Localisation : RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE du MARAIS du ROTHMOOS
Wittelsheim (Haut-Rhin)

Structure : Aérienne, fermée
Capacité: 4
Coût TTC : 4 000 F + 455h de main d'oeuvre (bénévoles)Année de réalisation : 1988
Particularités :
non démontable, non modulable,
Milieu: zone humide (lisière de forêt)


Objectif de l'aménagement :

montrer les oiseaux du marais aux gens intéressés en créant une base d'observation confortable
 

Photo 23 : Situation du mirador dans son milieu : les conditions difficiles d'observation (roselière dense rendant impossible l'observation des espèces situées sur les zones d'eau libre situées en arrière) ont déterminé le choix d'une structure haute permettant d'obtenir une vision générale du site ; la structure a donc été placée en lisière du bois plutôt que dans le marais afin d'assurer son intégration paysagère - RNV du Marais du Rothmoos (Conservatoire des Sites Alsaciens) - cliché : Conservatoire des Sites Alsaciens


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Longueur : 2,20mHauteur totale : 8m
Largeur : 1,90mHauteur par rapport au sol : 6m
Surface utile:  4,18m2 


Matériaux

Support : pilotis (EDF) sur plots bétonToiture : bois de récupération + carton bitumé
Parois : bois de récupération + carton bituméPlancher : bois de récupération
Traitements spéciaux : néant pour les bois intérieurs; immersion dans l'huile de vidange des bois extérieurs

   

Aménagements intérieurs

Bancs fixes disposés sur toute la longueur des parois d'observation ; le banc coulisse par rapport à la face avant, donc espace réglable pour les jambes Accoudoirs d'observation disposés uniquement sous les 3 fenêtres d'observation à la jumelle
4 Fenêtres dont 2 étanches, disposées sur la façade avant de l'observatoire

Entretien

Nature : réfection pour cause de dégradations, traitements, étanchéité, divers
Périodicité : 1 fois/3 ans
Coût : 1000 F

Particularités

Modalités d'utilisation : libre accès toute l'année
Utilisation : 1000 visiteurs/an

BILAN

Points forts : faible coût (matériaux de récupération) ; vue; intégration; qualité
Points faibles : proximité/zone centrale du marais; dégradations dues au manque de surveillance
Modifications éventuelles à apporter : emplacement à revoir

La construction de l'observatoire a induit une surfréquentation du site, qui est la cause de nombreux dérangements liés à l'observatoire et à son accès. L'accès libre (visiteurs non accompagnés) est la raison principale des dérangements et des dégradations constatés.

Bien que la structure soit bien adaptée à l'observation des espèces auxquelles elle est destinée, l'emplacement de l'observatoire est mal adapté par rapport à la fragilité du site (trop proche de la zone centrale du marais). Ce phénomène est accru par la surfréquentation du site.

En revanche, l'observatoire, bien orienté par rapport au soleil, est d'un très bon rapport qualité/prix.

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurA. HurstelConservatoire des Sites Alsaciens ; Ecomusée ; 68 190 UNGERSHEIM - tel : 89.48.02.42
GestionnaireConservatoire des Sites Alsaciens
PropriétaireConservatoire des Sites Alsaciens
Maître d'oeuvreConservatoire des Sites Alsaciens
Maître d'ouvrageConservatoire des Sites Alsaciens

 

Etude de cas n° 11


Localisation : RESERVE DE CHASSE de ST MARTIN de SEIGNANX
St Martin de Seignanx (Landes)

Structure : Aérienne,  partiellement fermée
Capacité: 10-12
Coût TTC : 80 000 FAnnée de réalisation : 1988/89
Particularités :
non démontable, non modulable,
Milieu : en bordure de zone humide


Objectifs de l'aménagement :

accueillir le grand public sur la réserve de chasse de St Martin de Seignanx

Photo 26 : Vue d'ensemble du mirador - RNC de St Martin de Seignanx (Fédération des Chasseurs des Landes) - cliché : Fédération des Chasseurs des Landes


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Configuration en un bloc surélevé, avec escalier accès extérieur
Longueur : 4.60mHauteur totale : 7m
Largeur : 4,60mHauteur par rapport au sol : 5 m
Surface utile: 20m2 


Matériaux

Support : plots béton arméToiture : bois & tôle ondulée (+ gouttière côté escalier)
Sol : plancher bois (pin maritime)Charpente : pin maritime; montants en IROKO
Façades : pin maritimeTraitements spéciaux: sels de chrome


Aménagements intérieurs

Ni bancs, ni accoudoirs, ni fenêtres (absence de voliges à partir de la mi-hauteur)

Entretien

Nature : peinture & sécurité

Coût : estimé à 8000 F

Particularités

Modalités d'utilisation : accès libre toute l'année

Utilisation : 12 000 visiteurs/an

BILAN

Points forts : fonctionnel

Points faibles : l'observatoire sera trop petit si la fréquentation augmente

Modifications éventuelles à apporter : réaliser une structure un peu plus spacieuse

L'observatoire est bien adapté au site, aux espèces et aux visiteurs qui l'utilisent. Sa conception a nécessité l'assistance d'un architecte.

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurFédération des Chasseurs des Landes; 151, av. Clémenceau ; BP 172 ; 40 104 DAX cedex
GestionnaireFédération des Chasseurs des Landes - tel : 58.90.18.69
PropriétaireFédération des Chasseurs des Landes
Maître d'oeuvreClaude Labat (architecte)
Maître d'ouvrageFédération des Chasseurs des Landes

 

Etude de cas n° 12


Localisation : RESERVE NATURELLE DE MOEZE : PALISSADE
(Charente-Maritime)

Structure : Palissade d'observation (au sol ; ouverte)
Capacité: 10-15
Coût TTC : 17 356 F, MO comprise (régie)Année de réalisation : 1991
Particularités :
non démontable, non modulable, 
localisation: sur digue littorale, en bord de vasière et pré salé


Objectifs de l'aménagement :

observatoire dit "à la mer" permettant l'observation du pré salé, ainsi que l'approche du milieu marin et du phénomène des marées, à l'attention d'un public en visite guidée

Démarche : 

les aménagements d'ouverture de la réserve naturelle au public ont été planifiés et intégrés au Plan de Gestion

 

Photo 28 : Vue d'ensemble de la palissade à la mer: implantée à mi-pente de la digue à la mer, son sommet dépasse peu de la ligne d'horizon afin de ne pas représenter une gêne visuelle dans ce paysage très ouvert de marais littoraux - RN des Marais de Moëze (Ligue pour la Protection des Oiseaux) - cliché: P. Delaporte, LPO


CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Configuration de la structure ; Dimensions

Longueur : 8 mHauteur totale : 1,90 m
Largeur: 1 ,50 mSurface utile : 12 m2

 

Matériaux

Support : cadre bois sur traverses bétonnéesAccoudoirs : lisses en pin
Plancher : pinParoi : voliges en pin
Traitements spéciaux : bois traité aux sels hydrosolubles en autoclave


Aménagements intérieurs

Accoudoirs d'observation : lisses bois (angles dégauchis) sous chaque meurtrière
Fenêtres :
               - meurtrières, 100x800mm, position variable selon gradient de pente

               - hauteur/sol: de 1,70m (adulte max.) à 1,40m (enfant min.)

Estrade mobile individuelle (nb : 2)

Entretien

Nature : revêtement extérieur (Sadolin extérieur)

Périodicité : 1 fois/2 ans

Coût : 1000 F

Utilisation

Modalités d'utilisation : visites guidées/accompagnées

Utilisation : minimum pour l'instant (sentier accès en cours d'aménagement)

BILAN

Points forts : faible coût, réalisation simple

Points faibles : structure trop fragile (conditions météo très difficiles: vent..)

Modifications éventuelles à apporter : construction de la façade en clins travaillés plutôt qu'en voliges; sur des sites plus sensibles, ou pour favoriser une observation plus rapprochée, réaliser un écran de protection (en voliges, brande, ou écran végétal) en arrière de la palissade de façon à limiter les effets de silhouettes.

Le traitement du bois au "Sadolin extérieur" est peu adapté aux conditions météorologiques extrêmes du site d'implantation (durée de vie : 3 ans max.) et devrait être remplacé par du Carbonyle utilisé par immersion des bois (durée de vie ~ 10 ans) et non par lazure (durée de vie ~ 2 ans). L'utilisation de lisses de bois en guise d'accoudoirs permet de limiter les salissures dues aux oiseaux qui s'y posent.

Malgré sa fragilité, l'observatoire est bien adapté au site d'implantation, s'intègre bien dans le paysage et n'est pas source de dérangements. Il est également d'un bon rapport qualité/prix compte tenu du lieu et des modalités d'utilisation.

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
InformateurP. DelaporteLPO ; La Corderie Royale 17 305 Rochefort/Mer cedex - tel : 46.82.12.55
GestionnaireLigue pour la Protectîon des Oiseaux
PropriétaireLigue pour la Protection des Oiseaux & Conservatoire de l'Espace Littoral
Maître d'oeuvre
Maître d'oeuvreLigue pour la Protectîon des Oiseaux
Maître d'ouvrageConservatoire de l'Espace Littoral ; Ministère

 

Parc ornithologique du Marquenterre

schémas de principe des observatoires

Réserve de chasse de Saint Martin de Seignanx

plans de l'observatoire

 


  

 

Réserve de chasse du lac du Drennec

plans de l'observatoire

 

  

 

 

Réserve naturelle de Beauguillot

plans de l'observatoire

 

 

 

Réserve naturelle de l'Ile de la Platière

plans de l'observatoire

 


 

Réserve naturelle de la Petite Camargue Alsacienne

plans de l'observatoire

 

 

Réserve naturelle des Marais de Moëze

plans de la palissade d'observation

 

Réserve naturelle du platier d'Oye

plans de l'observatoire


 

  

 

Réserve naturelle volontaire de l'Etang de Baerenthal

plans de l'observatoire - plan de masse - description sommaire

 

 

Réserve naturelle volontaire du Marais du ROTHMOOS

plans de l'observatoire

 

 

Réserve naturelle volontaire du Romelaere

plans de l'observatoire

 

 

Réseve naturelle des Marais d'Yves

plans de l'observatoire